‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 38 sur 364 · BEL · texte numérisé non relu

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est moitié ajoisU et moitié sympathUiut ; et celui de la société , qui est purement sympathi(/uc. De la satisfaction de ces instincts naît le plaisir, des contrariétés qu'ils rencontrent vient la douleur. Le plaisir, causé par l'agréable, suppose donc un désir, autrement il ne pourrait provoquer que l'indifférence.

Vutiie est considéré comme le but de l'agréable; on le distingue au moyen de la réflexion. L'instinct naturel [instinctus brutus) est borné à l'agréable, tandis que l'utile ne peut être reconnu que par l'intelligence qui réfléchit sur les causes et les effets, et sur la liaison raisonnable des choses ; car l'expérience nous enseigne qu'on emploie souvent des choses désagréables et même nuisibles, afin de parvenir à la jouissance de l'agréable , comme les remèdes , les poisons , etc. L'utile dépend donc du but que nous nous sommes proposé. Le beau peut être en même temps agréable et utile ; ainsi un beau tableau peut exciter en nous une espèce de plaisir sensuel , et un marchand en retirera une grande utilité. Mais toutes ces choses ne sont que des accidents de la beauté ; le véritable amateur, exempt de passion et de cupidité , les considère au contraire comme propres à la dégrader.

Le plaisir logique et moral qu'excitent en nous le vrai et le bon, diffère aussi du plaisir esthétique.

Le beau peut en effet être vrai et bon ; ainsi une belle poésie peut être conforme aux lois de la vérité et du beau; mais la soumission à ces lois n'est nullement nécessaire pour exciter le plaisir esthétique qui, fort souvent, existe sans cela. Personne ne croit à l'existence des divinités dont nous parle tant la Mithologie grecque, et chacun désapprouve le culte qu'on leur rendait; cependant les compositions plastiques qui représentent un Jupiter, un Apollon, une Junon, une Vénus, nous plaisent ainsi que les compositions

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