SUO A
ceux qm, à la <Ustaiioe (Tune oa plnsienn octaves , font eoAsonnance entre enx.
SUONI ÂRMONIGI = SONS HARMONIQUES. -- Ordinairement on appelle ainsi les sons concomitants (Voy. Su&no)'.
Dans leur acception particulière, ces mots signifient nne espèce singulière de sons qu'on tire de certains instrument», tels que le violon, la viole, le violoncelle, en approdiuH l'archet du chevalet, et en posant légèrement le doigt sur certaines divisions de la corde. Ces sons diffèrent des sons ordinaires tant à l'égard da ton qu'ils produisent (Voy. Fiagiaieito) qu'à l'yard de leur qaaIHé, attendu qiJ'ils sont beaucoup plus doux que ceux qu'on tire de la même division en faisant porter la corde sur le manche.
Les sons harmoniques de la harpe s'obtiennent en attaquant la corde à son milieu avec la partie inférieure du pouce.
Il est eonnn que les cordes, dans leurs vibrations entières, se divisent en aliquotes, c'est-à-dire en 1/2 , 1/3, 1/4, 1/5, 1/6, 1/7, 1/8, etc. , de leur longueur; en effet, non seulement la vibration est imprimée à une moitié, à un tiers, etc., Mais, ainsi que le montre le docteur Ghladni, dans son Aàoustique, g 175, les deux moitiés, les deux tiers, les deux quarts se trouvent simultanément en activité de vibration (Voy* l'art Suano). L'acuité des sons augmente à proportion que diminue la longueur des parties vibrantes de la corde, et les sons, qui correspondent à ces aliquotes, s'appellent sans harmaniqueê. Mais ces sons des aliquotes ne se distinguent pas aisément du son fondamental, si l'on met en vibration la corde tout entière ; ils se font au contraire très bien entendre si l'on touche légèrement ce qu'on appelle un Tuxud^ c'est-à-dire un point fixe qiii divise la corde vibrante en parties aliquotes , et si Ton appuie l'archet avec un peu plus de force qu'à l'ordinaire sur une de ces parties jusqu'à un certain point Au moyen de ce léger attouchement > on empêche
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la C9rde de communiquer ses vibrations d'une division à une autre; elle ne peut alors vibrer que vers celle de ses aliquotes, déterminée par ce léger attouchement, et le son qui en résulte ne correspond ni à la plus grande ni à la plus petite division , mais au plus grand commun diviseur.
La manière dont on procède pour trouver ce diviseur, proportionnel aux sons harmoniques^ est assez facile àcomprendre en employant les chiffres. Supposons que la corde «o<, clé de violon au dessous des lignesysoit divisée en 60 parties* Si on la touche légèrement sur le poUit de la 24* partie au dessous du chevalet, U restera 36 parties pour la division qui se trouve entre ce point et le chevalet En passant l'archet sur cette portion =s 36 , on entendra un son qui ne correspond ni à la longueur de la corde j» 2 A> laquelle produit le si troisième ligne, ni à celle =^36 , qui donne le mi première ligne, mais on entendra le si aigu = 12 ; attendu que la corde étant empêchée par l'attouchement près du nœud := 24» ne peut pas développer entièrement sa faculté vibrante. Cependant, comme cet empêchement n'est pas général, et que ce léger attouchement lui sert plutôt de point fixe sur lequel elle peut se diviser en aliquotes, il résulte que dans l'exemple que nous venons de prendre, la vibration ne peut exister que vers une partie aliquote déterminée. Les divisions sont ici 2A et 36. Si l'on passe l'archet sur cette dernière division, et si on sollicite ses vibrations ordinaires vers i/i, i/2, 1/3 , 1/A, etc., on voit que la corde ne peut pas vibrer vers 1/1, attendu que 36 n'est pas partie aliquote de la seconde division, c'est-à-dire de 24. La vibration de \sl moitié de la corde ne peut pas également exister, puisque 1/1 ou 18 n'ap« partient pas non plus aux aliquotes de la longueur 24; mais si la corde prend la vibration vers 1/3, on trouvera aussitôt le commun diviseur, attendu que 1/3 de 36 » 12 , et que 12 est la moitié de 24 ; donc, la corde entitee^i^ô vibre ven la
partie aliqaote=sl2 ou 5/5, et doit nécessairement produire le H aigu comme son harmonique.
