‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 22 sur 183 · MET .W · texte numérisé non relu

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.Si c'est un adagio qu'iiveulincttqaeryilreinettra le poids sur le Duméro 80 ^les battements marqueront alors des crodies? »'UUouve que les coups se suivent avec trop de. rapidité, il portera le poids plus liaut> au numéro 60^, par exemfàe^ et si les battements correspondent exactement aux crociikes de ^ son morceau» ce numéro 60, joidtà une croche, en indiquera le Temps. Il en est ainsi pour tous les autres mouvements.

J. Weber, jugeant que le métronome de Maelzel a^ entrç autres inconvénients, celui de coûter cher, propose une sorte de métronome qui n'occasionnerait aucun frais^ Il con^ sisterait en nn simple balancier ou petit poids ( par exemple une balle de plomb) suspendu par un iil plus ou moins long^ suivant rindication marquée sur la musique» et que Toa tien-* dra\t simplement avec la maln«

Mais ce moyen, au lieu de diminuer le nombre des inco»* vénients, ne ferait que l'augmenter;, car, outre la dîfiit* culte de faire connaître ei^acteraent les mesures linéaires usitéesdans un pays, peut-être entièrement inconnues dans un autre, il faudrait encore résoudre celle d'indiquer au juste le diamètre et le poids que le fil et la bailede plomb déviaient avoir. Il y a quelque temps, M. Neatb, un des diredecrs 4e lasodété philharmonique de Londres, voulut introduire dans cette capitale Tusage d'un fuétronome seoiblable; mais les Anglais y iirent peu d'attfntion et continuèrent à jouer: chacun selon son sentiment particulier. £t en eiTet il ine semble que la loi métronomique, établie depuis quelque temps, tie peut exister sans exceptions relatives, non seulement au paj's, vais encore au local où la musique est exécutée. Certaine» adoffios des symphonies de Haydn et de Mozart sembleraient traînants en Italie, si on les y exécutait du môme mouvement dont on les joue en Allemagne, et vice versa ^ les presto&se prennentplusyiisenAliemagnequ'en Italie. Unthéâtreplusouraolns vaste, ainsi que plusieurs autres causes qui peuvent être ignorées du compositeur, quand il n'a pas encore entendu l'effet to-

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taldeson oeuvre, influent sur la lenteur w la ripidUédesmouvemeats* Par exemple, il pe serait pas surprenant qu'un au^ teâl^ ayant écrit à Naples et envoyant à MUan sa parlKioii marquée d'après le métronome de Maelzel, pour être exécoy tée dans le grand théâtre, se trouvât avoir coipmis de graves erreurs dans Tindication des mouvements de certains mor*^ ceaux. On doit aussi remarquer que tout mouvement; quoique déterminé par le compositeur, est susceptible de nuances qui ne peuvent être indiquées par le métronome, mais qu'Une oreille exercée sait reconnaître^ Dans ce cas , le sentimeni se charge de trouver le mouvement convenable qu'aucun signé ne saurait marquer. Un chanteur, vraiment dramatique^ hâte ou ralentit son chant selon l'impulsion dès senlimentt dont il est aflTecté, sans blesser les lois du rbythme. L'artiste oublié parfois le métronome , et ^l'orchestre, transporté du même entbousiastne, se laisse entraîner par son eHant, et'suit Fittspiration du ch^teur, avec lequel il s'identifie , par Un merveilleux accord de sentiments.

METTER-DENTRO = INTERCALER, v. a. -* Se dit d'un air ou tout antre morceau de musique pris dans une partition que l^on place dans une autre.

MEZILOTHÂm ~ Mot hébreu signifiant certaines clochettes dont étaient garnies les thnballes des' anciens.

MEZZA BATTUTA = DEMI-MESURE. — (Yoy. Pmusa).

MEZZO FORTE = DEMI-JEU (demî-forl), abrev. m. f ^ Tient le ntflieu entre le piano et le forU.

MEZZO QUARTO, (demi-quart), Voy. Pausa.

MEZZO SOPRANO (Voyez les art Chiavc^ Soprane).

MEZZO TUONO (demi-ton) (Voy. l'art. SemiUwno).

MEXIQUE (musique chez les habitants du) * — On trouve à Mexico deux théâtres sur lesquels sont représentés des opéras. On y Joue la plus grande partie des opéras de Mosart, <lc

* Ajouté par le Tradutrleur. •

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Gtoérubini, Spontioi» RossiDi et quelqiWB petite opérâsiraiir çaia ; mais Texécution en général en est très médiocre. Les . ballets» presque toujours- dirigés par des Européens» simt firéférables aux opérai

Quelque daas ce pays Ton attaché une grande importance aux fdtes reUgieuses» la mostque d'église ne se .trouve pas cependant dans un état florissant Chaque égUse est à la vérité ponrwe d'un orgue; on rencontre même quelquefois un bon organise, mais on n'entend pas à Mexico de messes à grand orchestreet ciNBur, d'oratorios; deit^^mem» etc. La musique la plus complète des églises les plus riches , se compose d'une domine d'instruments et d'un peUt choeur de vc^ d'hommes qui chante les répons àl'ancien style. Lès fidèles ne prennent jamais part an chant La musique des vêpres est également au dessous de ceUe qu'on entend dans de très petites yâles d'Europe.

