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trois le mercredi, trois le Jeudi et trois autres le vendredi ; ordinairement, en Italie surtout, on les exécute en plainchant avec accompagfnement de violes, de violoncelle et de piano, etc., ou bien en musique figurée à une seule voix ou avec chœur, ou à plusieurs voix. Le même nom sert à hidiquer ces différentes compositions.
LA ML — Indique le changement de ces syllabes'sur le son tni (Voy. Mutazioiie et Saimisazione).
LAMNATEZËAGH. — Parmi les différentes opinions sur la signification de ce mot hébreu donné pour titre à plusieurs psaumes , la plus vraisemblable est celle qui le rend par les mots : Au vainqueur, ou mieux encore : au plus iiabii» virtuose. Il faut traduire ainsi le titre du psaume 61 : au fremier virttMsé dans le fuginoth, c'est-à-dire dans le chant*
LANDLBIL — Espèce de valses en usage dans l'Autriche et dans quelques autres contrées de T Allemagne ; leur mélodie, dont le caractère est d'une galté sautillante, s'exécute dans un mouvement modéré, en mesure à 2/4.
LANGUIDO = LANGOUREUX. — Ce mot indique un mouvement un peu lent et une exécution sans vibration et sans recherche dans les agréments.
LAPA. — Nom turc de tubes en cuivre , longs d'environ huit à neuf pieds, se terminant comme nos trompettes et servant dans la musique.
LA RÉ. — Ces syllabes désignaient dans l'ancien solfège cette mutation d'après laquelle, en chantant, on se servait de la syllabe ré pour les sons la ré et non de la syllabe ia (Voy. Mutazione et Soimisazione).
LARGHETTO. — Ce diminutif de iargoy indique un mouyement semblable à YantUmtù, et il est propre à exprimer des sentiments calmes et agréables.
a LAL-
LARGO (large) , adj. ^ Un moreeau de musique ^ qualifié ainsi , peut prendre tous les caractères qui ne se trouvent pas en opposition avec le mouvement lent. Tout ce que l'on a dit à i'artide Ada^gio sur l'exécution des mouvements lents peut servir au Largo.
LA SOI^ — Mutation des deux syllabes ia et $ol snr le son ré. (Voy. les articles Mutazionô et Solmisazione).
LAUDA SION SALVATOREM.— Suite de versets ou prose que l'on chante dans l'église romaine le jour de la Fête- IMeu.
LAUDI (laudes) , {LatuUsti^ Laudesi). — On entend par le mot Italien iaïuU les cantiques [canzoni spirituaU), que Ton chantait en Italie au temps de Laurent de Médicis (qui en composa plusieurs) et de saint Philippe de Néri. On continua ensuite ii les chanter dans les oratorios publics des pères dits de rOratorio, auxquels on avait aussi donné le nom de Laudisii ou Laudeii. Ge genre de poésie était très estimé en Italie au xv* siècle > comme le prouvent les collections que Ton en fit , dont une fut imprimée en 1&85. Dans le siècle suivant, il en parut plusieurs autres volumes.
La musique en était toujours simple ; on adapta quelquefois à ces compositions poétiques les ariettes profanes les plus en usage et les plus goûtées.
Grescimbeni dit que les Bénédictins de Florence étant venus à Rome pour le grand jubilé de 1700, s'y rendirent processionnellement en chantant dans leur route plusieurs taiuli composées par le célèbre Filicaia-
L'historien anglais Bumey, pendant son séjour à Florence, en 1770, entendait souvent les Lawlisti chanter dans les mes avec accompagnement d'orgue portatif.
Les missionnaires font encore chanter les cantiques {Laud spirituaii) dans leurs missions. On s'en sert aussi en d'autres occasions, comme aux catéchismes el dans plusieurs au^ très réunions.
£n Italie on en iairoduisit l'usage dans les écoles publiques et surtout à la campagne. *
L'usage de ces iaudi ou cantiques pourrait en effet exercer la plus grande influence sur les mœurs et les habitudes de la jeunesse, si Ton en juge par les résultats heureux qu'on en a obtenus dans plusieurs malsons d'éducation (Voyez, inflwnza). En Allemagne, pendant un temps, on a chanté ces tatuii, même au lieu d'Offertoireei après le Sanctm.
LAYORARE = TRAVAILLER, v. n. — On dit qu'une partie travaUle lorsqu'elle fait beaucoup de notes et de diminutions , tandis que d'autres parties font des taiœs et marinent plus posément.