SUONI CONCOMITANTI = SONS CONCOMITANTS. — (Voy. les articles Rapporta degV intervaiii, Suono).
SUONI FLAUTATI = SONS FLUTES. — {Fiauto).
SUONO == SON, s. m. — Sensation produite sur Torgane auditif par les vibrations d'un corps sonore que Tair lui communique.
Le son est pour Foule ce que la lumière est pour la vue ; le son diffère du ton en ce que ce dernier n'est autre qu'un son proportionné et déterminé par rapport à son acuité ou gravité.
QUAUTÉ DU SON.
I. Si Ton considère deux cordes sonores d'une égaie force et également tendues, dont une plus courte que l'autre, on verra que les vibrations de celle qui est la plus courte se succéderont avec plus de rapidité que les vibrations de celle qui est la plus longue. Cette différence produit dans le son une modification déterminée du grave à l'aigû; de sorte que le plus grand degré de lenteur dans les vibrations produit un son plus grave^ et les vibrations plus rapides un son plus aigu. Et comme ce degré de rapidité dans les vibrations dépend de la longueur de la corde (ou en général de la dimension du corps souore), il résulte que la grandeur du corps sonore et la rapidité de ses vibrations sont en proportion avec Faculté ou gravité du son. Cette vérité est le principe de ce qu'on appelle la science caiumique; pour s'en convaincre il suffit de pincer, par exemple, la corde do du violoncelle , la corde ià de la contrebasse , etc. , et l'on verra distinctement leurs vibrations respectives. Elles se dbtinguent cependant plus difficilement dans les cordes aiguës.
Les vibrations d'un corps dépendent en outre de la qualité du corps sonore : l"" de sa longueur plus ou moins grande ; le piano, par exemple, a des cordes longues pour les sons graves TOMB n. 21
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et des cordes courtes pour les sons aigus; rorgfoe a des tuyaux longs pour la basse^ des tuyaux courts pour les dessus ; Toctavin a par conséquent un son plus aigu que le basson^ et une corde de violon qu'on raccourcit au moyen de la pression du doigt, produit un son plus aigu; V de sa tension; plus les parties d'un corps sont tendues 5 et plus ce corps vibre, par exemple une corde tendue ; S"* de la grosseur et de l'aspérité du corps, qui exercent une grande influence sur l'acuité ou la gravité du son.
Les mathématiciens ont démontré que tous les sons appréciables étaient renfermés dans Vintervalle de huit octaves , dont le plus grave fait environ 30 et le plus aigu 7,552 vibrations en une seconde ; mais les derniers progrès de Fart ont porté le Système musical au-delà de ces limites» que quelques géomètres regardaient comme infranchissables.
II. Le son se propage du lieu où il prend naissance dans toutes les directions. Il est cependant nécessaire , quand on parle de la rapidité du son , d'indiquer en même temps le degré du thermomètre, autrement on pourrait dire que le son parcourt 1030, 40 ^ 50 , 60 ou 80 pieds en une seconde. Ainsi ^ par exemple , quand le thermomètre est descendu à glace, la rapidité du son dans une seconde sera de 1028 pieds ; et lorsque , placé à l'ombre, le thermomètre marque 27 7q au dessus de la glace ^ la rapidité du son sera de 1080 pieds en une seconde. Il n'y a pas long-temps, on a calculé la rapidité du son dans l'air par une température de 23 degrés du thermomètre centigrade à 374 mètres environ. Cette rapidité, par les différents degrés de chaleur, est en raison des carrés des élasticités appartenant à ces degrés, ainsi que Newton l'a prédit Connaissant donc la raréfaction de l'air correspondant à un degré de chaleur, on pourra calculer la rapidité du son pour chaque degré, eu adoptant comme base de ce calcul 1028 pieds
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pour le point de congélation. On croit également que les diverses directions du vent exercent » elles aussi, de Fin^ fluence snr la rapidité da son , et l'on a observé que le vent sec de l'Est est très propre à la propagation du son. Du reste, les sons graves comme les sons aigus se propagent avec une égale rapidité, et perdent en général une partie de leur force en raison directe du carré de la distance, du moins pour ce qui a rapport à l'air. En parlant dans un tube en fer, long de 197 mètres, même avec une voix faible, on entendra claire ^ ment tout ce que Ton dit , quand même on parlerait à la dis^ tance de deux mètres du tube.
