Tome n
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musique qu'on exécutait dans les cathédrales de la Picardie, plus long-temps qu'àiUei^
TIMPAJSI, s. m. pi. = TIMBALES, s. f. pt. — Deux bassins sphériques en cuivre, sur lesquels on adapte des peaux fortement tendues au moyen d'un cerclé de fer et de plusieurs écrous, forment Finstrument que nous nommons tknhaies. En frappant successivement sur Tune et Fautre de ces peaux avec des baguettes, on obtient deux sons très distincts; leur différence provient de l'inégalité des bassins. En serrant plus ou moins les écrous du cercle de fer, on parvient à changer le ton des timbales, et, dans certains tons, on les accorde de manière à ce que la tonique soit à la quarte au dessous , ou la domhiante à la quinte supérieure , ce qui revient au même.
Le roulement de timbale s'exécute par le mouvement alternatif des deux baguettes en frappant deux coups avec chacune d'elles. Le roulement de timbale produit un effet surprenant dans le crescendo et le forte d'un orchestre; il a quelque chose de mystérieux et de sinistre s'il est fait pianissimoy ou si les timbales sont voOées.
Les timbales, étant limitées à deux notes seulement, sont soumises souvent à de longs âlences. Mais quelques compositeurs modernes , sans exclure les plus célèbres, se permetientà cet égard des licences, en faisant, par exemple, résonner les timbales do, soi y sur les harmonies ré, soi, sous prétexte que do est la septième de ré, et d'autres choses semblables qui produisent un mauvais effet Pour éviter cet inconvénient, M. Gastil-Blaze proposa, il y a quelques années, d'introduire dans Torchestre trois timbales placées en triangle, de manière que deux resteraient accordées comme à l'ordinaire, et qu'à la troisième on ajouterait la deuxième du ton pour le mode majeur et la septième pour le mode mineur. Par exemple, dans le ton d'tit majeur, ut, soi, ré, dans le ton d'u< mineur, ut, soi, si I7. Il est inutile de faire le détail des