TEM S4S
ces rapports (Mèrent l'un de l'autre dnccMnma syntonique. Ce «l^aat résulte de ce que le son ré produit avec sa note fondamentale un ton majeur dans le rapport de 9 : 8. Si an contraire le son ré se présentait à Tégard de do comme ton mineur dans le rapport de 10 : 9» alors la tierce mineure W fa et la quinte ré ia se trouveraient dans leur point de perfection. On ne peut éviter aucunement cette différence dans le tempérament ; si l'on voulait chercher un rapport intermédiaire entre le ton majeur et le ton mineur^ le calcul du tempérament serait soumis à des embarras encore plus grands.
Donc , si dans la pratique du mode majeur do on emploie la siite naturelle ia dans le rapport de 5 : 3, et si on lui donne pour basse le son ré, cette quinte différera en moins de la quinte juste naturelle , du comma syntonique. Et comme l'expérience nous apprend que notre oreille ne peut suppor* * ter, dans une consounance aussi parfaite que la quinte ^ une diflérence semblable, on reconnaîtra facilement la nécessité de tempérer les intervalles. Cette opération oiTre en outre l'avantage de pouvoir se passer des quarts de ton , et de pouvoir exprimer , par exemple , le sot fi et le ia [7 avec la môme touche. Les douze modes de l'échelle majeurs ou mineurs acquièrent ainsi une connexion qui permet qu'on les parcoure dans un cercle de quintes.
Si l'on accorde, par exemple, un piano de manière à ce que le son de chaque touche se trouve au milieu de deux sons, dont l'un eût été trop bas et l'autre trop haut, si Ton eût suivi l'une des progressions hidlquée au commencement de cet article , ces sons tempérés se confondront dans la pratique avec ceux d'une justesse absolue , et pourront être exécutés dans les vingt-quatre modes, si ce n'est pas dans le sens mathématique parfait, du moins dans le sens musical parfait et tel qu'il satisfasse l'oreille. Cet écart de la perfection absolue donne un caractère particulier k chacun
3(i4> TEM
naître de nouvelles subdtvlstoos de divisloiis paires en <fivisîoDs imj;mires, et réeiproqaement ( fig. 144) ^ ce qui a lieu dans les mesures |, l, etc.
Pour ce qui a rapport aux diverses combinaisons formées de deux Temps, on aura : 1* Des catnéinaisonê paires de mesures paires. Deux Temps |, en omettant la barre qui les sépare, donnent le Temps qu'on appelle en italien aiia éreve (c'est-à-dire une mesure à deux Temps d'un mouvement rapide, composée d'une ou de deux rondes, et employée dans la musique d'église) , marqué par f ou par 2, ou mieux encore par 2 coupé verticalement : ^ donnent la mesure à ^ G. 2** Des combinaisons paires de m^esures tmpaires. Deux Temps | donnent la mesure à \; deux Temps ^ donnent celle à g, etc. Ainsi, par exemple, la mesure à | contient six croches comme celle à g; mais dans la première mesure on trouve les crocbes par groupes de <ieux, et dans cette dernière on les trouve par groupes de trois (fig. 1A5). La mesure à 4 renferme des Temps faibles qui diffèrent de ceux de la mesure à g^ et n'est pas susceptible d'être divisée en deux parties égales. C'est ainsi que l'on distingue la mesure à ^ de la mesure à 3, etc. 3* Des combinaisons impaires de mesures impaires. Trob Temps \ donnent la mesure à J , et trois mesures | donnent celle à g. n 7 a aussi des combinaisons qu'on appelle multiples, comme la mesure à g : la différence essentielle qui existe entre celle-ci et la mesure à ^ et à ^ est aussi évidente que celle des mesures à f et à f (fig. 146).
MSSUBES A TEMPS PAIRS.
Ce qu'on appelle en Italie Tempo ordinario (ou mesure
TEH hWJ
à quatre Temps) est représenté par un G et se divise en quatre parties » ou quatre noires ou autres figures équivalentes ^ qu'on marque , deux Temps en frappant et deux en levant. {kV^rÛcleBaUere nous avons parlé de la manière de éatpre ia mesure dans les dUBTérents pays.)
La mesure de deux Manches, qu'on appelle aussi en italien Tempoaeappeiia, ou improprement atia brève (ou mesure à deuxTemps), est marquée par un G coupé par une barre verticale; elle $e divise en deux parties, c'est-à-dire en deux blanches ou autres figures équivalentes, qu'on indique l'une en frappant et l'autre es levant
Le Temps aUa 6retF6 proprement dit, ou mesure à quatre Temps, est indiqué par un â ou par un 2 coupé verticale-ment; il cratient quatre blafiches qui font une hrèfve (m carrée), dont on marque la première et la troisième en frap* pant , et la deuxième et la quatrième en levant
La mesure de deux noires (4) se divise en deux Temps ou deux noires, ou autres figures d'une valeur Correspondante, dont l'une se marque en frappant et l'autre en levant
La mesure de six noires (4) se divise en deux Temps, ou en deux blanches pointées, ou autres figures d'une valeur équivalente, et se marquent, une en firappant et l'autre en levant '
LsLmesure de six croches (^l^ se divise en deux parties, ou en deux noires pointées , ou autres figures d'une égale valeur, qu'on frappe comme dans la mesure précédente.
La mesure de douze noires (^^ se divise en quatre blanches pointées, ou autres figures équivalentes, dont deux se marquent en frappant et deux en levant
La mesure de douze croches (^^ se divise en quatre parties, ou quatre noires pointées, ou autres figures équivalentes qu'on frappe comme dans la mesure précédente.
itlS TEM
MB8C1ISS A TEMPS IMPAIKS.
La mesure detroi8élanches,m2iTqviée l» se divise en trois Temps, ou trois blanches, ou autres figures d'une égale Yaleur 9 dont deux se marquent en frappant et l'autre en le?ant
La mesure de trois noires (4 ^ se divise en trois Temps , ou trois noires, ou autres figures équivalentes, qu'on frappe comme dans la mesure précédente.
La mesure de trois croches (|) se divise en trois croclies, ou autres figures d'une égale valeur, qu'on frappe comme dans les autres mesures à trois Temps.
JLa mesure de neuf noires (4) se divise en trois Temps , ou trois blanches pointées , ou autres figures d'une valeur équivalente, dont deux se marquent en frappant , et la troisième en levant
La mesure de neuf croches (g) se divise aussi en trois Temps, ou trois noires pointées, ou autres figures de la même valeur, qu'on marque comme dans la mesure précédente.
Les mesures le moins employées sont : la mesure de trois Manches, celle de six nmres, celle de neuf noires et celle de douze noires.
En jetant un regard sur les diverses espèces de mesure , on trouvera que les mesures paires , comme les mesures impaires ne sont au résumé que la même mesure présentée sous des formes différentes, et qu'on pourrait écrire, par exemple , la mesure de deux blanches avec une mesure de deux noires, la mesure de trois blanches avec une mesure de trois croches, etc. , pourvu qu'on en modifiât la valeur au moyen du mouvement.
Il est enfin reconnu que toute espèce de mesure peut se distinguer par le mode d'exécution , de manière que plus la valeur des notes composant une mesure est petite, plus en général une composition sera exécutée avec douceur, et vtca