Quelques observations récemment faites attribuent les diverses modifications du son qu'on entend de loin plutôt k des frémissements communiqués à la terre qu'à l'air. Ainsi, par exemple, on entend mieux le bruit du canon à la distance de quelques lieues, et mieux encore dans une cbambre, en ap^ puyant la tête contre le mur.
III. Le son pénètre par les corps solides, tels que les pierres. Je bois, le métal et l'eau. Les montagnards, par exemple, qui travaillent dans des directions opposées, entendent les coups les uns des autres, et dirigent suivant ces coups leurs travaux. Le son a même une plus grande rapidité dans les corps solides que dans l'air, et se propage dans quelques uns de ces corps de 16 à 17 fois plus rapidement que dans l'air.
IV. Quand le son rencontre un corps qui s'oppose à sa propagation, il se réfléchit ainsi que le fait la lumière, c'està-dire il fait un angle de réflection égal à celui de l'incidence, sur quoi se fonde l'écho.
y. Le son , considéré en lui-même , peut être faux , juste, fort, faible, doux, âpre, sourd, éclatant, sec, moelleux, etc. La fausseté du son provient d'un mélange de vibrations hiégales; comme une corde de boyau composée de différents fils, inégalement tordus, produit des vibrations accessoires.
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Le son doux, âpre » etc. , dépend de la matière et en partie de la forme du corps qui produit le son^ et la force et la faiblesse du son résultent de la plus ou moins grande quantité des parties aériennes mises en vibration.
Quelques expériences faites par le baron de Jacquin, professeur de chimie à Vienne^ ont démontré que le son produit dans diverses espèces de gaz, acquiert une qualité dissonante. *
Le son augmente d'intensité pendant la nuit
VI. Le son possède la qualité de faire entendre simuitaiHément plusieurs sons différents^ appelés sans concomitants, et surtout ceux de la triade, ce qui s'appelle sympathie des sons. La harpe d'Éole montre ce phénomène jusqu'à l'évidence. M omjgny, auteur de l'ouvrage intitulé : Cours complet d'harmonie et de composition, etc., qui déduit avec Schicht l'échelle harmonique^ non de la tonique do, mais de la dominante soi (Voy. Rapporta degV intervaiii) y dit entre autres choses : « Gomme le rayon de la lumière donne les sept couleurs, de même la corde donne les sept sons avec leurs octaves. » Dans les sons concomitants on ne distingue que la triade ; M omigny a pu cependant distinguer les septième et neuvième aisément , les onzième et treizième faiblement, attendu que les sons les plus faibles se trouvent trop couverts par les octaves des autres sons.
