COR M
fausses, rendre l'éclat aux sourdes et remplir toutes les lacunes.
Comme il y a toujours plusieurs manières de produire le même son , le cor a pistons offre des ressources enharmoniques que les instruments à cordes possèdent seuls, permet aux compositeurs des effets inconnus jusqu'à présent, puisque la même note peut être alternativement ouverte ou bouchée, et n'assigne aucune limite aux nombres d'accidents que l'on voudrait mettre à la clé.
L'effet général des pistons est de baisser à volonté le diapason de l'instrument ; voici quelles sont les fonctions de chaque piston.
Le piston supérieur le plus près de l'embouchure a la propriété, quand il est poussé , de baisser l'instrument d'un ton; si donc le cor est en fa, le voilà en mi b ; si tôt que l'on quitte le doigt on revient au ton primitif: ceci explique comment une note bouchée peut se faire ouverte.
Le piston inférieur ne baisse l'instrument que d'un demiton, et, appuyant sur les deux pistons à la fois, on baisse le cor d'un ton et demi.
Le corniste qui est bon musicien pour transposer sur toutes les clés , pourra avec le seul ton de fa jouer toutes les parties d'orchestre qui se présenteront.
M. Jacques Strunz est le premier qui a écrit pour le cor à pistons. Il n'y a pas long-temps, il a composé plusieurs quintettes pour trois cors en différents tons , une trompette et un cornet , tous ces instruments à pistons.
C'est sur le système de ce nouveau cor que la trompette et le cornet (à pistons) ont été construits * (Voy. ces mots).
MM. tîrbin et Jahn (novembre 1838) viennent d'ajouter au cor (à pistons) un troisième piston qui complète l'étendue du diapason de cet instrument. Au moyen de ce perfectionnement
Knci/c. pi t. de la Mus.