‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 295 sur 364 · Tome il · texte numérisé non relu

Tome il

leur nomenclature est : C (ut-do), D (ré) , E (mi), F (fa), G (soi), A (ta), B (si [?), et H (si '",).

Dans plusieurs écoles des Pays-Bas on solfie d'après les syllabes bo, ce, di, ga ,io , ma, ni; ce système de solmisation, appelé bobisation ou bocèdisation , fut inventé en 15A7 par Hubert Waelrant, musicien belge ; et c'est à cause de cela qu'on appela cette méthode solmisation beige (sotmisatio belgica ou voces beigicœ). Daniel Hitzler proposa de substituer à la bocédisation ce qu'il appelle làbébisation de la, be, ce, de, me, fe, ge. Quelques auteurs ont proposé de substituer de nouvelles syllabes à celles qui sont maintenant en usage; le compositeur Graun, entre autres, a assayé, mais en vain, de faire adopter ce qu'il appelait la damènisation , c'est-à-dire la suite des syllabes da , me > ni, po , tu, la, be, sous prétexte qu'elles sont plus harmonieuses que les anciennes.

Les antiques Grecs avaient aussi une espèce de solfège, en se servant pour les quatre sons de leurs tétracordes des syllabes ra, t», rco , re. La première note de chaque tétracorde avait la syllabe r& ; la seconde avait la syllabe m ; la troisième, Ta ; et la quatrième note, lorsqu'elle n'était pas employée en même temps comme première du tétraccorde suivant, avait la syllabe r'e ; autrement on se servait de la syllabe ta. De ce que nous venons de dire il résulte que le solfège des Grecs était aussi sujet aux muances.

SOLO, s. m. — Mot italien francisé, qui s'applique à un morceau ou à un trait joué par un seul instrument, avec ou sans accompagnement d'orchestre.

Dans un concerto instrumental le mot solo, marqué sur la partie principale , avertit l'exécutant qu'il va être placé en première ligne, et devenir l'objet de l'attention générale ; et, marqué sur les parties d'accompagnement, le mot solo signifie qu'on doit accompagner à demi-voix (sotto voce).

Tout ce que nous venons de dire est aussi applicable au

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