TIM
bourg, coDStruisit des timbales dans lesquelles raccord s'opérait instantanément aa moyen d'une seule vis placée au milieu et en dehors du bassin. A cette vis allaient aboutir quatre branches attachées à quatre endroits d'un cercle de fer qui se trouvait au dessous du cercle ordinaire qui sert à tendre la peau. La vis se tournait au moyen d'un levier dont le moindre mouvement faisait hausser ou baisser le ton.
En I82I9 M. Stumpf , musicien attaché à l'orchestre d' Amsterdam, inventa un moyen tout différent pour obtenir le même résultat Son mécanisme, dont il gardait le secret, était placé dans l'intérieur de la timbale. L'accord s'opérait de la manière que voici : le bassin était fixé sur un pied et attaché de telle sorte qu'on pouvait le tourner à droite ou à gauche. C'est en tournant le bassin même qu'on accordait l'instrument, ce qui se faisait assez vite pour pouvoir changer l'accord pendant l'exécution de quelques mesures.
En 1827, M. Labbaye, facteur d'instruments de cuivre à Paris, montra, à l'exposition des produits de l'industrie, une timhaU méccmique que l'on pouvait accorder d'un seul coup par le moyen d'un régulateur, qui indiquait le degré de tension nécessaire pour chaque note voulue. L'opération se faisait à l'aide d'une poignée que l'on tournait avec la main. L'auteur de cette ingénieuse invention reçut la médaille d'argent ; mais son instrument ne parvint pas à remplacer les timbales ordinaires , dont on continue toujours à se servir dans nos orchestres.
En 1836, M. Eiblinger, de Francfort, inventa pour les timbales un mécanisme qui> d'après quelques rapports, surpasse tout ce qui avait été l^it jusqu'à cette époque.
Enfin , les journaux de Naples , du 28 mai 1838 , ont rapporté que M. Catterino-Catterini, premier timbalier de l'orchestre du théâtre de Saint-Charles, a perfectionné la timbale en y ajoutant un mécanisme qui est mis en mouvement avec onze pédales, et au moyen duquel on peut produire, par