‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 150 sur 183 · S70 TRO · texte numérisé non relu

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se sert à la chasse; le son en est rauque. On donne à cet instrument le nom de c&r de chas$e.

TROMBA GALLICA-= TROMPETTE GAULOISE. — (Voy. Camix),

TROMBA MARINA = TROBiPETTE MARINE. — Instrument monté d'une seule corde très grosse qu'on joue avec un archet, en appuyant sur cette corde avec le ponce de la main gauche ; la forme de cet instrument est fort allongée » et son dos est arrondi en poire.

TROMBA MEDU = TROMPETTE MOYENNE. — Ancienne trompette grecque d'un son grave.

TROMBA PAFLAGONIGA = TROMPETTE PAPHLAGO- NIQUE. — Ancien instrument grec d'un son grave, et dont le pavillon ressemblait h une tête de boeuf.

TROMBA ROMAN A = TROMPETTE ROMAINE. — Cet auden instrument des Romains, d'une forme droite, se terminait en une ouverture évasée et un peu recourbée, ainsi qu'on le voit sur la gravure de plusieurs médailles et sur quelques sculptures de marbres anciens. La Renommée est représentée tenant cette trompette à la main ; de semblables trompettes se trouvent aussi sculptées sur la colonne Trsyane.

TROMBETTA = TROMPETTE, s. m. — Nom de celui qui joue de la trompette dans la cavalerie.

TROMBETTARE = TROMPETTER, v. a. — Jouer de la trompette.

TROMBETTATORE , TROMBETTIERE = TROMPET- TISTE, s. m. — Musicien qui joue de la trompette dans les orchestres.

TROMBONE, «. m. — Cet instrument à vent en cuivre, non percé de trous , avec une large embouchure , a aujourd'hui encore presque la même forme qu'il avait U y a trois siècles. Ses tuyaux, introduits dans une pompe à deux branches qai se reoottitre sur une longueur de vingt-cinq pouces environ ,

s'alloDgent et se raccourcissent à volonté^ et donnent les moyens d^attaq1ler les tons ai^us et les tons graves de son diapason (Yoy. aussi l'art Istrumenti da FicOo).

Il y a trois trombones : le plus petit est le trombant atto pour lequel on écrit la musique sur la clé d'ut troisième ligne ; le moyen est le troméùne ténor , dont la musique se note sur la clé d'ut quatrième ; et le plus grand , le traméarie basse , pour lequel on écrit la musique en clé de fa quatrième ligne. En ItaUe on ne se sert en général que de ce dernier.

Le trombone est propre à l'expression la plus solennelle > et produit un très bel effet dans les chœurs guerriers et religieux» dans les marches triomphales, dans les évocations magiques, etc. Ses accents, voilés par les sourdines, s'unissent merveilleusement aux chants funèbres. Les grosses notes lui conviennent beaucoup mieux que les passages rapides, et un trombone basse sulflt pour un orchestre qui n'est pas très nombreux.

TROMBONE. ~- Jeu d'orgue de la classe des jeux d'anches qui sert d'unisson au principal.

TROMBONISTE =* TROMBONISTE, «. m. — Musicien qui joue du trombone.

TROMPETTE A PISTONS. * — C'est à Henri Stœlzel que l'on doit l'invention de la trompette à pistons (Voy. Cor à pistons). Cet instrument n'a été connu en France que dans le courant de l'année 1826. A cette époque le célèbre com* positeur l^ontini , directeur général de la musique du roi de Prusse, adressa à M. Dauverné, professeur du Conservatoire, une trompette d'après le nouveau système de Stoelzei, mais qui laissait encore à désirer plus de justesse dans les sons et un troisième piston meilleur.

En 1829, M. Antoine Halary, facteur d'instruments, per-

* Ajouté par le Traducteur.

fectionna celte trompette en retranchant le troisième piston et en adoptant sur l'instrument deux petites coulisses qui servent à modifier le tempérament de chaque tan ou corps de -rechange.

Le mécanisme de la trompette à pistons, dit M. Dauvemé, ressemble à celui des instruments à vent qui forment leurs sons par le secours de trous ou de clés 5 puisque les pistons «ont disposés de manière qu'en les faisant agir on modifie, h volonté, le degré d'élévation du son; par ce mécanisme, la trompette se trouve enrichie d'une grande quantité de notes qu'il lui était impossible de produire auparavant.

