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inents dans rharmonie lui donnent de la variété dans ses retours, si la gradation des demi-teintes amène les grands effets, il n'y a point à craindre que les répétitions dn thème fatiguent les auditeurs ; on les entendra toujours au contraire avec un nouveau plaisir. Dans les œuvres des grands maîtres on trouve une infinité de morceaux composés sur un seul motif. Quelle unité dans la marche de ces compositions! Tout se rattache au sujet; rien d'étranger ni d'inconvenant; c'est une chaîne dont on ne pourrait enlever un anneau sans la détruire. Il n'y a que l'homme de génie^ le savant compositeur qui puisse accomplir une semblable tâche^ aussi admirable que difficile.
La règle, qui veut que Ton conserve l'unité des idées dans une composition , n'est pas sans exception. Si , par exemple, un air ou une symphonie présente une série d'images variées, le compositeur doit nécessairement avoir recours à différentes mélodies, pour se conformer à l'intention du poète. Il faut cependant que de semblables morceaux soient conduits avec un art infini pour ne pas dégénérer maladroitement en une espèce de pot pourri. Du reste le compositeur fait souvent preuve de science et de génie , en réunissant en un seul deux ou trois motifs. En général on peut affirmer que celui qui ne connaît pas à fond les secrets de l'harmonie, ne donnera jamais à ses compositions cette perfection et cette précieuse unité qui contribue tant à leur force et à leur agrément.
UOMO {Primo), — Nom par lequel on désigne par fois un sopranlste castrat,
URâNION, 8, m. — Cet instmment, inventé en 1810 par M. Buschmann , en Saxe, ressemble au mélodion. Il est long de quatre pieds , large de deux et haut d'un et demi. Il a une étendue de dnq octaves et demie , en commençant par le fa clé de basse au-dessous de la portée.
11 a un cylindre couvert de drap et mis en mouvement par
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une roue et nue pédale. Les sons de Turanion sont fort doux et s'obtiennent par le frottement du bois» et non pas d'un métal ou du crfstaL II produit aussi un assez heancreêcendo du piano au forte.
. UT. — Première note de la gamme française de ce nom. (Voy. Solmiêazione). On la remplace souvent par r/o (Voyez cette syllabe).
UT FA. — (Voy. fa ut).
UT QUE ANT LAXIS. — Dans l'article Solmisation il est parlé de cette hymne et de son application en musique. Et là vient se placer à propos une des belles inventions musicales.
Quelques auteurs veulent nier entièrement que l'échelle musicale dérive de cette hymne. Ils prétendent quHi est évident que les noms monosyllabiques » qui indiquent les sons, furent mis tout exprès dans cette hymne par un chrétien zélé, pour sanctifier en quelque sorte les noms profanes des notes. Ils tiennent donc pour certain que les noms de l'échelle musicale sont tirés de l'ancienne langue celtique , qui est presque toute monosyllabique. Ils affirment de plus que Pythagore lui-même y a puisé son système physico- planétaire et le dogme de la métempsycose » qui était particulier aux Druides.
Il faut consulter à ce sujet l'ouvrage de M. Poinsinet de Sivry» intitulé : Origine des premières sociétés.
Ut vient de theut, ou theutates des Celtes, ou de thaui, des Egyptiens; c'est le même personnage que Saturne
Ré de Ares, qui correspond à Mars.
Mi de Ogmi, qui signifie Mercure.
Fa, du mot arabe fa (bouche, entrée), par extension Vé^ nus, qui est l'entrée de la vie*
S&l, c'est le soleil.
La correspond à la lune, ia étant l'article par excellence
VAR ûOl
<^ez les Celtes, Et la lune le seul grand astre de la nuit ^ au moins pour nos yeux, comme le soleil est le grand astre du jour.
UT RÉ. — (Voy. Ré ut).
UT SOL. — (Voy. Sot ut).
V, — Cette lettre est une abréviation des mots vioiiiio, voiti; W Indique vioiini; V iini â S ( V. S. ) signifie voUi subito,
VALOR DELLE NOTE = VALEUR DES NOTES. — Durée du son, déterminée par la figure différente des notes (Voyez Notes).
VALZ. — (Voy. JValzer).
VARIARE — VARIER, t;. a. — Ajouter à un chant simple des, ornements, soit en divisant les notes d'une plus grande valeur en notes d'une valeur moindre, soit en changeant quelque chose dans l'accent, dans la force , etc. On emploie particulièrement cette méthode quand une cantilène revient plus d'une fols, ou qu'on répète un morceau de musique. Pour cela il faut connaissance de l'harmonie, facilité d'exécution, imagination, goût et sentiment
Il n'est permis en aucune façon de varier dans un tutti,
pieno, ou dans les parties d'accompagnement; la partie con*
certante est la seule qu'il soit permis de varier ; et encore ne
peut-elle l'être qu'après avoir fait entendre la mâodie