‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 146 sur 183 · TRA · texte numérisé non relu

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chant et la poésie, dans lesquels elles trouTent une occupation agréable, tant pendant leur trayail que dans les heures d'oisiveté. Elles chantent leur amour, leur chagrin , et même le souvenir de leurs morts sur les tombeaux.

Les Valaques ne connaissent ni les notes ni tout autre signe de notation , et U n'est Jamais passé par la tête d'aucun individu de cette nation à demi civilisée, de chanter autrement qu'à l'unisson ou à l'octave , quoique ce peuple entende tous les jours les chansons et les airs de danse des autres nations. Les harmonies modernes ne sont pas nationales chez les Valaques; en effet les Bohémiens {zingari), qui dans leurmusique font entendre des accords harmoniques, jouent à l'unisson ou à l'octave aussitôt qu'ils accompagnent les airs des Valaques. Il reste à savoir à présent si ce mode d'exécution est vraiment originaire des Grecs ou des Romains.

Toutes les chansons valaques ont un mouvement lent et lourd ; la plupart de leurs airs ne peuvent être réglés par aucune mesure, comme les Ranz des Vaches des Suisses. Les airs de danse ont cependant un mouvement lent modéré qui peut être marqué en mesure à 2/4. Les chansons s'exécutent ordinairement dans le mode mineur, et lés danses dans le mode majeur.

Quant à la musique d'église il n'existe pas de dUTérence entre celle des Valaques et celle des Grecs modernes, à cause du rapport qu'ont entre eux les rits et les cérémouies religieuses de ces deux peuples. Les prêtres seuls et quelques enfants sont chargés de la partie chantante , qu'on exécute également à l'unisson ou à l'octave , sans orgues et sans instruments, et qui n'est autre qu'un chant de simple tradition.

Les instruments des Valaques consistent en deux espèces de flûte , en un violon accordé dans les tons la, ré y ia, ré, et en une cornemuse qu'on ne trouve cependant que vers les frontières de la Hongrie.

La Transylvanie est en outre habitée par des colonies dont

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les plus aociennes sont aijgourd'hui celles des Hongrois et des Seckler, qui cultivent la musique à l'instar de leurs nations. Les Seckler surtout, dans leurs levées générales, faisaient usage autrefois du Torak-Sip (fifre turc), ou Taragato^ip (fifre militaire), qui servait de signal dans les émeutes rakoctiennes à la fin du rvir siècle; c'est pourquoi cet instrument s'appelait aussi Rakotzi-Svp (Voy. Vngheria).

La colonie saione qui habite la Transylvanie marche, dans la culture de la musique, d'un pas égal à celui de sa nation. Ce furent les Saxons qui les premiers introduisirent des orgues dans leurs églises, où l'on trouve partout aujourd'hui des organistes et des orchestres passables pour accompagner les chants des cérémonies religieuses. Dans les gymnases réformés de toutes les villes , il existe depuis long-temps des cours de musique, dont le but principal est de former des musiciens pour le service des églises.

TRANSITUS. — Sons et accords qui tombent sur le Temps faible.

TRANSITUS IRRE6ULARIS. — Emploi de ce qu'on appelle les notes fausses.

TRANSrrUS REGULARIS. — Notes d'agrément.

TRANSEIONE = TRANSITION, s. f. — Passage d'un ton à un autre. L'artde faire succéder convenablement une modulation à celle qui la précède, est une des parties essentielles de l'étude de la composition. Voyez aussi l'art ModtUatian, où l'on parle de la différence qui existe entre la transition et la modulation.

Un compositeur habile peut employer les transitions conune moyen artificiel, propre à exprimer les senthnents sans se lier pour cela à l'affinité des tons $ il peut aussi faire ses transitions dans les tons les plus éloignés, pourvu qu'il sache user adroitement d'un moyen de retour. A cet effet on doit éviter les véritables cadences qui détruisent trop l'unité du tout el le sentiment du ton principal.

