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TRI

Le trio instrumental n'est composé que de trois parties récitantes.

Le trio est regardé comme la plus parfaite de toutes les compositions, parce que c'est celle qui produit le plus d'effet proportionnellement aux moyens employés. Sa forme est très favorable au compositeur, car sa pureté n'est jamais altérée par des notes surabondantes et parasites, si le groupe des voix complète l'harmonie.

Dans le style instrumental on distingue deux sortes de trios : le trio concertant, où chaque partie récite et accompagne tour à tour, et le trio destiné à faire briller un seul instrument. Les trios de Viotti, Kreutzer, Baillot,pour le violon, ne sont à proprement parler que de belles sonates, accompagnées d'un second violon et d'un violoncelle. Mozart et Beethoven en ont composé de très beaux pour piano, violon et violoncelle. Les trios d'instruments à vent font peu d'effets ; il existe quelques œuvres de trios pour trois flûtes.

TRIPLICATO == TRIPLÉ, aclj. *— (Voy. Intervalto).

TRIPOLA ou TRIPLA=TRIPLE (mesure).— (V. Tempo). L'explication des triples anciennes, ou mesures à trois Temps, est très compliquée et maintenant tout à fait inutile. Celui qui désirerait en avoir une complète connaissance, peut consulter le long article du Dictionnaire de Brossard , au mot Triple.

TRIS DIAPASON. — Trois octaves. Vingt-deuxième.

TRITE. — Seconde corde des tétracordes les plus aigus de l'ancien système grec (Voy. le tableau des tétracordes à l'article Greci antichi) .

TRITE DIEZEUGMENON. —Nom grec de la seconde corde du tétracorde diezeugmenon.

TRITE HYPERBOLAEON. — C'est ainsi que les anciens Grecs appelaient notre fa premier espace clé de violon (Voy. le tableau des tétracordes à l'article Greci antichi).

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TRITE SYNNEMENON. — Ancien nom grec de notre si \? clé de basse au dessus des lignes.

TRITON, s. m. — Nom de l'intervalle composé de trois tons entiers, ou de la quarte augmentée.

TRIVIALE = TRIVIAL, adj. — C'est celui qui ne se distingue ni par ses belles ni par ses grandes qualités. Les objets qui sont dépourvus de qualités belles, sublimes et touchantes, n'arrêtent pas notre attention et ne nous intéressent pas.

TROGHEO = TROCHÉE, s. m. — (Voy. Métro).

TROMBA = TROMPETTE , s. f. — Instrument à vent sans trous, composé d'un tube en cuivre d'une égale grosseur, à partir de l'embouchure jusqu'au pavillon, et deux fois replié, afin de pouvoir, en jouant, le tenir plus commodément.

La trompette est le soprano du cor, car elle sonne une octave plus haut que cet instrument. On joue de la trompette de deux manières : en produisant un son doux comme celui du cor, ou bien un son fort, mêlé à des coups de langue, comme pour la musique militaire.

Les habiles trompettistes exécutent toute sorte d'airs et de traits sur un instrument aussi borné, et le maîtrisent au point de lui faire articuler les roulades légères de la polonaise.

Les intonations de la trompette se modifient pour les changements de tons de la même manière que dans le cor, c'està-dire par le moyen de tubes additionnels.

On emploie les trompettes au moins par couple dans une musique complète, et on les désigne par première et seconde trompette. Si l'on écrit des marches et des fanfares pour quatre trompettes, on donne à la troisième trompette le nom de principale, attendu que c'est elle 'qui exécute les passages rapides en double et triple coup de langue, les arpèges qui remplissent la partie intermédiaire. La quatrième s'appelle toccato, dont on a fait en français loquet ou doquet, et remplace ordinairement les timbales à défaut de celles-ci.

Divers essais avaient été faits, il y a environ trente ans , pour augmenter les ressources de la trompette, mais sans que le résultat eût répondu à ce qu'on attendait ; enfin un Anglais , nommé Halliday, a imaginé d'y ajouter des clés, comme aux clarinettes ou hautbois , et ses recherches pour y parvenir ont été couronnées du succès ; mais il s'est trouvé qu'il avait créé un nouvel instrument dont la qualité a peu de rapport avec le son de la trompette ordinaire ; c'était une acquisition et non un perfectionnement. L'inventeur désigna sa trompette à clés sous le nom de horn-ûugte. Cependant, au moyen de ce principe de construction des trompettes à clés, appliqué à des instruments de même nature, mais de plus grandes dimensions, on a fini par avoir l'alto, le ténor et la basse de cette même trompette, dont l'étendue est à peu près celle des voix auxquelles ces instruments correspondent.

