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nie des sphères) , hutnana, artificialis, anliqua, moderna, contemplativa , spécula tiv a, theoretica , didactica, geo~ rnetrica, arithmetica, historica, activa vei practica, coiorata, poetica, meiopoetica , enuntiativa, narrativa, signât or ia,moduiatoria, combinatoria, choraiis vet plana, rhythmica , meixsuraiis vei figuratis, rnetrica, recitativ a, harmonica, meiodica , diatonica , chromatica , enharmonica , ecciesïastica , drammatica , theatratis , scenica, choraica, hypocrematica , mimica vet muta , vocalis, istrumentatis, symphonialis, organica , mixta, conjuncta, metaboiica, ficta, frigdorica, pathetica, tragica, occidentaria, rhetorica, iitteraria, sphigmatica , ethica , poiitica, monarchica , aristocratica , democratica , œconomica , metaphysica , hierarchica , archetypa, prodigiosa. Chose prodigieuse, en effet ! malgré cette innombrable quantité de noms, la musique antique était la même pour Téglise, la chambre, le théâtre et la salle de bal. L'abus des triades mineures surtout, qui était alors de mode, comme le sont les cadences mineures , si rebattues de nos jours, faisait que la musique manquait de vie et de rhythme, et que, privée de périodologie , elle était sans agrément et sans mélodie. On peut présumer quel était le caractère de la musique qui servait autrefois à la danse, d'après une anecdote rapportée par Hawkins, où il raconte que le roi François aimait beaucoup, aux fêtes de sa cour, danser sur un certain air de psaume , dont je ne me rappelle pas le numéro. La raison d'un tel usage gît dans des circonstances relatives aux innovations introduites à cette époque dans la musique. L'harmonie était nouvellement découverte, et le chant à plusieurs voix, inconnu jusque là, produisit un effet magique. Au lieu des airs monotones des moines que l'on retrouvait partout auparavant, les compositeurs de ce temps iirent adopter l'usage d'une nouvelle musique, dans la composition de laquelle ils négligèrent entièrement la séniio-
tique et l'orthographe musicales, en vertu de la source inépuisable de combinaisons que leur fournissait la découverte de l'harmonie. Leurs Temps, en 1480, étaient au nombre de quatre-vingts. Rolland Lasso les réduisit plus tard à deux: pair et impair.
Mais si la musique antique était limitée dans ses caractères propres, elle avait des divisions à l'infini, relativement à ses applications. Il ne nous est resté d'une telle confusion que les trois divisions suivantes : musique d'église, de chambre et de théâtre, dénominations défectueuses en ce qu'elles ont été prises des circonstances locales et non de la nature des choses.
La meilleure manière de diviser la musique me semble être celle-ci :
I. Musique théorique (science musicale) ; elle considère les sons :
A. Dans leur nature: l°sous le point de vue physique ( acoustique ) ; 2° sous le point de vue mathématique (science canonique).
B. Dans leurs rapports avec les différentes parties de l'art musical : 1° la théorie de la composition; 2° la théorie du chant et du son ; 3° la théorie du mécanisme des instruments de musique. *
II. Musique pratique, qui comprend : 1° l'art de la composition ; 2° l'art de l'exécution ; et 3° l'art de la fabrication des instruments de musique.
Relativement au caractère , voici de quelle manière on divise actuellement la musique : 1° musique sublime, grave (séria), ou pathétique , propre aux sentiments élevés , sublimes, terribles; 2° musique de mezzo carattere (de caractère mixte), ou tempérée, convenable aux sentiments doux et paisibles ; 3° musique comique ou vouffe, plus populaire et plus facile que noble, plus gaie que spirituelle; elle embrasse en général tout ce qui tient du comique et de la caricature.
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Il est nécessaire d'établir dans la musique une autre espèce de division, qui distingue la musique vocale de la musique instrumentale, que les anciens Grecs distinguaient par les mots psxoç et pe^os Ktâi xoyoç.
Nous consignons ci-dessous, par ordre alphabétique, plusieurs termes de musique consacrés par l'usage :
Musique chorale (musica corale). — (V. Canto cor aie 9 musica figurata).