L'effet général des pistons est de baisser à volonté d'un demi-ton, d'un ton et d'un ton et demi , le diapason de toute l'étendue du ton ou corps de rechange placé sur l'instrument

Voici quelles sont les fonctions de chaque piston : le piston supérieur, le plus près de l'embouchure, a la propriété, quand il est poussé, de baisser l'instrument d'un ton ; si doue la trompette est en soi, la voUà en fa ; sitôt qu'on lève le doigt on revient au ton primitit Le piston inférieur ne baisse l'instrument que d'un demi-ton , et , en appuyant sur les deux pistons à la fois, on baisse la trompette d'un ton et demi.

TROPI = TROPES. — C'étaient anciennement V certaines formules mélodiques qui servaient à la connaissance des huit tons d'église, dont quelques uns en avairat plusieurs, appelées différences, parce qu'elles différaient entre elles. * Les anciens, extrêmement désireux de mettre en vers leurs préceptes, firent succéder ces tropes sous certaines allégorie» et suivant Tortre des tons. Ainsi, par exemple, Adam^

* Au inoyeD4ge le mot fropa équivalait à celai de mod». Le pére If ar> tlnl (Stcria déUa Musica, i.I, p. 386) démontre qa*à celle époqua Vfipressioii iropui slgnifiail même lei huit loua d*égliae.

primus homo, désignait le trope da premier ton avec cinq différences; Noe secundus, celai du second ton, sans ctifférences; Tertius Abraham ^ celui du troisième avec trois différences i Quatuor Evangeiistœ, celui du quatrième avec quatre différences ; Quingue Uiri Mosis , celui dit cinquième avec une sevie différence; Sex hydriœ positcd, celui du siiiëme avec une seule différence; Septem sohoÙB suntarteSf celui du septième avec cinq différences; Sed octo sunt partes 9 celui du buitième avec trois différences. Enfin, il y avait, comme neuvième ton, le Trapus pere^ grintts, où , à cause de son rare emploi , il n'existait aucune différence. S'^Les tropes étaient aussi autrefois une espèce de petit chant qu'on intercalait entre deux chants d'une plus longue durée pour, les faire alterner, et consistaient originairement en un seul vers ou en deux vers tout au plus. Par la suite on les intercala dans l'intermède desépltres, et on leur donna le nom de OmcUuras ou Farcituras.

TROUBADOURS, s. m. p. — (Voy. Ca/ntori Prawnzaii).

TUBA. -T- Instrument à vent très ancien, non percé de trous, ou espèce de trompette égyptienne que quelques uns. prétendent avoir été inventée par Osiris.

TS£LS£LIM. — Instrument de percussion des anciens Hébreux qui ressemblait, à ce que Ton croit, à un tambour de basque.

TUBA H£RGOT£GNIGA. — Gerber, dans son nouveau Dictionnaire des musiciens, rapporte que le célèbre mathématicien prussien, Ghristiem Otter, donna le nom de Tuba hercotecnica à un instrument à vent qu'il fabriqua dans le XYU* siècle pour le roi de Danemarck. Ge prince fut si content de ce présent qu'il fit frapper des thalers avec une nouvelle empreinte , et en fit remettre à Otter la somme de deux cent.

TUONI AFERTI = TONS OUVERTS. ~ On appelle ainsi

i7li TUO

les soDft que Ton obtient sur le cor, sans iDtrodoire la maifr dans le pavillon.

TUGNIDICACCIA=TONS DE GHASSB. — On donne eenom aux petits airs que les piqueurs sonnent sur la trompe pour guider les chiens dans une chasse au cerf j au sanglier, ou à toute autre béte. Ces tons de chasse ont chacun une signification particulière que les chiens comprennent parflaitement Ils servent k faire connaitre les différentes circonstances de la chasse , et à communiquer, à de grandes distances, les ordres de ceux qui la dirigent* Ces airs, écrits à g et dans un mouvement vif, n'ont guère plus de huit mesures, et on les sonne toujours à l'unisson.

Les tons de chasse sont au nombre de dix-neuf , savoir :

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