La trompette a un son héroïque , guerrier et joyeux. Elle donne plus d'éclat aux magnificences d'une fête ; elle ajoute à la vivacité de la musique et se joint assez bien au jeu solennel des timbales. La trompette est employée dans l'opéra, surtout dans les passages brillants, dans les morceaux à fortes passions, dans les chœurs, dans les finales, etc.

TROMBA = TROMPETTE. — Jeu d'orgue de la classe des jeux d'anches, qui sert d'unisson au principal.

TROMBA ARGIVA = TROMPETTE ARGIVE. — (Voy. Saipinx ).

TROMBA CELTIGA === TROMPETTE CELTIQUE. — (Voy. Carnix) .

TROMBA CHÎNESE = TROMPETTE CHINOISE. - François Gemelli , dans le troisième volume des ses Voyages, dit que les Chinois ont un instrument en bois qu'ils estiment beaucoup, dont la forme est celle d'une cloche de trois pieds de longueur et entourée de cercles en or.

TROMBA Dl CACCIA = TROMPE , s. f. — Cor dont on TOME II. 24

se sert à la chasse; le son en est rauque. On donne à cet instrument le nom de cor de chasse.

TROMBA GALLICA = TROMPETTE GAULOISE. — (Voy. Carnix).

TROMBA MARINA = TROMPETTE MARINE. — Instrument monté d'une seule corde très grosse qu'on joue avec un archet, en appuyant sur cette corde avec le pouce de la main gauche ; la forme de cet instrument est fort allongée , et son dos est arrondi en poire.

TROMBA MEDIA = TROMPETTE MOYENNE. — Antienne trompette grecque d'un son grave.

TROMBA PAFLAGONICA = TROMPETTE PAPHLAGO- NIQUE. — Ancien instrument grec d'un son grave , et dont le pavillon ressemblait à une tête de bœuf.

TROMBA ROMANA = TROMPETTE ROxMAINE. — Cet ancien instrument des Romains, d'une forme droite, se terminait en une ouverture évasée et un peu recourbée , ainsi qu'on le voit sur la gravure de plusieurs médailles et sur quelques sculptures de marbres anciens. La Renommée est représentée tenant cette trompette à la main ; de semblables trompettes se trouvent aussi sculptées sur la colonne Trajane.

TROMBETTA = TROMPETTE, s. m. — Nom de celui qui joue de la trompette dans la cavalerie.

TROMBETTARE = TROMPETTER , v. a. — Jouer de la trompette.

TROMBETTATORE , TROMBETT1ERE = TROMPET- TISTE, s. m. — Musicien qui joue de la trompette dans les orchestres.

TROMBONE, s. m. ■ — Cet instrument à vent en cuivre, non percé de trous , avec une large embouchure , a aujourd'hui encore presque la même forme qu'il avait il y a trois siècles. Ses tuyaux, introduits dans une pompe à deux branches qui se recouvre sur une longueur de vingt-cinq pouces environ ,

s'allongent et se raccourcissent à volonté, et donnent les moyens d'attaquer les tons aigus et les tons graves de son diapason (Voy. aussi l'art. Istrumenti da Fiato).

Il y a trois trombones : le plus petit est le trombone alto pour lequel on écrit la musique sur la clé ftut troisième ligne ; le moyen est le trombone ténor, dont la musique se note sur la clé d'ut quatrième ; et le plus grand , le trombone basse , pour lequel on écrit la musique en clé de fa quatrième ligne. En Italie on ne se sert en général que de ce dernier.

Le trombone est propre à l'expression la plus solennelle , et produit un très bel effet dans les chœurs guerriers et religieux, dans les marches triomphales, dans les évocations magiques, etc. Ses accents, voilés par les sourdines, s'unissent merveilleusement aux chants funèbres. Les grosses notes lui conviennent beaucoup mieux que les passages rapides, et un trombone basse suffit pour un orchestre qui n'est pas très nombreux.

TROMBONE. — Jeu d'orgue de la classe des jeux d'anches qui sert d'unisson au principal.

TROMBONISTA = TROMBONISTE, s. m. — Musicien qui joue du trombone.

TROMPETTE A PISTONS, * — C'est à Henri Stœlzel que l'on doit l'invention de la trompette à pistons ( Voy. Cor à pistons). Cet instrument n'a été connu en France que dans le courant de l'année 1826. A cette époque le célèbre compositeur Spontini, directeur général de la musique du roi de Prusse, adressa à M. Dauverné, professeur du Conservatoire, une trompette d'après le nouveau système de Stœlzel, mais qui laissait encore à désirer plus de justesse dans les sons et un troisième piston meilleur.