Les mathématiciens qui ont examiné les mouvements et les vibrations d'une corde sonore ont trouvé qu'elle vibre non seulement en raison de sa longueur, mais encore de sa moitié, de son tiers, de son quart et même de ses autres parties; de sorte que chaque partie produit par elle-même des vibrations particulières, d'où dérivent les sons concomitants. Si l'on tend , par exemple, sur une surface plane une longue corde de boyau, en la faisant vibrer on entendra quelques unes de ces vibrations particulières. Supposons que la corde tendue soit la ligne AB dans les deux figures suivantes :
suo
Fie. L
En faisant résonner cette corde elle se trouvera alterna tivement dans la situation  a B et  é fi (11g. I) , et fera enlendre le son qui lui est propre. Mais pendant que la corde fait ces vibrations elle se divise en plusieurs points et se trouve dans la situation AG, Cb, DB, Hg^gD, etc. (fig. II) ; de manière que chaque partie produit par elle-même des vibrations qui lui sont particulières en donnant un son proportionné cl sa grandeur. Les vibrations de la corde entière ( fig. I ) produisent , ainsi que nous l'avons dit , le son de la corde ÂB ; mais comme nous savons y diaprés les rapports des intervalles, que les vibrations de Toctave sont de moitié plus rapides que celles du son fondamental , il résulte que la partie de la corde AG ou GB (fig. II) fera entendre l'octave pendant que Tune produira les vibrations ce et Faulre les vibrations /î/. En divisant une corde en trois parties égales^ chacune de ces parties donne la quinte ; les parties kg, g D et DB devront donc^ en vibrant^ faire légèrement entendre la double quinte. Il faut en dire autant des parties encore plus petites dans lesquelles se divise toute la corde au moment de
la vibration^ et qui forment les rapports A : 2> 5 : A^ 6 : 5, etc. ^ en produisant leurs sons correspondants. Les points fixes qui divisent une corde entière en aliquotes comme Cg D (fig. Il) s'appellent nœuds.
vn. Les vibrations d'un corps sonore peuvent en outre ^ dans certaines circonstances, lancer des corps légers dans diverses directions analogues à leurs rapports. Si par exemple on tient ferme avec le bout du pouce et du doigt du milieu , et dans des endroits déterminés, une lame de cristal large d'un pouce et longue de huit , et que l'on passe un archet de violon sur un de ses côtés qui doit être arrondi , on entendra non seulement des sons déterminés, mais les grains de sable très fin qu'on aura répandus sur la surface du cristal seront lancés par les différentes vibrations dans des directions diverses, correspondant aux rapports de ces sons.
Supposant que l'on arrête la lame de cristal « sur la surface de laquelle se trouvent les grains de sable très fin, près de la lettre a (fig. III) , et que l'on passe un archet sur son côté près de 6 ou c, le cristal donnera le son fondamental da au dessous des lignes clé de violon (son qui se trouvera modifié suivant l'épaisseur et la densité du cristal), et ces vibrations lanceront le sable dans une ligne longitudinale et dans une ligne transversale, ainsi qu'on le voit à la fig. IV.
HG. m.
FlG. IV.
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Si Ton arrdte le cristal prè$ de la lettre a (fig. V ) et que ToD passe rarcbet près de 6« on aura Factave du do précédent, et les vibrations lanceront le saUe.dans vne ligne, longiiadinale et dans deux lignes transversales comme on le voit à la fig. y.
FÏG. V.
Et si le cristal est arrétéprèade a (fig. YI), et que Tarcbet passe près de h, il produira le wi au dessus des lignes clé de violon y ou la dou7Jème du son fondamental, et le sable sera lancé dans une ligne longiindinale et dans trois lignes transversales (fig. YI).
Fig. VI.
Pour obtenir la quatle fa et la tiei^e mi , etc. » on procède de la même manière ; on arrête le cristal encore plus près de son extrémité en passant Tarchet sur un de ses côtés. Les vibrations de la quarte lancent le sable dans quatre lignes transversales, et celles de la tierce dans cinq, etc. D'après ces expériences on a conclu que, dans ce cas, il y a des vibrations longitudinales et transversales.
Yni. Deux sonsprodulsentun troisième son. Si Ton fait résonner sur le violon, avec une justesse parfaite, les sons sot mi dans une cbambre ou salle sans tapisseries, on entendra le son do, quinte au dessous ; phénomène qui dérive du concours des rayons de vibrations simultanées. Il faut cependant beaucoup d'essaisavantdetrouvernn local convenableàcette expérience.