Musique de bat (musica da ballo). — Nom général que l'on donne à cette espèce de musique destinée à animer les pas et les mouvements du danseur. La musique de bal est divisée en musique de danse de société et de danse de théâtre qui ont chacune leur caractère propre ; les airs de la première se nomment contredanses", etc. ; ceux de la seconde, ballets, et servent aux pantomimes. Nous avons parlé de cette dernière à l'article Ballet , et des autres airs de danses dans différents articles séparés.
Musique de chambre (musica da caméra) . — La musique de chambre proprement dite, est celle que l'on exécute dans les cours, aux fêtes de famille des princes. Autrefois on admettait à entendre cette sorte de musique , non seulement les personnes attachées à la cour, mais encore les étrangers. A présent ces exécutions sont nommées concerts de cour, et par les expressions musique de chambre on entend les morceaux destinés à être exécutés dans une salle de concert, tels que les symphonies, les concertos, les quatuors, les sonates , les airs détachés, les nocturnes, les fantaisies , les canons, les variations , les solos pour divers instruments, etc.
Musique d'église (musica da chiesa). — Les messes, les graduels, les antiennes, les offertoires, les psaumes, les motets , etc. , et même certains oratorios , composent ce que l'on appelle la musique sacrée ou d'église. Elle est destinée à manifester l'admiration et à célébrer les
louanges dues à la sagesse, à la toute puissance et à la bonté <le Dieu.
La musique d'église n'a la physionomie qui lui est propre qu'aux conditions suivantes : 1° il faut que le chant y domine et soit toujours simple, grave et dépouillé de tout ornement frivole; comme le caractère , triste ou gai, en doit toujours être noble, on aura soin d'éviter dans cette sorte de composition les figures propres à la musique de danse. T L'harmonie en doit être combinée de manière à produire des effets nobles, solennels, sublimes; les transitions y seront rapides et propres à imprimer la surprise ; les digressions fortes ne pourront avoir lieu que dans le cas où les contrastes frappants se trouveraient dans le texte, et alors elles devront être empreintes d'une vigueur correspondante. Le style lié est celui qui convienne mieux à la musique sacrée, par le double caractère de variété et de gravité dont il est marqué ; il doit donc y régner de préférence. Les chœurs et les morceaux à plusieurs voix seront d'un eifet d'autant plus agréable qu'on y aura mieux traité le contrepoint dont la fugue forme la partie la plus intéressante (Voy. Fuga). 3° Le chant doit être simple, dépourvu de passages difficiles et recherchés ainsi que d'inutiles ornements. 4° L'instrumentation doit être assortie au caractère de la musique qu'elle est destinée à accompagner; ainsi elle sera brillante lorsqu'elle exprimera la joie, bien que toujours sérieuse, moins vive lorsqu'elle peindra la tristesse.
Essayons maintenant d'établir un parallèle entre la musique d'église et la musique de théâtre : 1° le sujet de la première est générai , puisqu'elle exprime les sentiments de la multitude réunie dans le temple, tandis que celui de la seconde est relatif aux sentiments particuliers qui font le sujet d'une scène. 2° L'objtt de la musique sacrée porte le caractère de l'infini, c'est la divinité elle-même; celui de la musique de théâtre est l'homme selon ses qualités et ses actions.
y Lehut delà musique sacrée est de concentrer tous les sentiments des fidèles en un seul, la piété ; aussi les mouvements lents, la musique artificielle et tout ce qui peut porter à la méditation, en forment la base ; la musique profane , au contraire, a pour but de produire une variété de sentiments qui lui permet de traiter avec plus de liberté les mélodies et les rhythmes.
Musique des sphères ou Harmonie des sphères (musica délie sfere o armonia délie sfere). — L'antique école pytagorique enseignait que les corps célestes avaient la propriété de produire entre eux une sorte d'harmonie musicale; c'est d'après cela que les poètes de nos jours se servent encore de cette expression quand ils veulent parler de l'ordre et de l'harmonie qui régnent dans l'univers.
Musique d'harmonie (musica d'armonia). — (Voy. Musica istrumenlate).
Musica ficta. — (Voy. Fa fictum). Tinctor explique ainsi cette expression : Ficta musica est cantus propter regularem manus traditionem œditus.
Musique figurée (musica figurata). — La musique figurée est composée de notes différentes les unes des autres par leur valeur et leur mouvement , au lieu que la musique chorale procède par notes de valeurs homogènes.
