STI
coup plus facile, et qu'elle était moins travaillée et moins hachée que celle de chambre»
On peut en outre diviser, en musique, le style de plusieurs autres manières ainsi qu'il suit; 1* Le style correct, qui observe exactement les règles de la grammaire, .ainsi que l'analogie de la musique avec les paroles, les passions, les situations, et qui évite les intervalles prohibés, les transitions dures, etc. ; 2* lestjle élégant, qu'on sait rendre agréable indépendamment de l'expression des sentiments. Pour orner de fleurs le langage, la rhétorique se sert de diverses figures, telles que la métonimie , la métaphore , la périphrase, la répétition, la gradation, les allégories, ironies, réticences; la musique , elle aussi, a ses répétitions, répercusrions, inversions, bonnes proportions des phrases et périodes, ainsi que la rhétorique (Yoyez Figure muricaii); 5* le style persuasif, qui peint et remue les passions. Le ton, le mode, l'accompagnement instrumental servent à cet effet (Voy. Pittura musicaie); le le style convenaMe, c'est-à-dire analogue au sujet. Il y a aussi un style religieux, sérieux , simple , grave , dramatique ( destiné à exprimer les divers mouvements du coeur humain), un style de société (qui est le plus simple) , majestueux, etc.
Un muidden exercé reconnaît l'ceuvre d'un compositeur à son style (Y. Caratteri). Nous avons parlé du styie é&ufj^ et du styie fluide, aux articles Opéra et Fimde. A rartide Voix principtUe on parle des styles homophoniçue et polyphonique.
Quant au styie sérieux, iié, rigoureux, on ne s'est pas encore accordé à le définir ; tantôt on entend par ces mots la qualité formelle de la mélodie qui' doit être belle, claire, grande, majestueuse, soutenue, dépourvue de traits et de broderies inutiles, et dont les paroles doivent être distinctement prononcées ; tantôt on entend la réunion des quaUtés formelles etmatériellesde lamélodie. On appelle aussi style se-
STO Sf3
rieai celui qnl^ dans mi morceau de musique^ n'admet qii*aiie seule idée principale, et où toutes les imitations , transpositions, décompositions, etc. , dérivent de cette même idée, qui passe tour à tour d'une voix à une autre, de manière que (lacune d'elles revêt le caractère de voix principale (Voy. Fart dmdatia). Un morceau de musique de ce genre s'appelle poiyphoniquô, attendu qu'il renferme l'expression des sentiments réunis de plusieurs personnes. Dans le style sérieux on fait usage aussi des dissonances liées, d'harmonies plus compliquées, ainsi que du style fugué. Les qualités dont il vient d'être parlé et plusieurs autres rendent le style sérieux parfaitement ccmvenable à la musique d'église. On a donné à ce style le nom de êérieux^ soit parce qu'il observe strictement les règles, soit parce que la fugue, qui est la production principale de ce style , est soumise à une forme plus rigoureuse (Yoy. Fuga) que ne le sont les autres productions de l'art
Le style tiére se distingue du style sérieux par ses mélodies qui sont plus riches d'agréments, par une plus fréquente altemation de ses parties rhythmiques, par une harmonie plus ou moins compliquée , par une connexion d'idées qui n'ont pas toujours entre elles la plus grande aifinité; plusieurs de ces idées ne lui servent souvent que d'accompagnement, sans qu'eUes prennent une part immédiate dam l'expression du sentiment principaL
STONAAË = DÉTONNER, v.n. — C'est sorlh: de l'intonation, n y a plusieurs manières de détonnera c'est non seulement chanter faux , prendre tirop haut ou trop bas les sons de la gamme, mais c'est encore saisir si mal l'un des sons de cette gamme, ou un passage d'an air, que l'on se trouve subitement entraîné dans une modulation tout à lait détournée sans pouvoir rentrer dans le ton. n est possible, dans ce sens, de détonner sans même chanter faux; car on conçoit très bien que» si au lieu de faire un saut de quarte on