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éeZigan (Zlngari) les choque, et ils se donnent celui de Vi'Magyar (nouveaux Hongrois). Il n'est pas rare de trouver cbez eux du génie et un remarquable talent musical. Leur méthode , leur précision dans l'expression et les transitions , qui ne sont que la conséquence de leur organisation et du sentiment musical ^ étonnent souvent le véritable artiste^ et ne sont nullement faciles à imiter.* Leurs modes ressemblent aux modes anciens^ éolien^ hypo-dorien^ hypoéolien et bipo-pbrygien. Ils jouent le plus souvent en ^ (7 , mi^ ,ia^ et <a mineur. Leurs instruments ordinaires sont le violon et lepsaltérion allemand. Cependant leur plus ancien Instrument est le haiforn-sip , espèce de fifre ou chalumeau qui ressemble au hautbois^ mais plus court et excessivement criard. C'est avec cet instrument qu'anciennement on appelait des montagnes les nationaux à une levée en masse. Le prince Ragoczy l'employait en campagne selon l'antique usage; aussi a-t-U pris depuis le nom de ragoczy-pfeife (fifre de Ragoczy). Dans quelques districts de Hongrie le peuple danse au son de cet instrument ^ qui est aussi grossier et barbare que la musique même de la danse ragoczienne est une farouche confusion de sons incohérents. Quant aux Zlngari, il faut en outre remarquer que depuis quelque temps ils ont adopté les instruments à vent, et surtout la clarinette qui remplace le psaltérion.
Il y a une autre singularité dans la musique de danse en Hongrie, c'est qu'en dansant on marque la mesure avec les éperons, en les frappant l'un contre l'autre; les femmes même de la classe commune et les villageoises portent les teisma ou bottes à la hongroise^ et dansent de cette façon.
Les Slaves, qui habitent une grande 4)artie du pays, et les
* Je me rappelle avoir entendu en Hongrie un des plus fameux musiciens des zlngari. Sans connaître une seule note» il improvisait sur le fiolon dei passages d*une difficulté extrême, et telle qu'il pouvait défier un f iolontste peu ordinaire.
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Valaques en Transylvanie y aiment beaucoup la cornemuse* Les Grecs qui sont en Hongrie aiment aussi la danse natio* nale ; mais ils en ont une qui leur est propre , entièrement différente de la précédente. Elle est accompagnée de lapandura, cet instrument employé en Turquie. Les nouveaux Grecs dansent en cercle^ ayant les genoux repliés ^ et les paysans valaques sautillent en rond avec leurs bâtons; c'est comme une danse d'ours.
£n Hongrie les chansons nationales sont pour la plupart plaintives et passionnées; cependant il y en a beaucoup de celles du bas peuple qui sont grossières, féroces et obscènes.
C'est encore une chose remarquable que chaque comtat hongrois ou département ait aussi bien dans la musique de danse que dans les chansons^ son ton propre et son texte caractéristique.
Tout ce qui vient d'être dit n'est applicable qu'au bas peuple 5 car la bourgeoisie et la noblesse des villes ^ comme les riches propriétaires dans les campagn s , cultivent la musique avec autant de zèle qu'elle l'est dans 1 : autres villes d'Allemagne, d'italiejet de France ; et comme dans les sociétés distinguées, outre le hongrois et le latin, on parle epcore l'allemand, l'italien et le français, de môme on a adopté la musique de ces trois nations. La musique d'église est cepen* dant négligée comme partout; et ce n'est qu'à £isenstadt, résidence du prince Esterhazy, qu'il subsiste encore un reste de la chapelle , autrefois si brillante sous la direction de Joseph Haydn; on y exécute de bonne musique d'église, assez favorisée par le prince.
Dans quelques villes de Hongrie, par exemple à Presbourg, ma patrie *, il existe depuis long-temps des écoles de mui^que.
LicblenMiAl est né en 1780.
iVo(e du Trad,