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MUSÉE

Le Musée contient les objets suivants :

Les vieux instruments hors d'usage. Ils consistaient , en 1832, en soixante-seize pièces, parmi lesquelles on distingue surtout les instruments asiatiques, remarquables par leur rareté et leur beau travail. Ils sont rangés par ordre d'instruments, à cordes, à touches et à vent, et annotés avec les renseignements nécessaires.

La collection des autographes contient deux cents manuscrits environ des compositeurs les plus célèbres.

La collection des portraits des personnes les plus distinguées dans la musique et les sciences musicales. Le nombre des portraits lithographies ou gravés sur cuivre s'élevait, à l'époque que nous avons indiquée, à six cent quarante. On a aussi des portraits des différentes périodes de la vie des hommes les plus célèbres, tels que Mozart, Beethoven, etc. En outre , soixante-deux portraits à l'huile ornent les portiques du Conservatoire, et plusieurs bustes en plâtre et des médaillons sont conservés et gardés avec soin.

La collection des chansons populaires, qui est très riche et très instructive, a été recueillie et arrangée par ordre de provinces, ce qui en facilite beaucoup l'examen.

Ces collections, que tout le monde peut voir et qui ne sont pas seulement à la disposition des membres de la société, mais aussi de plusieurs artistes et savants connus, s'augmentent chaque jour. *

MUSETTA = MUSETTE, s. /'. — Instrument qui, dans son état grossier, s'appelle cornemuse. Il est composé d'un ou -deux tuyaux percés de trous qu'on bouche avec les doigts ;

* Revue mus.

d'un tuyau plus grand , qui ne rend qu'un son et qu'on appelle bourdon; d'une espèce d'outre en peau de mouton qui contient le vent et qui le communique aux chalumeaux ; enfin d'un petit tuyau qui sert à introduire le vent dans l'outre. Cet instrument a été fort en usage en France vers le milieu du xvnr siècle.

Musette est aussi le nom d'un air pastoral qui tire sa dénomination de l'instrument sur lequel on le jouait. Il était ordinairement en mesure à 6|8, d'un mouvement assez lent, avec une basse en pédale soutenue. Cette espèce d'air n'est plus guère en usage.

MUSICA = MUSIQUE, s. f. — Ce mot, dérivé du grec selon quelques uns , selon d'autres du mot muse , n'a pas été encore défini d'une manière satisfaisante. Rousseau et la plus grande partie des auteurs qui ont écrit sur ce sujet, disent que la musique est l'art de combiner les sons d'une manière agréable à V oreille. Une telle définition enlève à la musique une partie de ses plus ravissants moyens d'effet, les dissonances. Kant et ses partisans la définissent : Y art d'exprimer une agréable succession de sentiments par {es sons; mais la musique nexprime pas toujours une succession agréable de sons. Mosel la définît mieux , en disant qu'elle est l'art d'exprimer des sentiments déterminés par des sons bien coordonnés. *

* M. de Alontlausier a dit : La musique est la parole de lame sensible comme la parole est le langaye de l'ame intellectuelle.

M. J. d'Ortigue définit ainsi la musique : La musique est un langage donné à V homme pour exprimer, au moyen de la succession et de la combinaison des sons, certains ordres d'idées, de sentiments et de sensations que la parole ne saurait rendre complètement.

Berlioz la définit : Lart d émouvoir , par des sons, les hommes intelligents et doués d'une organisation spéciale comme auxiliaire de lu parole.

Fétii déûnit la mu>i<|ue : L'art d'émouvoir par la combinaison t/ev *o/tï. .V du Trad.

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