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nxpxT-çti} , j'imprime, je grave) qui représentera quelque chose d'une manière déterminée.
Le caractère général des différents morceaux de musique est ce qui les distingue entre eux : la forme , la mesure , le mouvement, l'accompagnement, le sentiment, tout contribue, plus ou moins, à caractériser une composition musicale. Une marche, par exemple , se distingue du m,enuet en ce qui a rapport à la forme, au temps, au mouvement, au mètre et à ce maèstoso qui est le propre de chaque marche ; on peut aussi qualifier la marche de plusieurs manières, comme : marche militaire , funèbre, religieuse.
Le caractère est donc une certaine originalité qui se fait sentir dans une composition ou dans l'exécution d'un morceau, et les distingue des autres compositions et des autres manières d'exécution. C'est ce qui a attaché aux productions de Pergolesi et de Gluck , si différentes entre elles , le sceau de l'immortalité ; c'est aussi par le caractère que la méthode de Sphor et celle de Paganini diffèrent profondément
Plusieurs auteurs de musique instrumentale ont essayé de peindre dans leurs compositions un caractère arrêté, comme fit Haydn dans la symphonie intitulée : le Distrait ; sans parler du caractère musical analogue au personnage de l'opéra, de l'imitation caractéristique dans les compositions de caractères nationaux, comme le Chœur des Solitaires dans la Ginevra de Mayer et dans les compositions pour ballet.
CARATTERI = CARACTÈRES, s. m. pi. — Outre les qualités qui appartiennent au style considéré comme art d'écrire, il en est d'autres qui, tenant de plus près à l'expression, donnent à la composition une teinte générale et servent encore à déterminer les styles; c'est ce que nous nommons caractères.
De ces caractères, les uns sont généraux , étant relatifs , 1° à nos affections; 2° au degré dans lequel nous les res-
sentons ; 3° au ton sur lequel nous les exprimons. Le premier donne le caractère gai ou triste ; le second , la vivacité ou la douceur; le troisième, la sublimité ou la simplicité. Chacun de ces trois états a un caractère moyen. En les combinant on aura un grand nombre de caractères mixtes dont voici les principaux :
1° Le caractère ou style tragique, qui réunit la tristesse avec la force et la sublimité; 2° le bouffon, qui réunit la gaîté avec la vivacité et la familiarité ; 3° enfin le demi-caractère, qui convient aux situations moyennes.
Les autres caractères sont particuliers ; ils se rapportent à diverses circonstances, telles que les habitudes d'un peuple ou d'une classe d'hommes, souvent même d'un individu. Ainsi , on a un style religieux , style militaire , style pastoral , style chevaleresque, etc.; style italien , français , espagnol, asiatique, etc. Dans toutes ces circonstances, le mot style équivaut évidemment à celui de caractère, mais dans un sens moins étendu.
CARVTTERI MUSICALI = CARACTÈRES DE MUSIQUE. — Les caractères de musique proprement dits, sont les notes qu'on emploie pour indiquer les sons des différents degrés; mais on donne ce nom aussi à plusieurs autres signes dont on se sert en musique pour marquer les clés, les accidents, les Temps , les reprises , les liaisons , les points , etc.
Le Arabes, les Persans, et en général les Orientaux, notent les quarante sons contenus dans toute l'étendue de leur système, avec les lettres qui équivalent aux chiffres, comme :
Et ils écrivent, par exemple :
11 12 23 37, etc.
ya yh kc fff . etc.
Les caractères de musique des Chinois sont aussi composés de ceux de leur écriture (Voy. China).
CARATTERISTICA DE' TUONI == CARACTÉRISTIQUE DES TONS. — (Voy. les articles Color dëSuoni, Temperamento, Tuono).
CARICA = CHARGE, s. f. — Air militaire des trompettes, des fifres et des tambours, à deux Temps, qu'on exécute quand l'armée est prête à charger l'ennemi. On dit sonner la charge pour les trompettes , battre la charge pour les tambours.
CARICATO = EXAGÉRÉ, CHARGÉ, adj. — On le dit d'une production d'art , dans laquelle on prodigue plus de moyens d'expression, ou plus de beautés accessoires qu'il nen faut. Ce défaut peut provenir en musique d'un trop grand usage des dissonances , des transitions , et souvent il dérive d'une excessive instrumentation qui couvre la voix principale.
CARILLON, s. m.— Ce mot signifie : 1° un instrument qui, au moyen d'un certain nombre de cloches de différente grandeur, disposées et accordées par ordre diatonique , ou diatonico-chromatique, forme un jeu d'une octave et demie jusqu'à trois octaves. Les marteaux produisent le son au moyen d'un clavier semblable à celui du clavecin, ou par le moyen d'un cylindre mis en mouvement par des poids ; 2° le morceau de musique qu'on exécute 'sur cet instrument s'appelle aussi carillon.
Un genre très simple de carillon existait dès l'antiquité la plus reculée, et fut même employé par les anciens Hébreux, qui l'appelaient Methistoth.
Les grands carillons ne peuvent être placés que dans les clochers. Presque toutes les églises de Hollande en ont; ceux d'Amsterdam sont les plus fameux. L'église paroissiale de Berlin en possède aussi un, et celui de la Samaritaine , à Paris, était mis en jeu par des cylindres qui marchaient au Tome i. 14
moyen de roues hydrauliques. Les clochers d'Italie sont garnis quelquefois de dix cloches et même d'un plus grand nombre.
Le carillon se trouve également dans les orgues en forme de jeu, et il est aussi employé parfois dans les théâtres en guise de petit piano* Les mécaniciens placent de petits carillons dans des pendules, des montres, des tabatières, et même dans des cachets. Ces petites machines rendent des airs avec une exactitude surprenante. Pour mieux goûter leur effet, il faut les appuyer sur une glace , un vase de cristal , ou tout autre corps élastique propre à augmenter leur sonorité.
CARILLONNER , v. n. — Exécuter des airs sur le carillon.
CARILLONNEUR, s. m. — Celui qui carillonne. PothofT, organiste d'Amsterdam, était d'une force étonnante sur le carillon.
CARNEI = CARNÉES. — Nom de certaines fêtes des Spartiates, qui duraient neuf jours, pendant lesquels avaient lieu des concours publics de musique.
CARNIX. — C'est le nom d'une trompette en usage chez les anciens Grecs. Elle avait un son aigu et très fort. Quelquefois on l'appelait aussi trompette celtique ou gauloise.
CARTA DI MUSICA = PAPIER RÉGLÉ. — On appelle ainsi le papier préparé avec les portées toutes tracées , pour y noter la musique.
Il y a du papier réglé de deux espèces , savoir celui dont le format est;|plus haut que large, et qu'on appelle papier réglé à la française ou à V allemande ; et celui dont le format est plus large que haut, que l'on nomme à Y italienne. On se sert de préférence du papier à la française pour les parties séparées, attendu qu'il tient moins de place sur le pupitre; on emploie l'autre pour les partitions.
CARTELLE = CARTELLES, s. f. pi. — Feuilles de peau