‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 81 sur 364 · COU · texte numérisé non relu

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certains sons bouchés qu'on ne pouvait obtenir que par le secours de la main , s'obtiennent comme les autres sons, l'aide du troisième piston.

CORALE = ANTIPHONAIRE ou ANïIPHONIER, s. m.- Recueil des Antiennes et des Psaumes, notés en plain-cbant (Voy. Antifonario).

CORALE = [choral) PLAIN-CHANT, s. m.; en latin , cantus choralis, a choro ; en italien, canto fermo; en espagnol , canto tiano. — On appelle ainsi le simple chant ecclésiastique , ou cette espèce de mélodie dont on fait usage dans les cérémonies du culte divin. Cette mélodie , d'un mouvement lent, est entièrement composée de notes d'une égale valeur, sans aucun agrément.

Dans l'antiquité la plus reculée on trouve chez les Hébreux des traces de chants sacrés populaires qui , sans doute , n'étaient que de simples mélodies. La raison d'ailleurs en est naturelle : d'abord parce que si ces chants, dès leur origine, eussent été chargés d'ornements artificiels , ils n'eussent pas pu être exécutés par un peuple nombreux, dont la plus grande partie ignorait entièrement tout élément de musique; en second lieu, parce que (en lui supposant même des connaissances dans cet art ) la musique était encore dans son enfance chez ce peuple grossier. Sous le règne de David et de Salomon, les chants sacrés prirent une forme plus parfaite et leur usage se conserva jusqu'à la captivité de Babylone.

Les anciens Grecs aimaient dans les hymnes que le peuple exécutait dans les temples, la mélodie la plus simple.

L'histoire de l'Église nous apprend aussi que les premiers chrétiens chantèrent des psaumes et des hymnes dans leurs réunions consacrées aux cérémonies du culte. Dans le iv" siècle de l'ère chrétienne, saint Ambroise, archevêque de Milan , donna au plain-chant sa forme primitive , en se servant pour cela de quelques anciennes mélodies grecques.

Boece fut le premier musicien de sa patrie qui , au coin-

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