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DNGÂ* — - Nom ancien de la croche.
UNDA-MARIS. — C'est le nom d'un jeu d'orgue de tuyaux à anches 9 de huit pieds ^ accordé un peu plus haut que les antres jeux, et, à cause de cela, formant avec eux une sorte de battement qui a quelque analogie avec le mouvement des flots.
UNDECIMA = ONZIÈME , s. f. — Intervalle de onxe degrés, ou bien une quarte distante d'une octave de sa note fondamentale. Considérée comme intervalle, c'est le cas d'appliquer tout ce qui a été dit de la dixième (Y. cet art ). Quant à sa contexture harmonique , il en est parlé àTarticle Accord de onzième
UNGHERIA = HONGRIE (notices sur la musique en), ~ C'est vers le ix* siècle que les Hongrois abandonnèrent l'Asie pour conquérir cette partie de l'Europe que depuis lors ils ont toujours occupée. Ds aimaient la musique, comme tous les peuples asiatiques ; et il parait que , dans les premiers temps de leur établissement , ils ne se servaient que d'instruments rapportés d'Asie , et qui , presque tous, étaient des instruments à vent
n est prouvé par un diplôme duroi Bêla III, en 1192, que ce prince envoya à Paris un certain Elvin pour y apprendre la musique. Il y fut peut-être déterminé par sa seconde femme , Marguerite, fille de Louis vn, qu'il avait épousée en 1186.
La musique hongroise resta cependant dans la médiocrité jusqu'au temps de Mathias Corvin , fils du fameux Corvim li rendit les Hongrois rivaux des autres nations dans les sciences et dans les arts, que lui-même il cultivait Le nonce du Pape, qui vint à Bude en 1AS3 pour faire la paix entre l'empereur Frédéric et Corvin , combla d'éloges les chanteurs de sa chapelle dans une lettre adressée au Souverain Pontife.
Sons les rois Ladislas VI et Louis n, la musique, quoique cultivée avec soin , l'était avec moins d'éclat On diminua le nombre des artistes de la chapelle de la cour.
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Comme tous les autres peuples, les Hongrois n'avaient d'abord qu'un chant sans mesure et sans mode déterminé, sur une poésie sans harmonie. Du reste » tandis que presque toutes le nations» particulièrement celles du Nord^ aimaient les sons viCs et aigus , les Hongrois au contraire aimaient les sons moyens et les mouvements lents.
Le chant régulier fut plus tard introduit en Hongrie avec la religion chrétienne et les belles*lettres. Sous le roi Etienne, des Hongrois se présentèrent devant saint Gérard » leur évoque, et le prièrent de faire instruire leurs iilsdans les lettres. L'évéque , ainsi le rapporte l'histoire , remit ces entans aux soins de Walter ; et ils firent sous lui tant de progrès dans la grammaire et la musique , que les nobles et les magnats lui confièrent aussi les leurs.
Aujourd'hui le Hongrois danse beaucoup ; la danse est sa passion ; aussi la musique nationale est- elle , pour ainsi dire, une musique de danse. £lle a ordinairement un caractère mélancolique; mais souvent aussi elle est bruyante et semble exciter à la guerre. Les Hongrois aiment les modes mineurs , comme les Russes ; et si une danse commence en majeur, elle ^mbe bientôt en mineur. Ils aiment aussi beaucoup les triolets.
Le verbunkos (danse pour recruter) est lent, fier et guerrier ; peut-être a-t-il quelque rapport avec les danses tragiques des anciens Grecs. La danse rapide est au contraire vive et entraînante ; ses pas et ses tours rapides la font ressembler k une danse de Bacchantes et la rendent excessivement fatigante. Le peuple est passionné pour cette danse. Il y en a une autre qui tient le milieu entre ces deux.
La plupart de ces danses conservent^ du reste , une empreinte de la primitive férocité et de la rudesse de ces peuples. Souvent aucune loi de l'art n'est observée dans la partie harmonique de la musique, car les Zingari. (Bohémiens) qui l'exercent ne l'enlendeut nullement. Le nom