OST
ORGANO PNEUMATICO = ORGUE PNEUMATIQUE.
— (Du grec mevun, esprit, souffle). C'est celui où le son est produit par le vent. Voyez cependant l'article orgue , où l'on parle de la division défectueuse de l'orgue en orgue pneumatique et en orgue hydraulique.
ORGANO UDITORIO=ORGANE DE L'OUIE. — (V. Udito).
ORGANUM. — (Voy. Organo).
ORGANUMPORTATILE = ORGUE PORTATIF.— (V. Ovganino).
ORGIA, ORIFIGA, ou TRITERI A = ORGIES, s. f. p. — • Fêtes en l'honneur de Bacchus. Avant que ces fêtes, célébrées par les anciens Grecs tous les trois ans , tussent profanées par toute sorte d'obscénités, le chant, accompagné de la lyre et de la flûte , y figurait comme une des parties essentielles de la fête.
ORIGINALE = ORIGINAL, adj. —(Voy. l'article suivant).
ORIGINALITA m* ORIGINALITÉ, s. f. — L'originalité dans les œuvres d'art, c'est-à-dire , la nouveauté d'idées, de leur enchaînement, ainsi que la forme nouvelle de les agencer et de les exposer, sont basées sur la force créatrice du génie.
On appelle aussi composition originale , celle qui est écrite ou dictée par un compositeur original.
ORNAMENTI = ORNEMENTS, AGRÉMENTS. — (V. Abbetlimenti).
ORPHEOREON. — Instrument de la famille des luths , armé de huit cordes de métal. Il n'est plus en usage.
ORPHICA. — Instrument à clavier inventé par M. Rœllig. Les touches ont si peu de largeur que cet instrument ne peut être joué que par des mains d'enfant.
OSSEA TIBIA. — Instrument à vent très ancien, fait d'os de grue ou d'autres animaux, et dont la forme tordue ressemblait à celle de notre cornet. Cet instrument avait quelques trous au moyen desquels on produisait les sons.
OSTINATO = OBSTINÉ , adj. On appelle basse obstinée
ou contrainte , celle où une certaine formule ou figure de
notes se répète sans cesse et domine pendant un certain
temps.
OTTACORDO = OCTACORDE , s. m. — Division par
octaves réunies, c'est-à-dire division où le dernier son de la
première octave constitue le premier son de l'octave suivante.
La raison de la préférence de cette division, au système
tétracordal , consiste principalement en ce qu'elle est plus
complète , plus commode et plus conforme à la nature. En
effet, 1° les rapports de 1 octave et de ses subdivisions se
trouvent , ainsi que nous l'apprend le monocorde , dans la
nature de tous les corps sonores , tandis que la division par
tétracordes est un système arbitraire et accidentel; 2° la
gamme diatonique avec l'octave donne un intervalle plus
naturel dans le rapport représenté par 1:2, que dans les
successions dérivées peu à peu des tétracordes conjoints, si ,
do, ré, mi, fa, sol, ia, ou suivant le système complet
de Pythagore,
Tétracorde.
Si, do, ré, mi, fa, sol, la, sip, do, ré, mi, fa, sol, la,
dans lequel se trouvent plusieurs sons complémentaires qui ont été redoublés à cause des tétracordes. Notre octave se compose aussi de deux tétracordes, mais chacun de ses sons est indépendant; 3° les sons ne se suivent pas par sauts, mais dans un ordre direct et immédiat. Les anciens Grecs connurent bientôt les inconvénients de leur système tétracordal , et adoptèrent au lieu de celui-ci le pentacorde. Les Grecs , il n'y a pas de doute , ne devaient pas ignorer que tous les sons possibles de la musique se trouvent dans l'octave ; aussi on ne conçoit pas comment on n'en a pas fait usage pendant tant de siècles. Dans le moyen-âge on changea le pentacorde en exacorde ; enfin , vers le
milieu du xviB siècle, on commença à diviser les sons par octaves; division qui probablement ne sera plus sujette à ; ucun changement , attendu qu'elle est fondée sur la nature.
OCTAVA = OCTAVE, s. f. —Intervalle de huit degrés diatoniques qui , ainsi que nous l'avons dit à l'article Consonnance, manifeste le plus haut degré des qualités consonnantes, et qu'on pratique dans notre système tempéré avec sa perfection primitive. Selon la disposition du système moderne l'octave constitue les limites dans lesquelles se trouvent renfermés tous les sons essentiellement différents entre eux; car les sons qui dépassent les limites de l'octave ne sont que des répétitions de ceux qui sont contenus dans l'octave et que l'on redouble, ou que l'on triple , etc. Dans le système moderne , ou compte la première octave, c'est-à-dire la plus grave, à partir du do de basse, au dessous des lignes, jusqu'au do du second espace.
