‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 153 sur 183 · TUR 3SS · texte numérisé non relu

TUR 3SS

TUONO MINORE == TON MINEUR. — (Voy. l'art précédent).

TUONO RELATÏVO = TON RELATIF. -- C'est celui qui a quelque analogie plus on moins éloignée avec le ton prind^ pal. Les relatifs les plus rapprochés des tons majeurs sont ceux de la quinte et de la quarte majeures, de la sixte et de la tierce mineures. Ceux des tons mineurs sont la tierce et la sixte majeures, la quinte et la quarte mineures*

TURGHIA = TURQUIE (aperçus sur la musique en). — D'après de récentes observalions faites dans ces contrées par de savants voyageurs , il résulte que les Turcs aiment beaucoup la musique, sans cependant lui donner une valeur d'art. Aujourd'hui il est de bon ton à Gonstantinople de trouver du plaisir à la musique, et de savoir jouer de quelque Instrument. Les Turcs bien élevés chantent peu, et les hommes du peuple au contraire beaucoup ; et si aux yeux des premier^ c'est chose deshonorante.de chanter en public pour de l'argent, ils aiment néanmoins à se faire entendre dans des cer-^ des intimes et dans leurs harem. C'est à tort que Guy croît que les Turcs n'ont aucune théorie musicale. H est vrai que la plupart apprennent à chanter et à jouer par le seul secours de l'oreille, et que les plus exercés improvisent à leur gré. Toutefois ils ont des signes réguliers pour noter les sons, un rhythme régulier dans leur mélodie ; leur chant a une juste intonation, et leur exécution une mesure convenable. Pour noter leurs sons ils se servent de nombres, comme les an> ciens , et leurs chansons populaires les plus répandues sont notées de cette façon.

La musique turque , comme celle de toutes les nations qui ignorent Vart véritable, ne sort pas des deux extrêmes; car elle est ou très douce, ou bien excessivement heurtée et bruyante , et elle peut être parfaitement comparée à la fameuse musique des montagnards écossais. L'amour et la guerre, voilà les éternels textes des chansons turques, et

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leurs harmonies dépassetit raremeDt raccord de domiBantc,, ou celui du mode relatif eu mineur ^ et vice versa. Les chants d'amour et les chants militaires sont toujours dans le mineur^ caractère propre des nations qui ne connaissent pas Fart miisicaL

C'est du reste une chose digne d'observation que les Turcs^ particulièrement les plus habiles , ne se contentent pas d'exprimer dans leurs mélodies les sentiments tendres au moyen de nos tons entiers et de nos demi-tons , mais qu'Us y font entrer même les quarts de tons, et en font une bonne application. Cependant ils ont peu d'instruments susceptibles d'une telle division en quarts de ton , et le tamifur, instrument avec un fort long manche* armé de huit cordes métalliques 9 et Joué avec un plectre en écaille de tortue^ manque en quelque partie de cette faculté.

Les Turcs expriment leurs plamtes amoureuses sur la guitare ou sur le psaltérion, ou encore par le secours du chant accompagné du psaltérion. S'ils ne parviennent à s'afEranchir de l'amour, c'est le désespoir qui s'empare d'eux, etadors la chanson et la musique prennent un caractère farouche et tout à âttt s^nblable à la musique militaire. La chanson populaire est toujours d'une couleur militaire et pleine des puissantes explosions de désespoir d'un amour malheureux. De là vient qu'exécutée par un homme sans éducation (et cette classe en Orient goûte plus en général le désespoir que les plaintes)^ elle ressemble plutôt à de grands cds qu'à un chant animé.

Les officiers les plus considérables regardent comme une chose convenable et en même temps de luxe, d'être entourés de nombreux musiciens. Les principaux histruments militaires sont le hautbois, les dmbales, de petits tambours de tous genres, le gros tambour, les octavins, le triangle, etc. Us se servent rarement de clarinette et de basson. L'effet de ces divers instruments est très fort ; c'est plutôt un bruit rhyth**

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