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PAL

P. — Cette lettre écrite ainsi (p), par abréviation signifie piano (doucement), et redoublée (pp) elle signifie pianissimo (très doucement); quelquefois on la trouve aussi triplée (ppp), elle indique alors ce qu'on appelle vulgairement en italien pianississimo , c'est-à-dire aussi doucement que possihie.

PADIGLIONE = PAVILLON, s. m. — Partie inférieure et évasée de certains instruments à vent, tels que le hautbois, la clarinette, la trompette et le cor.

PADIGLIONE CHINESE == PAVILLON CHINOIS. — Instrument de musique de percussion. C'est une espèce de chapeau de laiton, terminé en pointe et garni de plusieurs rangs de clochettes. Le pavillon chinois est fixé sur une tige de fer au moyen d'une coulisse. Celui qui veut en jouer le tient d'une main par cette tige , et lui donne un mouvement de rotation sur lui-même ; ou bien il le secoue fortement en cadence, de manière que toutes les clochettes frappent ensemble sur le Temps fort de la mesure.

Le pavillon chinois nous vient de la Chine. On l'emploie avec succès dans la musique militaire, et même dans les orchestres de grands théâtres.

PAEN. — (Voy. Pean).

PALALAIKA. — Guitare montée de deux cordes, très répandue parmi la basse classe du peuple en Russie.

PALAEOMAGADIS. — C'est le même instrument dont on parle à l'article Magadis.

PALMULA. — Nom latin de la touche dans les instruments à clavier.

PANARMONICO == PAN-HARMONICON, s. m. — Instrument inventé il y a quelques années par Jean Nep. Maelzel, à Vienne. Cet instrument, au moyen d'un double soufflet et d'un cylindre, mis en mouvement par un poids, imite assez naturellement une musique d'instruments à vent et de percussion.

PANAULON, s. m. — Flûte traversière qui descend jusqu'au sot du violon, imaginée par M. Trexler, à Vienne.

PANDORE, s. f. — Instrument à cordes dont le chevalet était oblique, et dont la forme avait quelque analogie avec celle du sistre. Les cordes se pinçaient avec une plume. Cet instrument est maintenant hors d'usage.

PANDURA , s. f. — Instrument dont on se sert dans le royaume de Naples. Il est peu différent de la mandoline, mais il est plus grand ; il est armé de huit cordes qui rendent une harmonie agréable et qu'on pince avec une plume.

PANDUR1NA, s. f. -~ Petite pandura, armée de quatre cordes et qui n'est plus en usage.

PAN-MÉLODICON, s. m. — Instrument inventé en 1810, par M. Leppich, à Vienne. Il consiste en un cylindre conique mû par une roue, qui met en vibration de petits morceaux de métal courbés à angles droits , lesquels sont touchés légèrement au moyen d'un clavier.

PANTALON , s. m. — Instrument à cordes du genre du tympanon, inventé par un musicien allemand nommé Pantaleon Hebenstreit, au commencement du xvur siècle. Cet instrument avait l'étendue du clavecin et était monté de deux rangs de cordes, les unes en métal, les autres en boyaux. Ses sons étaient majestueux, surtout dans la basse.

PARADIAZEUXIS. — En examinant le tableau des Tétracordes dans l'article Grecs anciens, on trouvera qu'entre les tétracordes synemcnon et diezeugmenon, il existe un

intervalle d'un ton, c'est-à-dire le do; cet intervalle était appelé par les Grecs Paradiazeuxis.

PARADOXUS. — Nom que l'on donnait au chanteur ou au joueur d'instrument qui remportait le prix dans les jeux olympiques.

PARAFONIA = PARAPHONIE. s. f. — (Voy. Greci antichi).

PARAFONISTA == PARAPHONISTE, s. m.— (Voy. Cantore).

PARAKELEUSTICON. — Chanson des anciens bateliers grecs.

PARAKOUTAKION. — Nom d'un chant alternatif de l'église grecque.

PARAMESE , PARAMETE. — Voy. le tableau des Tétracordes dans l'article Grecs anciens.