La musique figurée fut inventée dans le siècle de Guido (Voy. l'art. Note). Auparavant on observait les syllabes longues et brèves, et la longue durait dans le chant deux fois le temps que durait la brève. Par suite de l'invention des valeurs différentes, la musique secoua le joug de la poésie et de la prosodie, et devint un art indépendant, propre à exprimer les sentiments de l'ame.
Musique instrumentale ( musica istrumentale ). — On appelle ainsi les compositions musicales destinées à être exécutées par des instruments de musique, quels qu'ils soient ; on appelle ordinairement musique d'harmonie
celle qui doit être jouée par des instruments à vent , tels que hautbois , clarinettes , bassons et cors.
Musique militaire (musica militare). — Le but principal de la musique militaire est d'exciter l'héroïsme du guerrier.
Sa perfection consiste à être : 1° populaire, parce qu'elle est destinée particulièrement à des oreilles peu musicales ; 2° solennelle, et pour cela elle demande des instruments à vent ou de percussion dont le son soit fort et éclatant ; y marquée par un rhythme fortement accentué; /^composée dans des tons hrillans, tels que mi, mi ]p9 do, ré, etc.
Musique nationale (musica nazionale). — On qualifie ainsi la musique propre aux différentes nations ; chacune a des caractères qui la distinguent de celles des autres nations (Voy. les art. Cantoet Canzone). A l'article Scoia ( école ) nous parlerons particulièrement de ce qui distingue et caractérise la musique française, la musique italienne et la musique allemande.
Musique organique (musica organica)» — Signifiait autrefois musique instrumentale.
Musique théâtrale (musica teatrale ). — Elle comprend les opéras et les oratorios, ainsi que les différentes parties qui les composent , telles que les ouvertures , les récitatifs, les airs, les duos, les trios, les quatuors , etc.
Musique vocale (musica vocale). — C'est celle à laquelle sont appliquées les paroles que l'on prononce en chantant , ce qui constitue la différence qui existe entre cette musique et la musique instrumentale. Et c'est en raison d'une telle différence, que les Grecs distinguaient la musique vocale par les expressions psxoç v.&i xoyoç (chant et parole) , comme nous l'avons déjà dit en parlant de la musique pratique.
L'auteur qui compose de la musique vocale ne peut pas, comme le compositeur de musique instrumentale, s'abandonner aux élans de son imagination créatrice; il doit en subordonner la vivacité à la poésie qui sert de base à sa com- Tomk il 7
position , et, en outre, posséder parfaitement la langue dans laquelle est écrite cette poésie, en connaître la prosodie, la déclamation, afin qu'instruit de la nature des sentiments et des moyens par lesquels ils sont exprimés, il soit mieux à même de choisir le ton, le rhythme,la mesure et l'accompagnement convenable à l'expression de ces sentiments. Il doit faire attention à ne pas répéter ou transposer inutilement les paroles avant que la période soit terminée, à moins qu'une raison impérieuse ne l'exige.
MUSICA A COLPI DI CANONE = MUSIQUE A COUPS DE CANON. * — L'emploi du canon, canonnant en musique, date de 1788.
Ce fut un Italien qui, le premier, tenta cette innovation. C'est le célèbre Sartiqui réclame l'honneur des concerts pyrotechniques. Appelé, en 1784, à Saint-Pétersbourg, en qualité de maître de chapelle, il y organisa un orchestre formidable pour donner à son bénéfice un grand concert spirituel. IVIais ce fut surtout en 1788, lors de la fête célébrée pour la prise d'Okzakow qu'il dépassa tout ce qu'on avait entendu dans la capitale du Nord. Il composa un grand Te Deum qui fut exécuté dans le château impérial par une nombreuse réunion de chanteurs et d'instrumentistes, auxquels se joignit un orchestre de cors russes. Pour augmenter l'effet de cette musique grandiose, Sarti fit placer dans la cour du château des canons de différents calibres, dont les coups, tirés en mesure à des intervalles donnés, formaient la basse de certains morceaux.
Cette musique étrange, on le pense bien, fit du bruit et trouva de l'écho en Allemagne, où Charles Stamitz, célèbre par son talent sur l'alto et la viole d'amour, exécuta, à Nurenberg, une grande musique vocale et instrumentale de sa
* Ajouté par le Traducteur.