La découverte du troisième son n'appartient ni à Bameai)
Di à Tartini, attendu qu'il était connu auparavant en Alterna*, gne. Les premières observations sur ce phénomène se trou* vent à la page 40-44 de la Méthode d'accorder tes orgues et ies ciavecins, par J. À. Sorge> imprimée à Hambourg en
SUONO CELESTE == SON CELESTE. — (Voy. Céleste).
SUONO DI VOCE, TUONO DI VOCE = SON DE VOIX, TON DE YOIX. — Ces deux expressions, synonymes en ce qu'elles expriment les aiTeçtions caractéristiques de la voix , ont entre eUes des différences considérables.
On reconnaît les personnes au son de leur voix , comme on distingue une flôte, un hautbois, uft violon ou tout antre instrument de musique au son déterminé par sa construction. On distingue les diverses affections de l'ame d'une personne qui parle avec intelligence ou avec feu par la diversité des totis de voix, comme on distingue sur un môme instrument les différents airs, les modes, les mesures et autres var riétés nécessaires.
Le son de voix est donc déterminé par la construction physique de Torgane : il est doux ou rude, agréable ou désagréable, etc. Le tonde voix^ est une inflexion. déterminée par les affecUons intérieures que l'on veut peindre ; il est selon l'occurrence élevé ou bas, impérieux ou soumis, fier ou humble, vif ou'froid, sérieux ou ironique, triste ou gai, grave ou badin, etc.
SUONO GENERATORE = SON GÉNÉRATEUR ( Yoy. les art Stiono et Corda génitrice). — Homigny nie l'existence de ce son , en disant que tout corps sonore engendre plusieurs sons , ce qui est prouvé même par la corde vibrante qui se divise en ses aliquotes. Néanmoins on entend mieux le son principal, non seulement parce qu'il est produit par la corde résonnant dans toute son étendue, mais encore parce qu'il est le résultat de toute sa puissance et de toute celle du, corps (lui la met en vibration.
SVË 8*2t>
SUPfiiiACUTA LOC^y SUPERAGUTiE YOCBS. ^ Ces expiressIoDs désignaient anciennement l'étendne des sons compris entre le f^ clé de violon second espace et le mi an dessus des lignes*
SUPERPARTICULARIS, SUPERPARTIENS. — { Voyez RappoTto).
SUPËRGILIUM. ~ SiUet.
SURDASTRîJltf. — C'est le nom qu'on donnait anciennement à un tambour qui servait d'accompagnement à une flûte à pan pour jouer un air de danse , au moyen duquel on croyait pouvoir rendre sans effet la morsure de la ta-r rentelle.
SYEZIA = SUÈDE (notice historique sur la musique en). — Les anciens Suédois avaient, relativement à leurs plaisirs^ quelques habitudes aussi extraordinaires que leurs lois. Tous les peuples, civilisés on sauvages , barbares ou à demibarbares, quel que soit le climat sous lequel ils vivent , se livrent à la danse. Mais les Suédois ne connaissaient pas ce genre de divertissement, attendu que leurs législateurs , mal inspirés, leur avaient interdit la musique et avaient déclaré les musiciens des personnes infâmes et dangereuses à TEtat. Peu avant le rogne de Gustave Wasa , il existait une loi qui bannissait tous les musiciens du royaume et permettait même de les tuer partout où l'on en rencontrait. Cet assassinat, dit Archenholz (Histoire dzGtistave Wasa, tome I*% pag. 115), était considéré comme une plaisanterie ; le meurtrier était seulement tenu de donner à Théritier du mort une paire de souliers neufs , une paire de gants et un veau de trois ans. Mais cette misérable indemnité, accordée comme compensation à la perte d'un père, d'un fils, d'un frère assassiné, était plutôt illusoire, et Thérltier n'y avait droit qu'après s'être soumis à une épreuve humiliante et digne de ces temps barbares. On enduisait de graisse la queue du veau , qu'où çienait sur le haut d'une colline ; l'héritier prenait cette queue