En 1829, M. Antoine Halary, facteur d'instruments, per-

* Ajouté par le Traducteur.

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fectionna cette trompette en retranchant le troisième piston et en adoptant sur l'instrument deux petites coulisses qui servent à modifier le tempérament de chaque ton ou corps de rechange.

Le mécanisme de la trompette à pistons, dit M. Dauverné, ressemble à celui des instruments à vent qui forment leurs sons par le secours de trous ou de clés, puisque les pistons sont disposés de manière qu'en les faisant agir on modifie, à volonté, le degré d'élévation du son; par ce mécanisme, la trompette se trouve enrichie d'une grande quantité de notes qu'il lui était impossible de produire auparavant.

L'effet général des pistons est de baisser à volonté d'un demi-ton, d'un ton et d'un ton et demi, le diapason de toute l'étendue du ton ou corps de rechange placé sur l'instrument.

Voici quelles sont les fonctions de chaque piston : le piston supérieur, le plus près de l'embouchure, a la propriété, quand il est poussé, de baisser l'instrument d'un ton ; si donc la trompette est en soi, la voilà en fa; sitôt qu'on lève le doigt on revient au ton primitif. Le piston inférieur ne baisse l'instrument que d'un demi-ton, et, en appuyant sur les deux pistons à la fois , on baisse la trompette d'un ton et demi.

TROPI ==s ÏROPES. — C'étaient anciennement 1° certaines formules mélodiques qui servaient à la connaissance des huit tons d'église , dont quelques uns en avaient plusieurs, appelées différences , parce qu'elles différaient entre elles. * Les anciens, extrêmement désireux de mettre en vers leurs préceptes, firent succéder ces tropes sous certaines allégories et suivant l'ordre des tons. Ainsi, par exemple, Adam,

• Au moyen-â'ze le mot trope équivalait à celui de mode. Le père Martini (Sloria délia Musica , i.I, p. 386 ) démontre qu'à cette époque l'expression tropns signifiait même les huit tous d'église.

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primus homo, désignait le trope du premier ton avec cinq différences ; Noe secundus, celui du second ton, sans différences; Tertius Abraham, celui du troisième avec trois différences; Quatuor Evangetistœ, celui du quatrième avec quatre différences ; Quinque libri Mosis , celui du cinquième avec une seule différence ; Sex hydriœ positcet celui du sixième avec une seule différence ; Septenx scholw suntartes, celui du septième avec cinq différences; Sed octo sunt partes , celui du huitième avec trois différences. Enfin, il y avait, comme neuvième ton, le Tropus pèregrinus, où, à cause de son rare emploi , il n'existait aucune différence. 2° Les tropes étaient aussi autrefois une espèce de petit chant qu'on intercalait entre deux chants d'une plu:; longue durée pour les faire alterner, et consistaient originairement en un seul vers ou en deux vers tout au plus. Par la suite on les intercala dans lïntermède des épîtres , et on leur donna le nom de Ornaturas ou Farcituras.

TROUBADOURS, s. m. p. — (Voy. Cantori Prove/izali).

TUBA. — Instrument à vent très ancien, non percé de trous, ou espèce de trompette égyptienne que quelques uns prétendent avoir été inventée par Osiris.

TSELSELIM. — Instrument de percussion des anciens Hébreux qui ressemblait, à ce que l'on croit, à un tambour de basque.

TUBA HERGOTECNICA. — Gerber, dans son nouveau Dictionnaire des musiciens, rapporte que le célèbre mathématicien prussien, Christiern Otter, donna le nom de Tuba hercotecnica à un instrument à vent qu'il fabriqua dans le xvne siècle pour le roi de Danemarck. Ce prince fut si content de ce présent qu'il lit frapper des thalers avec une nouvelle empreinte , et en lit remettre à Otter la somme de deux cent.

Tl OM APERTI = TONS OUVERTS. — On appelle ainsi

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les sons que I'od obtient sur le cor, sans introduire la main dans le pavillon.

TUONI DI CACCIA = TONS DE CHASSE. — On donne ce nom aux petits airs que les piqueurs sonnent sur la trompe pour guider les chiens dans une chasse au cerf , au sanglier, ou à toute autre bête. Ces tons de chasse ont chacun une signification particulière que les chiens comprennent parfaitement. Ils servent a faire connaître les différentes circonstances de la chasse , et à communiquer, à de grandes distances, les ordres de ceux qui la dirigent. Ces airs , écrits à g et dans un mouvement vif, n'ont guère plus de huit mesures , et on les sonne toujours à l'unisson.

Les tons de chasse sont au nombre de dix-neuf , savoir :

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