‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 303 sur 364 · STU · texte numérisé non relu

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d'autre but que d'exciter les applaudissements du public.

On donne aussi le nom de strette à cette partie de la fugue dans laquelle on répète le sujet, mais d'une manière beaucoup plus resserrée.

STRETTO, PIU STRETTO (étroit, plus étroit, «erre). — Signifie la même chose que mosso, più mosso.

STRINGENDO (en pressant). — Pressant le mouvement.

STRISG1AT0 = COULÉ, participe pris substantivement. — Mode particulier d'exécution employé surtout dans les instruments à archet, en passant sur la touche d'un son à un autre avec le même doigt, et en continuant de tirer ou de pousser le même coup d'archet sur toutes les notes couvertes d'un coûté.

Dans le chant, lorsqu'on veut exprimer des sentiments de douleur, on peut avoir recours au coulé qui se fait en passant deux ou trois notes sous la même articulation. Sur les instruments à vent on exécute le coulé en prolongeant la même inspiration.

L'usage trop fréquent du coulé , tant sur les instruments que dans le chant, est toujours reprochable.

STROFA, s. f. = COUPLET, s. m. — Nom que l'on donne, dans les romances et les chansons, à cette division du poème qu'on appelle strophe dans les odes. Comme tous les couplets sont ordinairement composés sur la même mesure de vers, on les chante aussi sur le même air.

STROFA = STROPHE, s. /! — C'est le nom que les Grecs et les Romains donnaient à la première partie des odes que leurs chœurs exécutaient sur le théâtre et qui se divisaient en strophes, antistrophes et épodes (Voy. Ballata).

STUDIO, s. m. = ÉTUDES, s. f. pi — Sortes de compositions dont le thème est un passage difficile, destiné à exercer une manière de doigter particulière et scabreuse. On reproduit ce passage dans un grand nombre de modulations et sur toutes les positions de l'instrument , et en lui donnant les développements dont il est susceptible. Les études n'étant destinées

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qu'au travail de cabinet, et à familiariser l'élève avec les difficultés de tous les genres qu'il rencontrera ensuite dans les sonates et les concertos des maîtres fameux , on ne s'attache nullement à les rendre agréables à l'oreille. Les études ont beaucoup de ressemblance avec les exercices : ce qui les distingue néanmoins , c'est que ceux-ci peuvent être destinés aux voix ou aux instruments, et que les études ne concernent que le jeu des instruments. On remarque aussi dans les études une facture plus régulière que celle des exercices, qui sont purement élémentaires.

Les études de Fiorillo, de Rreuzer, de Ch. de Beriot, pour le violon ; celles de démenti, de Cramer, de Kalkbrenner, pour le piano sont fort estimées.

STUPORE = ÉTONNEMENT,s. m. — (Voy. Ammirazioné).

SUBLIME « SUBLLUE, adj. — Presque tout ce que nous avons exposé à l'article Beau peut être appliqué au sublime.

Le plaisir du sublime se distingue de celui du beau en ce que ce dernier est dépendant de la forme de l'objet comme celle qui constitue sa qualité, tandis que le sublime se rapporte à sa grandeur ou à la quantité de l'objet , et peut exister même dans une chose en apparence sans forme ; par exemple, des masses énormes de rochers ; et comme nous ne reconnaissons la grandeur d'un objet qu'en le comparant à d'autres objets, il résulte que si, au moment de la perception, une chose nous semble grande au-delà de toute comparaison, nous relevons alors au dessus de toutes les autres quantités en lui donnant le nom de sublime. La division que nous avons faite du beau en beau extérieur et en beau intérieur, ou bien en beau physique et en beau intellectuel, s'applique aussi au sublime (comme le bruit du tonnerre , l'éternité , etc. ), qui fait également pressentir l'infini dans le fini. Il est vrai que le sublime , avec sa quantité incommensurable, rétrécit tout d'abord l'imagination et l'Intel-

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