‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 40 sur 364 · BEM · texte numérisé non relu

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térieur, ou, pour mieux dire, un beau physique et un beau intellectuel; le second est la base du premier.

La perception du beau, dans son rapport avec l'idéal, élevant l'ame au-dessus du monde physique, où tout est fini, jusqu'au monde intellectuel , représenté par la raison comme le point d'attraction infinie où convergent toutes les idées; le beau peut encore se définir une chose qui plaît , parce que sa forme fait pressentir l'infini dans le fini. Ce n'est donc pas la véritable contemplation de l'infini que le beau nous présente, mais seulement un pressentiment , c'est-à-dire, une idée obscure de quelque chose de plus élevé qu'on ne peut exprimer en aucune langue.

Le transport que le beau excite dans les âmes , s'appelle enchantement, parce que le beau nous enchante en nous détachant, pour ainsi dire, du monde sensuel pour nous rapprocher du monde idéal. Cet enchantement est ordinairement muet, car ce que nous pensons et ce que nous sentons alors est inexprimable.

Le beau tient donc aussi du mystérieux ; il semble enveloppé d'un voile qui ne nous laisse voir l'infini que comme un tableau vacillant dans un lointain obscur.

BEMOLLE = BÉMOL, s. m. — Caractère de musique auquel on donne la figure d'un t?, et qui fait baisser d'un demiton la note à laquelle il est joint.

Il y a deux manières d'employer le bémol ; l'une accidentelle , quand dans le cours d'un chant on le place à gauche d'une note. Dans ce cas il n'altère que la note qu'il touche , et les notes du même nom qui se trouvent dans la même mesure. Si le bémol est placé sur la dernière note de la mesure, et si la mesure suivante a pour première note la même note , le bémol comptera alors aussi pour celle-ci , mais après il n'aura plus de valeur.

L'autre manière est d'employer le bémol à ta clé, et alors il n'est plus accidentel , mais essentiel au ton du morceau de

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musique auquel il est appliqué ; c'est pourquoi il agit daus toute la suite du morceau et sur toutes les notes placées sur le même degré, à moins que ce bémol ne soit détruit accidentellement par le bécarre , ou que la clé ne vienne à changer. Les bémols se posent à la clé de quarte en quarte dans l'ordre suivant :

Si, mi, ta, ré, sol, do, fa.

Lorsqu'après avoir employé le bémol accidentellement ou à la clé, la modulation exige que la note bémolisée soit baissée encore d'un demi-ton , on a recours au double bémol \fo.

BEMOLLIZZARE == BÉMOLISER, v. a. — Placer des bémols à la clé pour changer l'ordre et la place des demi-tons , ou marquer une note d'un bémol accidentel, tant pour le chant que pour la modulation.

BEQUADRO = BÉCARRE, s. m. — Caractère de musique qui s'écrit ainsi Ç, et qui, placé à la gauche d'une note, marque que cette note ayant été précédemment haussée par un dièse, ou baissée par un bémol, doit être remise à son élévation naturelle.

Il y a cependant une distinction à faire. Si le dièse ou le bémol sont accidentels , ils sont détruits par le bécarre jusqu'à ce qu'il se présente un nouveau bémol ou un nouveau dièse. Mais si le bémol ou le dièse sont à la clé , le bécarre ne les efface que pour la note qu'il précède immédiatement, ou tout au plus pour celles qui suivent dans la même mesure et sur le même degré.

On ne se servait autrefois du bécarre que pour effacer le bémol, et jamais pour effacer le dièse; c'est le bémol seulement que l'on employait dans ce dernier cas.

Le bécarre se place, pour l'ordinaire , accidentellement. Ou le met à la clé lorsque le morceau de musique, commencé avec trois ou quatre dièses ou bémols , ou avec un seul , passe dans un ton qui n'en exige qu'un ou deux , ou même point

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