PARANZE , s. f. pi. — Nom italien que l'on donnait autrefois à ceux des élèves des conservatoires de Naples qui étaient employés à l'exécution de la musiquedonton retirait un salaire. Depuis la fondation de ces collèges, le nombre des élèves admis allant toujours croissant, on jugea à propos de mettre à profit leur travail. Les plus petits allaient servir la messe et assister aux enterrements des enfants. Ceux qui étaient un peu plus grands et les plus âgés étaient appelés Paranze.

PARI = PAIR, adj. — (Voy. Tempo).

PARODIA = PARODIE , s. f. — La parodie est un morceau de musique vocale auquel on adapte de nouvelles paroles , ou bien un morceau de musique instrumentale qu'on transforme en un air pour la voix en y mettant des paroles , ou en un autre morceau de musique instrumentale en y faisant des changements. Nous en avons un exemple dans la parodie faite par Crammer d'une sonate de Dussek.

Dans la musique composée sur de la poésie originale, le chant est fait pour les paroles : dans la parodie, au contraire,

les paroles sont faites pour le chant. Heureux encore lorsque l'auteur de la parodie se conforme au caractère du morceau de musique. C'était ainsi que Marmontel aidait souvent Grétry pour faire reparaître dans ses nouveaux opéras des airs qui appartenaient à d'autres compositions ou oubliées ou restées en portefeuille. Quinault rendait à Lulli le même service que Marmontel à Grétry, en transformant ses airs de violon en morceaux de chant. En France, presque tous les auteurs de vaudevilles ne font autre chose que d'adapter de nouvelles paroles à un grand nombre d'airs de ballets, d'opéras, ainsi qu'à des marches et à des fragments de symphonie. ïl y a même une symphonie entière de Mozart composée de quatre morceaux, sur laquelle on a fait des vers ( Voy. Gazette musicale de Leipsick, an VIII, n° 29, 30).

Pour faire la parodie d'un morceau de musique, soit vocale , soit instrumentale , il est nécessaire de bien connaître le mécanisme de la phrase musicale , afin de pouvoir l'analyser sur-le-champ et choisir le mètre lyrique, !es césures et les cadences qui lui conviennent le mieux.

PAROLE = PAROLES, s. f. pi. — Nom que l'on donne au poème grand ou petit qui doit être mis en musique. On dit ordinairement : les paroles sont belles ou sont mauvaises, etc. ; on dit d'un chanteur qui ne prononce pas bien, qu'on n'entend pas une parole, qu'il estropie , ou avale, ou mange les par oies; d'un compositeur qui adapte bien la musique à l'idée du poète et qui la rend bien, on dit qu'il s'est bien conformé aux paroles ; et , dans le cas contraire, on dit qu'il n'est pas d'accord avec les paroles, qu'il forme un contre-sens avec elles.

PARRHESIA=PARRHÉSIE, s. f. — Ce mot indiquait autrefois l'usage convenable qu'on devait faire des sons mi, fa, ou, comme nous disons aujourd'hui, l'art d'éviter les relations non harmoniques .

PARTE = PARTIE, s. f. — La musique étant une langue

où plusieurs discours peuvent se faire entendre à la fois , non seulement sans se nuire , mais en se servant mutuellement, s'ils ont été disposés d'après les règles de l'art, il s'ensuit que chacun de ces discours n'est pas un tout, mais la portion d'un grand tout qui se forme de leur réunion. De là vient le nom de partie , donné à chacune des portions de ce tout , et qui est elle-même un tout plus ou moins complet, selon l'importance de la partie et selon la manière dont elle est conçue.

La partie principale s'établit généralement dans les sons les plus aigus du système musical, parce que ces sons, plus perçans et par-là plus faciles à distinguer , sont aussi ceux qui peuvent être entendus en plus grand nombre et plus long-temps sans fatigue et sans ennui. Il existe deux parties principales, la plus aiguë et la plus grave.

Le dessus et la basse sont les deux principaux objets de la sollicitude du compositeur.

La basse est en quelque sorte la racine , et le dessus la fleur de la tige harmonique.

Dans le style d'église, on écrit à huit, douze, vingt, trentedeux et même à quarante-huit parties, toutes différentes. Mais dans la musique d'orchestre, on en compte rarement plus de quatre qui se multiplient, en se doublant les unes les autres , avec des changements qui portent seulement sur la valeur des notes et les dessins mélodiques.

