‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 117 sur 183 · STA · texte numérisé non relu

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M. Olivier imagina, vers 1803 , une nouvelle combinaison de caractères mobiles propres à imprimer la musique, et s'associa avec M. Godefîroy pour FexplcHtation du brevet qu'il avait obtenu. Ces caractères étalent les plus beaux qu'on eût vus jusque-là; mais AL Olivier avait conservé l'ancienne méthode de graver avec les caractères les lignes de la portée, méthode dont le résultat est toujours désagréable à l'oeil , et qui a d'ailleurs l'inconvénient de rendre la composition difficile et fort chère.

M. £: Duverger, et après lui MM. Tantenstein et Gordel, par une heureuse idée qui réunit tous les avantages de la gravure la plus belle à ceux de l'impression en caractères mobiles , ont fait disparaître les défauts qui ont nui jusqu'ici à remploi de la typographie pour la publication de la musique. A ces avantages se joint celui de pouvoir Imprimer en beaux caractères les paroles adaptées à la musique, avantage dont la gravure est dépourvue.

Dans les procédés de Foumier et même d'Olivier et de Godefroy ce ne sont pas seulement les lignes de la portée qui pèchent par l'alignement, ce sont aussi les barres des croches, doubles croches, et qui laissent toujours apercevoir des solutions de continuité et des défauts de proportion.

Par un moyen ingénieux MM. Duverger et Tantenstein sont parvenus à donner aux lignes de la portée une continuité non interrompue, sans avoir recours à l'impression en deux tirages. Ges lignes sont parfaitement nettes et n'ont que la grosseur convenable pour que les notes et les signes accessoires se détachent facilement à l'oeil. Une heureuse combinaison de proportions donne aux signes divers la distance nécessaire pour produire le meilleur efltet La forme des notes est exactement celle de la gravure la plus élégante. * STÂNGHETTA = BARRE , s. f. — Ligne qui traverse la

Félis.

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portée et sépare une mesare de l'autre. L'usage des barres dans la musique a été introduit après la moitié du xvir siècle*

STENTÂNDO. — Mot italien qui signifie avec effort, en ralentissant un peu, presque forcément

STEPHANITË. — C'était le nom du musicien qui remportait le prix dans les anciennes luttes musicales des Grecs, lorsque le prix consistait dans une couronne.

STICCATO =CLAQUEBOIS, s, m. ~ Instrument de percussion, composé de seize ou dix-huit morceaux de bois, l'un pluspetitquerautre,disposéssur un coflire, par ordre progressif dedimension. En frappant ces petits bâtons avec un marteau, chacun d'eux fait entendre le son,d'une des notes de la gamme. Mersenne appelle cet instrument iigneum psatterium.

STIGHODI= STIGHODES. <— C'est le nom que les anciens donnaient à ces chanteurs qui, en récitant, tenaient à la main une couronne de laurier.

STILE = STYLE, s. m. — Cette expression dérive du mot grec arv^of , qui signifie le poinçon ou VaiguUU dont les Grecs se servaient pour écrire. La manière de traiter le style, le genre d'expression qui se trouve dans un ouvrage écrit considéré comme production de l'art oratoire, le choix et l'emploi des mots dans le discours, enfin le caractère de l'expression particulière à un beau travail d'art appelé par les Grecs rpo'9-o; rm ipyaaitcf , sont les différentes significations qu'on donne au mot styie; cette dernière est cependant la plus générale.

Chaque art libéral a un style qui lui est propre; et l'on distingue le êtyie plastiquis, pittoresque ^musicai , poétique, distinctions qui parfois sont réciproquement employées ; ce qui explique comment on se sert des expressions de style plastique en parlant de peinture, de musique et de poésie ; de style pittoresque dans l'art plastique, et même dans la musique et la poésie.

Chaque art a en outre ses ramifications, dans lesquelles il

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développe telle ou telle spécialité d'art > dont ehacane a son style; c'est de là qne dérivent les expressions de style épiqne^ lyrique 5 dramatique > théâtral, d'église ^ etc. Et comme chaque art a ses différents degrés de développement ou périodes, il résulte qu'on distingue, même sous ce rapport, diverses espèces de style, telles que style grossier, noble, ancien, moderne, idéal, naturel, etc.

Tout artiste, qui n'est pas un simple imitateur, possède plus ou moins un certain mode d'eipression qui lui est propre; c'est de là que dérive ce qu'on appelle le style individttet ou personnet, comme le style de Raphaël, de Titien, de Palestrina, de Gimarosa, de Grétry, de Handel, etc.; et c'est ainsi qu'on caractérise la manière de Jouer d'un instrumentiste, en disant le style de Tartini, de Yiotti, de Paganini, de Lafont, etc. Considéré sous ce rapport, le style est cette empreinte spéciale imprimée par l'artiste dans ses ouvrages d'art, suivant sa manière particulière d'envisager et de représenter un objet; et Buffon le définit assez bien en disant: Le style c'est Vhomme mime. De là il résulte un autre genre de style, c'est-à-dire le styU d'école. Par le mot écoU^ pris dans le sens esthétique, on entend une série d'artistes qui suivent un certain style, tant dans la théorie que dans la pratique d'un art ; de sorte que le style se propage comme une famille , c'est-à-dire qu'il passe du maître aux élèves. Pline {Hist. nat., 35. 5) fait mention de ces écoles existant chez les anciens, et les appelle genus picturœ; et comme ces écoles se sont formées d'après certaines divisions géographiques des peuples , et que les nations comme les individus ont tot^ours quelque chose qui leur est propre, on peut distinguer diverses espèces de styie national; par exemple: le style égyptien, étrusque, grec, romain, français, flamand, etc. Cette division, lorsqu'elle coïncide avec les circonstances du temps, est susceptible d'une subdivision, comme le style de la musique italienne, ancienne et moderne.

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