‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 232 sur 364 · OUV · texte numérisé non relu

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tendue d'un bout à l'autre , de manière à la courber légèrement, à peu près comme l'archet du violon. Au bas de la corde est attaché un tuyau de plume d'autruche , d'environ un pouce et demi de long, qui réunit le bout de la corde à la baguette. Ce tuyau se place entre les lèvres, et on le fait vibrer en aspirant et respirant fortement ; cette manière de produire le son pourrait faire ranger cet instrument dans la classe des trompettes ou du cor; cependant, lorsqu'il est joué avec soin , le son ùugorah approche de celui du violon.

Un Hottentot passe quelquefois des heures entières à jouer sur le gorah avec une satisfaction toujours croissante , qui est partagée par ses amis, lesquels, rangés autour de lui, l' écoutent sans se lasser. Les airs vifs et gais sont le plus appropriés au caractère des Hottentots.

OTTO PIEDI= HUIT PIEDS. — (Voy. Piede).

OUVERTURE, s. f. —Pièce de musique instrumentale qui sert de début aux opéras , aux ballets , au cantates , et qu'on appelle en Italie Sinfonia.

Plusieurs musiciens sont d'avis que l'ouverture doit être une espèce d'extrait, une analyse fidèle de l'opéra , etc. , en représentant d'avance un tableau des événements et des actions qui doivent se succéder dans la pièce. Rousseau, Yriarte, * Castil-Baze et plusieurs autres disent que ces

* Otros in ella resumir intentan Los pasages diversos Que se hallan en la Opéra dispersos; Diligencia puéril que en vano ostentan ; Porque la imitacion no causa agrado , Si antes non se conoce lo imitado.

El maestro solido y prudente

Que la atencion concilia del oyente

Y su animo dispone

Para la situacion que se propone

Quando empieza el dramatico diseur so.

(D. Thomas de Yriartjs, La Musica , p. 84.)

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imitations sont mesquines, et que ces images enigmatiques ne tendent qu'à montrer l'impuissance de l'art et le mauvais goût du compositeur; ils ajoutent ensuite, que l'ouverture la mieux entendue est celle qui dispose tellement les cœurs des spectateurs, qu'ils s'ouvrent sans effort à l'intérêt qu'on veut leur inspirer dès le commencement de la pièce , et que par conséquent cette ouverture doit se conformer au drame d'une manière générale.

L'ouverture est d'origine française; Lulli est un des premiers qui lui a donné une forme déterminée. Jusque vers la moitié du siècle dernier l'ouverture commençait toujours par un morceau grave, qui était suivi par un allegro , communément fugué ; après quoi on répétait en finissant une partie du grave. De nos jours l'ouverture n'a pas de formes arrêtées; mais les auteurs qui la réduisent à une espèce d'introduction s'éloignent grandement de l'idée qu'on doit concevoir d'un morceau de ce genre ; il est vrai qu'en suivant ce procédé le compositeur s'en tire à peu de frais, mais il trompe l'attente des auditeurs, qui ne se trouvent pas suffisamment préparés à ce qu'ils vont entendre ; ce qui est encore pire , c'est de réduire l'ouverture à zéro et de se tirer d'affaire avec quelques misérables accords.

L'ouverture d'un opéra appartient entièrement à la musique instrumentale; il faut donc que le compositeur y déploie toute sa science. Outre les beautés du chant , les ouvertures demandent une facture savante , un dessin pur et vigoureux , une harmonie pleine, variée et riche d'effets.

OXYBAPHON MUSIREN. — (Voy. Acetabutum).

OXYPHONOS. — C'est ainsi qu'on appelait chez les anciens grecs celui qui possédait une voix aiguë.

OXYPYGNI. — (Voy. Sorti mobiles).

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