LEÇON, s. /*.— On désigne en France par ce mot , comme en Angleterre par celui de iessan^ tous les exercices qu'un maître prescrit à son élève, en lui enseignant un instrument de miBique. Les morceaux de musique imprimés sous le titre de ieçans, ne sont autre chose qu'un moyen de rappeler à Félève les instructions du maître ; les petites sonates fadies pour les commençants, de Waohal et de plusieurs autres, peuvent être rangées dans cette catégorie.
LEGARE ^=^ LIER, v, a. — On trouve souvent cette expression dans la mu^ue pratique, et elle indique que deux ou plusieurs sons soecessife doivent être liés ensemble sans interruption , c'est-à-dire que , dans le chant et les instruments à vent, U faat prendre une légère respiration sans interrompre le son, et que pour les instruments à archet on ne doit donner qu'un seul coup d'archet qui se prolonge autant que la liaison l'indique.
Quelques uns prétendent que, pour lier un son à un autre, il faut appuyer sur le premier et le fahre sentir plus que les autres. Gomme U s'agit de deux sons différents, il en résulte
* Le célèbre Jean Simon Mayr en a composé plus de soixante, dont la poéale est imprimée à Venise , chei Joseph Mollnar) , avec la musi(iiiiB.
un eflèt d'appogiature. On obtient le même effet sur le piano en appuyant légèrement les doigts sur les touches, et en passant de rime à l'autre très doucement.
LEGATO = LIÉ, adj. — ( Voy. l'article précédent et suivant).
LEGATURA = UGATURE , LIAISON, s. f. — Par le mot liaison, syncope, on entend une note du Temps fort liée Immédiatemem à la note du même nom sur le Temps faible précédent (fig. 10, 13); par conséquent deux croches liées feront l'effet d'une noire , une blanche née avec une noire fera reflet d'une blanche pointée (Voy. aussi l'art Legare).
Lorsque les deux notes formant la syncope appartiennent à deux mesures différentes, on marque leur liaison par un trait recourbé ^^ (Voy. lig. 9A). Lorsqu'elles appartiennent à la même mesure on omet ce signe et on écrit comme le passage é de la même ligure. Si cependant la note liée du Temps fort vaut seulement la moitié de la précédente, on ne fait autre chose qu'un point , et on écrit , par exemple , le passage a de la fig. 9&, comme dans le passage ^ de la même ligure.
D'après un semblable procédé, comme l'accent grammatical, perdant pour ainsi dire sa place, est repoussé sur le Temps faible, il en résalte une espèce de choc qui fait appeler cette liaison syncopô.
Selon Buonondni ( Voy. son Musico fratieo , Bologne, 1688, pag. 45), les anciens entendaient par le mot iigature ou liaison la manière différente par laquelle les quatre figures appelées fnaœitne, iangue, carrée et ronde, étaient liées ensemble. Ces liaisons s'étendaient à l'infini par les diverses portions que l'on donnait à chaque figure , et elles finissaient par n'être qu'une confusion inutile. La fig. 96 contient les principales figures, surmontées chacune d'un numéro, dénotant autant de rondes qu'il y a d'unités contenues dans ledit numéro. Que la figure oblique soit longue ou brève^ elle em-
brasse toujours deux cordes^ une au commencement et l'autre à la fin; les notes liées sont sujettes aux mêmes accidents que celles qui ne le sont pas.
LEGATUilik DI VOCE = UAISON DE Li VOIX. — Outre la manière de lier par une seule respiration deux ou plusieurs sons sans les frapper distinctement, il y a encore à observer l'égalité et la flexibilité continuelles de lavoix, avec lesquelles la mélodie doit être attaquée et doit passer d'un son à l'autre. Cette manière de porter la voix ne peut s'apprendre par théorie , mais il faut que l'élève l'entende pratiquer par un maître habile dans l'art de chanter.