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Les compostteais qai font usage des transltioi» dans le seul but d'éviter r uniformité des tons, doivent choisir ceux qui s'harmonisent le mieux avec le ton principal ; ainsi, par eixemple:

Dans le mode majeur on pourra choishr : i* le mode majeur de la quinte ; 2"* le mode mineur de la sixte ; S* le mode mineur de la tierce ; 4* le mode majeur de la quarte; et 6"" le mode mineur de la seconde.

Dans te mode mineur ce sont: i* le mode majeur de la tierce; 2^" le mode mineur de la quinte ; 3" le mode mineur de la quarte ; 4*" le mode majeur de la sixte mineure ; et 5** le mode mineur de la septième mineure.

Relativement k Tordre de ces transitions, on adopte encore aujourd'hui Tusage des anciens (du moins dans le style sérieux), c'est-à-dire dans le mode majeur on termine la première période principale sur le mode majeur de la dominante ; dans la seconde période principale la modulation s'approche du mode mineur de la sixte ou même de la tierce, etc.

Depuis que Haydn et Mozart ont tracé une nouvelle voie pour la modulation , on commence à s'écarter de l'ancienne méthode, et il n'est pas rare de trouver aujourd'hui des morceaux de musique dont la période principale se termine sur tout autre ton que la dominante, et quelques autres encore dont la période s'arrête sur un ton très éloigné du ton principal Mais quoique les meilleurs compositeurs, tels que Salierl, Yogler, nous en aient donné des exemples, il faut néanmoins plaindre le sort de la musique réduite par quelques musiciens k ne représenter, dans leurs compositions, qu'une espèce de tableau qui indique la manière de moduler d'un ton à un autre.

TRANSIZIONE ENÂRMONICA = TRANSITION ENHAR- MONIQUE. — C'est celle où une ou plusieurs des parties font un intervalle enharmonique, comme do jl^ et ré ^. Les transitions enharmoniquesfontbeaucoup d'effet à la scène, surtout lorsque les personnages éprouvent une grande surprise , ou

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qu'un éyénement imprévu change tout à coup leur situation^ TRASPORTARE = TRANSPOSER ^ v. a. — C'est noter ou exécuter un morceau de musique dans un autre ton que celui où il a été écrit par le compositeur.

TRASPORTATO = TRANSPOSÉ, adj. — Tons transposés (Voy. Fa fictum, Tuoni ecctesiastici).

TRATTATO = TRAITÉ, s. m. — On donne ce nom , en musique , aux divers ouvrages classiques qui traitent avec méthode de la théorie et de la pratique de la musique en général, ou de quelques unes de ses parties, telles que Tharmonie, le contrepoint ou la ftigue.

TREMOLANDO (en tremblant). — (Voy. Trémolo).

TREMOLO (tremblement). — Le tretnoto est un effet que l'on produit sur les instruments à archet , en faisant aller et venir sur les cordes l'archet avec tant de rapidité que les sons se succèdent les uns aux autres sans laisser remarquer aucune solution de continuité.

Le tremoio s'indique par une ligne horizontale tremblée (*-^ — ) placée sur des croches simples, doubles, triples ou quadruples, selon que la mesure ou le mouvement l'exigent. Le tremoio est un des moyens les plus puissants de la musique dramatique, et s'emploie avec succès pour accompagner un récitatif véhément et passionné.

Les effets du tremoio se rendent parfaitement sur le piano, en frappant au moins deux touches alternativement et avec un mode d'exécution très rapide.

TRIADE, s.f. — (Voy. Accordo).

TRIANGOLO = TRIANGLE, s. m. — Instrument de percussion s\m consiste en une petite tringle de fer pliée en forme de triangle , sur laquelle on frappe avec une baguette de même métal pour en tirer du son.

Pour que les vibrations du triangle ne soient pas ioter^ ceptées , on a soin de le tenir suspendu à un cordon.

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