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pour le point de congélation. On croit également que les diverses directions du vent exercent , elles aussi , de l'influence sur la rapidité du son , et l'on a observé que le vent sec de l'Est est très propre à la propagation du son. Du reste, les sons graves comme les sons aigus se propagent avec une égale rapidité, et perdent en général une partie de leur force en raison directe du carré de la distance , du moins pour ce qui a rapport à l'air. En parlant dans un tube en fer, long de 197 mètres, même avec une voix faible, on entendra clairement tout ce que l'on dit , quand même on parlerait à la distance de deux mètres du tube.

Quelques observations récemment faites attribuent les diverses modifications du son qu'on entend de loin plutôt à des frémissements communiqués à la terre qu'à l'air. Ainsi, par exemple, on entend mieux le bruit du canon à la distance de quelques lieues, et mieux encore dans une chambre, en appuyant la tête contre le mur.

III. Le son pénètre par les corps solides, tels que les pierres, le bois, le métal et l'eau. Les montagnards, par exemple, qui travaillent dans des directions opposées, entendent les coups les uns des autres , et dirigent suivant ces coups leurs travaux. Le son a même une plus grande rapidité dans les corps solides que dans l'air, et se propage dans quelques uns de ces corps de 16 à 17 fois plus rapidement que dans l'air.

IV. Quand le son rencontre un corps qui s'oppose à sa • propagation, il se réfléchit ainsi que le fait la lumière, c'està-dire il fait un angle de réflection égal à celui de l'incidence , sur quoi se fonde l'écho.

V. Le son , considéré en lui-même , peut être faux, juste, fort, faible, doux, âpre, sourd, éclatant, sec, moelleux, etc. La fausseté du son provient d'un mélange de vibrations inégales; comme une corde de boyau composée de différents fils, inégalement tordus, produit des vibrations accessoires.

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Le son doux , âpre , etc. , dépend de la matière et en partie de la forme du corps qui produit le son, et la force et la faiblesse du son résultent de la plus ou moins grande quantité des parties aériennes mises en vibration.

Quelques expériences faites par le baron de Jacquin, professeur de chimie à Vienne, ont démontré que le son produit dans diverses espèces de gaz, acquiert une qualité dissonante.

Le son rugmente d'intensité pendant la nuit.

VI. Le son possède la qualité de faire entendre simultanément plusieurs sons différents, appelés sons concomitants , et surtout ceux de la triade, ce qui s'appelle sympathie des sons. La harpe d'Éole montre ce phénomène jusqu'à l'évidence. Momigny, auteur de l'ouvrage intitulé : Cours complet d'harmonie et de composition , etc., qui déduit avec Schicht l'échelle harmonique, non de la tonique do, mais de la dominante soi (Voy. Rapporto dcgV intervaiti) , dit entre autres choses : « Gomme le rayon de la lumière donne les sept couleurs, de même la corde donne les sept sons avec leurs octaves. » Dans les sons concomitants on ne distingue que la triade ; Momigny a pu cependant distinguer les septième et neuvième aisément , les onzième et treizième faiblement, attendu que les sons les plus faibles se trouvent trop couverts par les octaves des autres sons.

Les mathématiciens qui ont examiné les mouvements et les vibrations d'une corde sonore ont trouvé qu'elle vibre non seulement en raison de sa longueur, mais encore de sa moitié, de son tiers , de son quart et même de ses autres parties; de sorte que chaque partie produit par elle-même des vibrations particulières, d'où dérivent les sons concomitants. Si l'on tend , par exemple , sur une surface plane une longue coi de de boyau, en la faisant vibrer on entendra quelques-unes de ces vibrations particulières. Supposons que la corde tendue soit la ligne AB dans les deux ligures suivantes:

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En faisant résonner cette corde elle se trouvera alternativement dans la situation A a B et A h B (fig. I) , et fera entendre le son qui lui est propre. Mais pendant que la corde fait ces vibrations elle se divise en plusieurs points et se trouve dans la situation AC, CB, DB, A g, y D, etc. (fig. II) ; de manière que chaque partie produit par elle-même des vibrations qui lui sont particulières en donnant un son proportionné a sa grandeur. Les vibrations de la corde entière ( fig. I) produisent, ainsi que nous l'avons dit, le son de la corde AB ; mais comme nous savons , d'après les rapports des intervalles, que les vibrations de l'octave sont de moitié plus rapides que celles du son fondamental, il résulte que la partie de la corde AG ou CB ( fig. II ) fera entendre l'octave pendant que l'une produira les vibrations c e et l'autre les vibrations fd. En divisant une corde en trois parties égales, chacune de ces parties donne la quinte ; les panies \g, gD etDB devront donc, en vibrant, faire légèrement entendre la double quinte. Il faut en dire autant des parues encore plus petites dans lesquelles se divise toute la corde au moment de

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