‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 116 sur 183 · TA · texte numérisé non relu

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tëres de musiqae bien supérieurs à tout ce qu'on avait fait jusqu'à iui^ soit sous le rapport de la forme des notes et des signes accessoires^ soit sous celui de la combinaison typographique.

Peu de temps après la publication des procédés de Breitkapf> d'autres typographes s'occupèrent du môme objet; mais les essais faits par Rossart à Bruxelles, par Erschédé et Fleischmann à Harlem, par Fournier à Paris, par Antonio de Castro à Venise et par le suédois Fought à Londres, ne servi* rent qu'à démontrer la supériorité des caractères de Timprimeur de Ltipsick.

Gando, typographe de Paris, grava, dans la seconde moitié du xvm* siècle, des caractères de musique séparés de la portée qui s'imprimait par un second tirage. Il donna un essai de ces caractères dans un motet de l'abbé Roussier, qu'il joignit à un écrit dans lequel il développait les avantages de ces types. Geux-çi sont préférables par leur aspect à ceux de Fournier^ mais ils offraient dans le mécanisme de leur emploi des diffîcultés qui ont empêché qu'ils fussent accueillis avec faveur.

Les défauts de rknpression de la musique à deux tirages ont été évités en dernier lieu par un moyen fort ingénieux inventé par un mécanicien anglaisdistingué, nommé M. Gowpen Son procédé consiste à introduire dans des planches de bois des caractères de cuivre représentant les notes et les signes accessofares et séparés de la portée. Lorsque ces caractères sont unis sur un plan parfaitement horizontal par la lime et par la pierre ponce, on met la planche sous presse. Le châssis (en terme d'imprimerie ie tympan) sur lequel on place la feuille de papier, est mobile et tourne sur un axe pour présenter, après la première impression, et sans enlever la feuille, la page des notes imprimées à la forme des portées, en sorte que la coïncidence est parfaite. Toutefois, le prix élevé de la main-d'œuvre a fait renoncer à ce procédé*

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