LEGG£R£= DÉCHIFFRER, LIRE, v. a. — Lorsqu'on veut exécuter une partie inconnue que l'on n'a jamais vue, il faut d'abord s'être exercé à trois espèces de travaux intellectuels , nécessaires pour parvenhr à lire facilement à vue, presque sans s'en apercevoir. 1" On doit, en déchiffrant les notes, embrasser d'un seul coup d*œil raltemation continuelle des sons aigus et des sons graves; 1'* les comparer et les classer selon leur valeur respective; et 3** rendre cette valeur relativement au Temps indiqué. On appelle cette science d'exécuter la musique de cette manière et avec la plus grande promptitude : déchiffrer, lire ia musique. Si on y joint celle d'exécuter nettement telle ou telle parUe indifféremment, selon les règles de l'art et avec les intonations et dans le mouvement indiqués, alors on l'appelle iire à vue, ou à première vue,
LEGGIADRO, iu{j. (gracieux). —C'est le beau, autant qu'il flatte les sens avec un certain charme.
LEGGIERUENTE = LÉGÈREMENT, adv.— Cet adverbe indique qu'on doit toucher Tinstrument doucemenL
LEGGIO = PUPITRE, s. m. >- Meuble dont on se sert pour poser les livres de musique, les partitions, les parties séparées, dans une situation commode pour être lus.
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Un certain Nayer a inventé un pupitre portatif composé de quatre pièces^ que i'on démonte à volonté et que l'on peut mettre dans un étui de violon.
LENTO, LENTAMENTE (lent, lentement).— Pour exécuter un morceau de musique dans ce mouvement, il faut le prendre un peu plus lent que V adagio, et observer relativement à l'exécution tout ce queJ'on a dit à l'art Adagio.
LEPSIS. — (Voy. Euthia).
LEZIONI = LEÇONS des nocturnes de Toffice des morts. — Leçons de la semaine sainte , que l'on a coutume de dianter en musique figurée à voix seule , ou même h plusieurs voix avec chœurs.
UCENZA= LICENCE, ;s. f. — Infraction tolérée à règle mal établie. Il suit de là que toute licence contre les vraies règles de l'art doit être considérée comme une violation de ces mêmes règles.
En musique il n'y a en général en dehors des règles que ce qui choque l'oreille, la raison et le goût : ce sont par conséquent les seuls vrais génies qui nous peuvent servir de guide pour les licences qu'on peut se permettre. Cependant, comme il n'existe pas un code pour ces licences, on en doit user avec la plus grande réserve et en bien peser la nature, afin de ne pas s'exposer à commettre des fautes; caria même licence que l'on admirerait dans un grand compositeur, peut être condamnée dans les compositions de celui qui est sans expé^ rience , parce que celui-ci n'aura pas su pénétrer la cause, l'enchaînement et les circonstances qui ont engagé celui-là à la prendre (Yoy. l'art Eccezione).
LICHAKA. * — Instrument unique d'une tribu des Cafres, les Bachapins. C'est une espèce de flûte formée d'un roseau , accordée au moyen d'un petit tampon mobile placé à la partie
* AJoulé par le Traducteur.
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inférieure et airatit au bout supérieur une ouverture coupée transversalement On ne peut rendre qu'un son sur cet instru* ment; il y en a un pour chaque note» et lorsque plusieurs exécutants sont réunis, une partie Joue à Tunisson pendant que les autres font entendre dUérents tons de Téchelle musicale. L'intervalle compris entre les plus hautes et les plus graves de ces flûtes , est d'environ douze notes. Il n'y a rien de particulier dans leur musique; cependant on y trouve quelquefois une cadence assez remarquable.
UGHANOS. — Nom de la troisième corde, dans les deux téCracordes hypau et mesé (Yoy. Fart Greci aaïUiehC).
LIDIO= LYOIEN, adj. — (Voy. Modo).
LIGNEUM PSALTERIUM. — (Voy. SHeeato).
LIMMA 9 «. m. — On désigne par ce mot trois petits intervalles qu'on n'emploie pas dans la musique pratique, mais qui servent à établir la comparaison mathématique des sons :
1* Le Litmna majeur (Limma msjus) : c'est la différence qui existe entre le ton majeur ( 9 : -8 ) et le demi-ton mineur (25 : 24 )• En retranchant ce dernier rapport du premier, suivant l'article soustraction des rapports , on aura la dlflérence de 27 : 25 = Umma majeur.
Ton majeur — d : 8 Demi- ton mineur = 24 : 25
Limma majeur = 8 ) 27 : 25
2* Le Limma mineur ; c'est la différence entre le ton majeur et le demi- ton majeur, ou entre 9 : 8 et 16 : 15. £n faisant la soustraction de ce dernier rapport du premier, on aura le Limma mineur = 135 : 128.
3* Le Limma de Pythagore : c'est la différence entre