Panni les insiilnCious musicales de cette capitale, on cite VlnêtiHU ffàUhairmoni^ue. Làse rassemble toutes lesseroai^ nés une société nombreuse pour exécuter les coaqMsitions des grands maîtres ; et quoique l'entrée ne soit pas publique, on obtient fadlemeot une carte d'admission. On y entend dei qnatpiors» quintettes et d'autres hùos morceaux.

Lamosiquemilitaire est généralement bonne. Les concerts sont rares et peu fréquentés.

Lai musique est mieux cijdtivée dans l'intérieur de quelques famUles espagnoles et créoles que dans les élabUssemenCs pubUcs. Les membres de la fàmlile apprennent diiSérents instruments et forment ensuite de petits concerts.

L'instrument favori des Mexicains est la guitai^ ; son usage est généralement répandu dans tontes les parties du pays. L'on fait à Mexico» Guadalaxara et autres grandes villes de très bonnes gnitares d'un son pur et puissant La guitare mexicaine est plus complète que la ndtre; elle a quatorze ou aeixe cordes (c'est-à-dbre sept ou huit, car les cordes sont

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rodo«blée&), et le «h grave en eoeore précMé d'un ré el d'un si.

Le handoia et le iaMaian sont aussi d'un usage général; Ce dernier instrument ressemble au lutta ; le corps en est rond par la partie inférieure et plat par la supérieure^ le manche^ semblable à celui de la guitare» est pourvu de dix cordes métalliques. On le joue avec une pointe ilexfbie de corne ou d'éoaille; le son a quelque affinité avec celui du clavecin. On rencontre aussi, mais rarement, le psaitérian (psaherium). €et instrument se compose d'une espèce de corps, de quatre pouces, en forme de trapége, sur lequel sont tendues trois octaves de cordes métalliques, qu'on met en vibration avec les doigts ou "avec des baguettes.

La harpe est plus répandue, particulièrement dans le Jalapa, ou on la trouve presque dans toutes les maisons.

Le chant est très négligé; on rencontre quelquefois une voix flexible, mais pas d'expression, d'accent, ni de pathétique; aussi les petits aks pour la danse. sont41s ceux qu'on diante le mieux.

La musique des grands maîtres européens est connue dans la haute société, la musique allemande particulièrement. Les habitants du pays connaissent à peine le nom d'un compost^ leur espagnol. Dans les villages et dans les montagnes on retrouve les ouvrages de Haydn, Mozart, Beethoven et de Aach. Haydn est révéré comme le plus grand des musiciens ; on ne le fioonme que el divine H aydtu

La musique italienne d'église est presque la seule connue dans le Mexique. La musique française est très peu cultivée; on n! en connaît que quelques morceaux d'opéras.

Les chants populaires espagnols sont fort répandus ; mais les anciennes romances de chevalerie sont inconnues.

Les danses, les pantomhnes, qui expriment ramoar ou la jalousie» les hoiei^os, jurares, etc., sont généralement cultivés. Les valses et les contredanses ne sont en usage que

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dans la haute société; le peuple reste fidèle à ses fàiïdangas. La salle de bal est bientôt préparée; une petite place h. FomlN*e de quelques arbres fait l'ailklre; une guitare se fait entendre et les pieds sont en mouvement. Les ùoieros sont dansés par deux , quatre et quelquefois trois personnes. Quand les femmes manquent , les hommes dansent entre eux et réciproquement

' La musique de ces danses se compose de deux parties distinctes; l'une est jouée, Tatitrë cftantéë. La partie instrumentale est d'une mesure Tive ; la partie vocale est d'un mouvement plus lent et accompagné de gestes. La guitare et le bandalon senties instruments les plus généralement employés à cet usage. Les chants sont ordinairement fort Jolis, mais quelquefois obscènes, ainsi que les danses. Les mélodies sont d'un genre tout particulier et difficiles à retenir. On ne connaît dans ce pays ni romances, ni ballades, mais des chants passionnés d'amour et de jalousie.

ML — Troisième ton de l'échelle diatonique de do.

m FA BST DIABOLUS IN MUSI€A. — Pour comprendre ce proverbe des anciens, lisea l'article ReUizione non at^ mcnica-

MI LA. -^ Indique le changement de ces deux syllabes sur le ton mi ou la ( Voy. Soimisazi&ne. )

MINAGHEGHIM. — (Voy. Mfumim).

MINIAIA =: MINIME, s. f. — (Voy. Bianca).

MINIMO « AIINIME, adj. ^ On appelle intervalle minime celui qui est moindre que fintervalle mineur, ou diminué pour ceux qui sont susceptibles d'admettre ee degré. La deree diminuée est plus petite d'un demi-ton que là tierce mUieure ; comme par exemple, do jfmi);i la minime serait, doUi/iei mi \^, L'intervalle minime n'est pas admis dans la musique.

. MiNOREc^ MINEUR, adj. ~ (Voy. Maggiore).

MlNUftrn O = MENUET, s. nu — L^i iiblilesse v la grâce,

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