Dans l'harmonie, l'octave diminuée est considérée comme note de passage (fig. 114 , a) ; et comme toutes les modifications des intervalles sont renfermées dans les limites de l'octave, ainsi que nous venons de le faire observer, l'octave augmentée ne peut pas avoir lieu, et l'intervalle représenté dans l'exemple de la fig. 124, #, et qui semble une octave augmentée, n'est autre qu'un unisson augmenté à Foctave de sa note fondamentale.
Le mot ottava ou octave signifie en outre : 1° que tel ou tel passage doit être exécuté à l'octave supérieure quoiqu'il soit écrit pour une plus grande commodité à l'octave inférieure; ce qu'on indique par une ligne qui se prolonge du mot ottava ou 8va, jusqu'au mot ioco (en place), lequel annonce que l'exécution doit reprendre là sa position naturelle ; 2° les cérémonies religieuses qui , dans l'église romaine, se rapportent à une fête principale , comme l'octave de Pâques; 3° un jeu d'orgue qui sonne l'octave du principal (Voy. Organo).
OTTAVE E QUINTE PROIBITE^ OCTAVES ET QUINTES
PROHIBÉES. — La grammaire musicale défend la succession immédiate de deux octaves et de deux quintes par mouvement direct (Voy. fig. 115) ; cependant, dans une composition à quatre parties, elle permet deux quintes successives par mouvement contraire ; mais elle ne permet deux octaves par mouvement contraire que dans les morceaux à cinq parties ou à plus de cinq; il faut, en outre, comme on sait, que ces octaves se trouvent entre les voix intermédiaires, ou tout au plus entre une voix extérieure et une autre intermédiaire. Les compositeurs d'aujourd'hui ne se font pas faute de placer les quintes , les octaves par un mouvement contraire dans les voix extérieures, et même de faire suivre d'une quinte naturelle une quinte diminuée.
On défend les deux octaves par mouvement direct , parce qu'elles ne produisent aucun effet; on défend les quintes parce qu'elles font un très mauvais effet.
Il y a en outre des octaves et des quintes qu'on appelle couvertes; on les reconnaît plus aisément lorsque , dans la progression d'un intervalle , procédant par mouvement direct à l'octave ou à la quinte, on remplit l'espace de l'intervalle par de petites notes sans queue (fig. 116). A deux parties , ou dans les deux voix extérieures des compositions à trois ou à quatre parties , on permet les octaves et les quintes couvertes dont la voix supérieure monte ou descend d'une seconde, et la voix fondamentale d'une quarte ou d'une quinte. L'usage de toutes les autres n'est permis qu'entre les voix intermédiaires ou entre une voix extérieure et une voix intermédiaire.
La plupart des auteurs emploient aussi habituellement la progression d'une quinte diminuée après une quinte naturelle, mais ils ne font jamais usage d'une quinte naturelle après une quinte diminuée. Toutefois cette règle, ainsi que nous l'avons dit, n'est pas toujours observée par tous les compositeurs.
15/i OTT
OTTAVINO = OCTAVIN, s. m. - Espèce d'épinette de peu d'étendue et qu'on accorde à une octave plus aiguë.
On donne aussi le nom d'octavin (en italien ottavino , flautino) à la petite flûte qui sonne l'octave de la flûte ordinaire. (Voy. Flautino).
OTTENTOT m HOTTENTOTS (musique chez les). — Les Hottentots qui habitent l'intérieur de F Afrique, comme presque tous les peuples sauvages, ont une musique et des danses auxquelles ils se livrent de préférence pendant la nuit , attendu qu'elle est plus fraîche et qu'elle semble inviter aux plaisirs.
Dans leurs danses les Hottentots, en se tenant par la main, composent une chaîne plus ou moins longue à proportion du nombre des danseurs et des danseuses , placés toujours avec beaucoup d'ordre. La chaîne étant formée, les danseurs se mettent en mouvement, tournent de côté et d'autre, se quittent de temps en temps, sans cependant rompre la chaîne, pour marquer la mesure en frappant dans leurs mains, et leurs voix, s'unissant aux sons des instruments, répètent continuellement : hoo! hool ce qui forme une espèce de refrain général. Les Hottentots terminent ordinairement ces divertissements par une danse générale , où la chaîne se rompt et où chacun danse pêle-mêle et s'abandonne à la plus grande joie.
Les principaux instruments des Hottentots sont :
Le rabuchin , qui est une planche triangulaire , sur laquelle on attache trois cordes de boyaux soutenues par un chevalet , et tendues à volonté au moyen de chevilles.
Le rampeiot , instrument le plus bruyant des Hottentots , est formé d'un tronc d'arbre creux , d'environ deux ou trois pieds de hauteur. A F une de ses extrémités se trouve une peau de mouton bien arrangée et bien tendue , et que l'on frappe avec un bâton ou avec les poings.
Le gorah , instrument très curieux et très ancien. C'est une longue baguette avec une corde de boyaux de chat ,