ACA
avec des barres obliques qui traversent la portée ; en liant ensemble les altérations de deux notes différentes pour former les notes correspondantes d'une plus grande valeur ; en plaçant le terme arpeggio (arpège) ou simili (semblables) à un nombre de notes qui se trouvent l'une au dessus de l'autre, avec l'indication que ces notes doivent être exécutées de la même manière qu'elles ont été écrites ou précédemment arrangées, etc. Outre ces sortes d'abréviations, il y en a d'autres qui appartiennent à la même classe ; ainsi , ces passages qui , par défaut d'espace ou pour une plus prompte intelligence , s'écrivent à l'octave inférieure , avec ce mot placé au dessus : ottava (octave) ou ott. ou 8va, pour indiquer que l'exécution doit se faire à l'octave supérieure ; une ligne qui se prolonge de ce signe jusqu'au passage qui reprend sa position naturelle, marque la durée de l'abréviation avec le mot ioco (en place) ajouté à l'extrémité de la ligne.
Les mots dai segno (du signe), ai segno (au signe), corne sopra (comme ci-dessus) et autres semblables dont nous parlerons dans le courant de cet ouvrage, pourraient être compris dans une autre espèce d'abréviation.
La figure 1 contient les abréviations les plus usitées dans la notation musicale ; les abréviations des paroles seront indiquées dans leurs articles respectifs.
ABUB ou ABHUB. — Instrument à vent des anciens Hébreux, employé dans les sacrifices. On croit qu'il ressemblait à notre cornet.
ACADÉMIE ROYALE DE MUSIQUE. — C'est le nom que l'on donne à Y Opéra de Paris, fondé par Pierre Perrin en 1669, en vertu d'une lettre patente du roi, qui lui permit » d'établir, pendant l'espace de douze ans, dans la ville de » Paris et dans les autres villes du royaume, des Académies » de musique, afin qu'on y chantât publiquement des opéras » en musique , comme on faisait en Italie , en Allemagne et »■ en Angleterre. » Perrin s'associa dans cette entreprise au