‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 288 sur 364 · SES · texte numérisé non relu

SES

Sonde Spiritus à l'octave de la Pentecôte; 3° Lauda Sion Satvalorem pour l'octave de la Fête-Dieu, il faut ajouter à cela la prose pour les défunts, c'est- a- dire le Dies irœ , etc.

SÉRAPHINE , * s. f. — Instrument à clavier et à sons soutenus, construit par'M. Grun, facteur d'instruments, en 1830. La séraphine, dont les dimensions sont fort petites, est du genre de l'orgue, et elle est susceptible d'expression.

SERENATA = SÉRÉNADE, s. f. — Concert qui se donne le soir sous les fenêtres de quelqu'un ( Voy. Notturno).

Il n'est ordinairement composé que de musique instrumentale ; quelquefois cependant on y ajoute des voix.

On appelle aussi sérénade les pièces que l'on compose ou que l'on exécute dans ces occasions. Quand le concert se fait sur le matin, ou à l'aube du jour, il s'appelle aubade.

SERINETTE, s. f. — ( Voy. Organino).

SERIO = SÉRIEUX, adj. — (Voy. Opéra, StUe).

SERPENTONE = SERPENT, s. m. — Instrument à vent que l'on joue avec une large embouchure appelée bocal. Le serpent, inventé en 1590 par un chanoine d'Auxerre, nommé Edme Guillaume, est un cornet replié pour le rendre moins long, et pour que les doigts puissent atteindre les trous qui en règlent l'intonation.

On se sert de cet instrument dans les églises pour soutenir le chœur, et dans la musique militaire où il exécute la basse avec le trombone et Pophicléide. M. Fétis, en parlant de cet instrument, dit que l'expulsion du serpent des églises sera un pas fait vers le bon goût en musique.

SESQMALTER V == SESQUIALTÈRE. — (Voy. Rapport V degV Intervatli ).

Ajouté par le Tiadurfour.

SES îTf

SESQUIALTERA MAGGIORE IMPERFETTA = SES- QUIALTÈRE MAJEURE IMPARFAITE. — On appelait ainsi anciennement la mesure triple où la semi-brève sans point valait deux semi-brèves, et avec le point elle en valait trois. Le signe de ce Temps était un cercle coupé perpendiculairement avec les chiffres 3r2 .

SESQUIALTERA MAGGIORE PERFETTA. = SESQUIAL- TÈRE MAJEURE PARFAITE. — C'est l'ancien nom de la mesure triple où la brève avait la valeur de trois semi-brèves, quoiqu'elle ne fût pas pointée. Le signe de ce Temps était un C coupé par quatre barres, dont une verticale et trois horizontales, avec les chiffres 3/2.

SESQUIALTERA MINORE IMPERFETTA = SESQUIAL- TÈRE MINEURE IMPARFAITE. — Désignait dans la musique ancienne la mesure triple, dont la semi-brève pointée valait trois minimes, et, sans point, elle n'en valait que deux. Ce Temps se marquait par un demi-cercle avec les chiffres 3/2.

SESQUIALTERA MINORE PERFETTA = SESQUIAL- TÈRE MINEURE PARFAITE. — C'est ainsi qu'on appelait anciennement la mesure triple où la semi-brève sans point équivalait a trois semi-minimes. Le signe de ce Temps était un cercle avec les chiffres 3i2.

SESQUIOTTAVA = SESQUI-OCTAVE. — Ancien nom de la mesure nonuple dont le signe était C 9/3.

SESTA = SIXTE, s. f. — Intervalle de six degrés. Il y a trois espèces de sixtes : la sixte mineure, comme mi do; la sixte majeure, ré si; et la sixte augmentée, par exemple fa ré #.

SESTETTO = SEXTUOR , s. m. — Composition vocale ou instrumentale à six parties obligées. Tout ce qui a été dit pour le quatuor sert aussi en partie pour le sextuor.

SESTINA, s. f. = SEXTOLET, s. m. — Réunion de six notes pour quatre, comme dans la mesure à2/Zj. Une mesure peut être formée de dix doubles croches, pourvu que quatre

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de celles-ci ne soient pas dépassées par la valeur des six autres, pour lesquelles le mouvement doit être un peu plus animé.

SESTUPLA DI CROME = SEXTUPLE DE CROCHES. — ( Voy. Tempo).

SESTUPLA DI SEMICROME = SEXTUPLE DE DOU- BLES-CROCHES. — (Voy. Tempo).

SETTIMA = SEPTIÈME, s. f. — Intervalle dissonant de sept degrés, autrefois appelé subsemitonium, subsemitonium modi, subsemitonium octavoz, nota sensibUis 9 nota char ac ter istica 9 septima char ac ter istica, cliorda char acter istica, chorda elegans , etc. Il y a trois sortes de septièmes: la septième mineure, comme sol fa; la septième majeure, comme do si; et la septième diminuée, par exemple sot # fa. La septième, dans son usage harmonique , se résout en descendant d'un degré, et la progression de la note fondamentale détermine sur quel degré on doit faire la résolution. Ordinairement on la résout, ou sur la tierce quand la basse monte d'une quarte ou descend d'une quinte ; ou sur la quinte quand la basse monte d'un degré ; ou sur la sixte lorsque la basse ne monte ni ne descend. La septième majeure se résout en montant d'un degré, surtout quand elle est accompagnée de la quarte (onzième), et qu'elle se résout sur la note fondamentale du ton.

Dans le style grave, la septième doit être préparée, comme tout autre dissonance ; mais dans le style libre, quand elle est mineure ou diminuée, elle peut être employée sans préparation et en même temps que la quinte diminuée.

SEWURI. — Espèce de cithare montée de quatre cordes en acier et d'un rang de cordes doubles en laiton, en usage dans l'Orient.

SFORZANDO, SFORZATO, abrév. sf. sforz. (en renforçant). — Ces mots italiens indiquent une expression plus

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