‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 19 sur 183 · Q MEN · texte numérisé non relu

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élresous laproiecUon des magistrats aux xm? et.xir atècles^.

J.a première de ces confréries a été fondée eoFraneeea 1330 sous le nom ûtConfrérie'dûmifU JuUen des in(i^ne^ tviûfs. Les membres qui la^composaieal s'appelaieot C&mr^ pagtwiis jonifteuT^, méncHreuso, oum4ns$trùre,etm/tm» mén€9$r&U, Cette réunion fut sanctionnée parles mâgisIraUi le 33 novembre 1 531. La socîéiése cboisll non seulement ud saint pour protecteur dans saint Geoét (romain i Joueur de gobelets /converti audiristianisaie et mort martyr «n 303) « mais encore un chef ayant le titre de m. di^ méstcs^ tri^rsf parce qu'alors toutes lesi coogfFégalions de«pe gebro avaient un chef ayant te titre de roi. Cette conlrérie habitaii une seule rue » dite rue de Saini-Jutten dàs mànetirierêf c'était là qu'on s'adressait pour se procurer ceux qu'on von~ lait employer dan» les noces et dans les asseuibiéeBde plaialiv

La nouvelle société commença d'abord par s'abandonnera une vie dissolue.» mais après plusieurs sévères ordonnuioes» il y eut scission eatre les membres de la confrérie : les ans reprirent leur ancienne manière de vivre et se firent danseilrs; d'autres se remirent de nouveau sous la protection des auto* rUés t, et prirent le titre de ménestrek ^ joueurs .df^mstru^ mentêftcmtiiautgueùas.

Le roi Charles VI coniirma ce titn; d«iis une letire-paiteBle du lAavril \ùùl, qui commence ainsi : : .

« Charles, par la grâce de Dieu, roi de Etfance^savoir.fai" n SOUS h tous présents et à venir. Nous avons reçu l'humble 3» supplication du roi des ménestrels «et. des autres ménestrels, 1 Joueurs d'instruments , tant haut comme bas^ cofltenant» » (somme dès l'an 1397> pour leur science ûeménesiraéU » faire et. entretenir selon certaines ordonnances! ». par eux » autrefois faites, et tou& ménestrels, tant joueurs de hauts rjnstruments comme bas, seront tenus d'aller par devant p ledit roi des ménestrels, pour faire serment d'accomplir ) toutes les choses ci-après déclarées, otc« , etc. »

lies orâr^s qui suivant «e rapportent aut nflices et antres occasions où les ménestrels pouvaient jouer.

On ignore le sort ultérieur de cette confrérie après cette patente; il est certain qu'elle eut une longue série de rois, parmi lesquels on cite deux Guillaume, un Dumanoir, un Constantin, et enfin Jean-Pierre Guignon.*^

Le dernier roi de cette société s'appela rai des vicions, et on trouve ce nom gravé sur des médailles. Il voulait soumettre à son empire, non seulement les musiciens de tonte espèce , maïs même les maîtres de danse ; ayant en à ce sujet un procès sérieux qu'il perdit , le vrai monarque revvendiqua ses droits et abolit tout à fait cette dignité musicale en 1773. Les actes de ce procès singuMer furent imprimés d'après les ordres exprès du roi , en 177ii , sons le titre de : Recueil d'tUlits, arrêts du conseil du roi^ ieUres fatenUs, mémoires et arrêts du parlemewt, en faveur des musiciens du royaume. 227 pages in-8*.

Une Institution musicale touf^St*fkit semblable à la précédente existait aussi en Allemagne. On ne sait pas précisément Tépoque à laquelle elle a commencé; mais il parait que la suprême dignité musicale, à Vienne, appelée Obères fiel, Grafen-Âmut , sous la juridiction de laquelle se trouvaient les mvmès, les éisiri&ns et tous les musiciens de rAnCriche, exIitaÀ déjà au xtv* siècle, tandis qu'à la fin du même siècle plusieurs états, dans les autres contrées de T Allemagne,

* Dacaoge parle aussi d*uo aoçieip ddcumcnt de i33g, %à on lit: Je. Robert Caveron. roi des Ménestrels du, royaume dé France, et de deux autres docuinents de 1357 et 1362. dans lesquels ils est fait mention de Cvpin du Brequin, comme roi des Ménestrels du royaume de France. Ces rois reçurent des couronnes d^argent, ainsi que cela résulte du câbler <l«s dépenses foites à l*Qceasion de la déli\ rance du rai Jean II . en 1367, fait prisonnier en 1356 à Poitiers^ On lit entre antres clioses : pour une <:ouronne d'argent quil donna le jo^tr de la Tiphanie au roi des 9f/nes(rels.

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