Par le mot partie on entend aussi la portion d'un grand morceau d'une sonate, d'un concerto, d'une symphonie, d'une ouverture, d'un air, d'un chœur, etc.

Tout morceau de musique régulier se divise en deux par ties: dans la sonate, le duo, le trio, le quatuor, le quintette, le sextuor instrumental , cette division est marquée par des reprises.

Les deux parties dont se forment un air, un chœur, une ouverture, un concerto, ne sont point séparées l'une de l'autre, Tome il 11

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attendu que ces compositions doivent s'exécuter sans interruption et sans répétition, à moins qu'elles ne soient dessinées en rondeau. Mais la cadence sur la dominante indique la fin de la première partie , et la seconde commence immédiatement après ce grand repos. Elle s'ouvre assez ordinairement par diverses modulations et des recherches harmoniques : les motifs déjà présentés y reparaissent sous des formes plus resserrées et avec une plus riche parure.

Un compositeur habile peut déployer tout son art dans cette seconde partie, en faisant un excellent usage de ses motifs.

C'est pour cette raison que les connaisseurs en musique jugent une pièce instrumentale suivant le mérite de la seconde partie: la première peut être produite par l'imagination seule, mais la seconde exige la réunion du génie avec la science.

Le mot partie désigne quelquefois la qualité de la musique, et l'on dit : partie vocale, partie instrumentale.

On appelle encore partie le papier sur lequel est écrite ou imprimée la partie séparée de chaque musicien ; c'est pourquoi on dit la partie de ténor, la partie de violon, etc.

PARTE DOMINANTE = PARTIE DOMINANTE. — Celle qui contient le chant principal.

PARTE ESTREMA = PARTIE EXTRÊME. — C'est la plus élevée et la fondamentale. On dit les parties extrêmes.

PARTE FONDAMENTALE = PARTIE FONDAMENTALE. — ( Voy. Accordo ) .

PARTE INFERIORE m* PARTIE INFÉRIEURE. — Cette partie peut être la plus basse, mais elle n'est pas toujours pour cela la partie fondamentale.

PARTE MEDIA = PARTIE MOYENNE. — C'est la partie qui se trouve entre la partie la plus élevée et la partie fondamentale.

PARTE SUPERIORE = PARTIE SUPÉRIEURE. — Elle

ne sert pas de fondement et elle peut être même une partie moyenne.

PARTE SUPREMA = PARTIE SUPRÊME. — C'est la plus élevée.

PARTI REALI = PARTIES RÉELLES. — On appelle compositions à parties réelles celles dont chaque partie suit une marche différente , ou encore celles dont les parties semblent lutter ensemble , en sorte qu'elles sont toutes obligées de répéter alternativement les sujets, les réponses et les imitations qu'on introduit adroitement dans cette composition pour faire entendre d'une manière bien distincte les diverses parties qui , en outre , s'unissent fréquemment ensemble. On distingue en Italie les compositions à parties réelles A PIENO (voy. ce mot), et les compositions à parties réelles obligées.

On a déjà observé à l'article Partie qu'on écrit quelquefois des chœurs, surtout dans la musique d'église, à 8, 12, 20 et jusqu'à Zj8 parties toutes différentes. On ne peut du reste déterminer le nombre des parties réelles dont un morceau de musique est susceptible. Marpurg, dans son livre intitulé : Handùuch bey dem Generalbass und bey der Composition, Berlin, 1762, tom. III, § V, a fait un calcul pour démontrer la possibilité d'un morceau à 135 parties réelles.

Les parties des choeurs à huit ou douze parties réelles, etc. , dérivent des quatre parties de la musique vocale , divisées chacune en deux, trois, etc., et distribuées en deux, trois chœurs, etc. ; de telle sorte que chacun de ces chœurs contient également un soprano, un contralto, un ténor et une basse. Ces chœurs sont divisés en premier, second, troisième, etc. ; on les fait aussi alterner pour donner un repos convenable aux diverses parties et une plus grande variété au morceau. Dans ce cas cependant il n'y a en effet qu'une composition à quatre parties, et l'on ne reconnaît pour une

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