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troÉBireni efittèrement Gesbarbares^qvî &« conoalssaieDt des arts et dos scleiices que les noms, en détruisijreiit les prod«c tions, les lieux où se tenaicot les écoles, les bibUotbëqiies , et toot ce qui sert à les faire prospérer. Après wi td bonleFersement, le goût des arts et des sciences se perdit totalement dans les éuts de ce nouvel empire. Le clei^é seul s'occupait encore Ik étudier» mais seulement autant qu'il en avait besoin pour enseigner la doctrine religieuse et conserver l'éclat extérieur des cérémonies du cuHc.
C'est atei que les arts et les sciences devinrent par la suite* dans les siècles d'ignorance et de barbarie, le monopole exclusif 4u clergé, qui les dépouilla du reste de bon gott qu'ils avaient encore, et ne s'en prévalut que pour accroître sa puis-» sance temporelle. Pendant les siècles obscurs du moyen-âge, la musique fut reléguée dans les cloîtres , où elle perdit ea- Hèroment sa physionomie native et d'où on ne la fit sortir qu'après plusieurs siècles, avec l'aurore d'une rénovation générale.
Dans ces siècles où le bon goût semblait anéanti , là partie matérielle et mécanique de l'art fit cependant d'importai^ progrès , dont tirèrent, à sa renaissance, un Immense avantage ceux qui s'occupèrent de le perfectionner. Déjà la notation musicale, simplifiée par saint Grégoire, était d'une grande uâmé à l'avancement de Fart Gui d'Areszo introduisit dans le commencement du xr siècle une nouvelle métiiode d'apprendre le chant par principes; Francon de Cologne jeta dans ce même siècle les bases de la musique figurée; enfin l'invention de l'harmonie fut dans ce même temps notablement perfectionnée. Mais la mélodie, dont on ignorait alors le véritable caractère, fut néf^gée en raison inverse des perfectionnements donnés à l'harmonie , si bien que l'avantage de cette découverte consista uniquement dans Fart de composer des complications harmoniques à plusieurs voix. Aurésumé, tout mwceau de musique était écrit en style
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fufpaé ;. te lexl» , dépoiurvu de grâces et de beautés poélique^i était toumieiilé îusqu'à l'absurdité , et les eoiiilN>sllioiis ne déndtaien^ de la part de leur auteur d'autre taleut gue- celui de cmuMltre le mécauisaie d» contrepoint
GepeDdant une nouvelle aurore s^était levée à Tborliou oe^ ddeutal de FBurape , partIculiàmBeBt favorable à la poésie et à la musique. L^ai^MurUiou eh doit être attribuée sans doute au luxe lo^iours croissant » bitrédoit par la cheTalerie , qui isurorisa les chants des poètes* Les arts et les sciences antl-^ qnea élaiest lombéo toCalemént dansFoidiU , lonqu^aprds la cbole de Femplre d'Orient plusieurs habitante de ce pays s'émigrèrent et se répàndireot en Europe, particoiîèreinent en Italie, apportant, a?ec les écrits de leurs ancêtres y ht langue grecque, à l'ensetguement de laquelle Us se livrèrent. Dès-lors le gott de cette littérature abandonnée depuis long - Omps , reprit me existence nouvelle ; plusieurs bonnes d'un mérite dlstfaigaé et qu'animait le sentiment du beau qu'ils 7 avalent puisé, se réunirent dans le xvr siècle, dans le bot de créer^utt drame analogue à celui des anciens Grecs. C'est à cette assodatkm que nous sommes redevables de l'ocra moderne (V07. Opéra). La mélodie, négligée depais long^ temps, reprit ses droits; l'harmonie itat restreinte à des limites convenables ; l'ortie , mieux observée de cette manière dans les compositions musicales, prépara le progrès de l'art vers le pobut où il est arrivé de nos jours.
Les andens, qui cherchaient avec ua zMe infatigable à mnlliplier les distinctions dans les choses accessoires de la musique, en traitaient les parties principales avec la plus grande indMIérence. Nous ne ferons pas rénumération des divisions à l'infini dont Ils composaient la signification générique des expressions m/usica, eantusy conPrapuhctus^ mo^ iuê^ etc. ; cette énfsmératlon serait trop fastidieuse pour le lecteur, à qui il sufilra sans doute de connaître celle du mot vMêêit/ue qu'ils appelaient : Munllana^ pyihagorioa (harmor
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nftedes sphères), Auinana, arUficiaiis^anUquaymodemaf eûfUempioHvaf tpeculativa^ theoretiea, didaettea^ geo" nutrica, ariihmcHca^ higtoriea, activa vei praetiea, cotorata, poetica, nutopoetica, enwUiativa, narraH^ va, êignaioriaffnoduiaioria, coméinataria, ehoraiis vei piana, rhythmica, tnenniralU vel figuraiis, tnetrioa, recilativa, harmonica f metodica , diatonica , chroma-' tiea, enhaf^nonica, eccieHastica , drammalieaj thco/^ ttaUs, êcenica^ choraica, hypocrematica ^ mimiea vtt muta, vocaiis, ùtrumentatis, symphoniaiis, organica, miaOa, conjuncta, metahotica, fieta, frigdorica, pathe^ tica, tragica, occidontaria, rhetoriea, Utteraria, tphigmatica , ethica , politica , monarchica , aristocraPica , dem4>cratica, œcorunnica, mstaphysica , hierarchioa, atchttypa, prodigiosa. Chose prodigieuse, en effet I malgré cette iEtoombrable quantité de noms, la musique antique était la même pour Téglise, la chambre, le théâtre et la salle de bal. L'abus des triades mineures surtout, qui était alors de mode, comme le sont les .'cadences mineures, si rebattues de nos Jours, faisait que la musique manquait de vie et de rhythme, et que, privée de périodolog^e, elle était sans agrément et sans mélodie. On peut présumer quel était le caractère de la musique qui servait autrefois à la danse, d'après une anecdote rapportée par Hawldns, où il raconte que le roi François aimait beaucoup, aux fêtes de sa cour, danser sur un certain air de psaume , dont je ne me rappelle pas le numéro. La raison d'un tel usage glt dans des circonstances relatives aux innovations introduites à cette époque dans la musique. L'harmonie était nouvellement découverte, et le ciiant à plusieurs voix, inconnu jusque là, produisit un effet magique. Au lieu des airs monotones des moines que l'on retrouvait partout auparavant, les comi>ositeurs de ce temps flrent adopter Tusage d'une nouvelle musique, dans la corn-* position de laquelle ils négligèreat entièrement la sémio*
tique et ronbograplie nusicales, en vertu de la soorce Inépuisable de combinaisons que leur fournissait la decouTerte de l'harmonie. Leurs Temps, en 1^80, étdent au nombre de quatre-vingts. Rolland Lasso les réduisit plus tard à deux: pair et impair.
Mais si la musique antique était limitée dans ses caractères propres, eUe avait des divisions à Tinfini, relativement à ses applications. H ne nous est resté d'une telle contusion que les trois divisions suivantes tmtMt^ue d'égUse, de ehamibre et de théâtre^ dénominations défectueuses en ce qu'elles ont été prises des circonstances locales et non de la nature des choses.
La meilleure manière de diviser la musique me semble être celle-ci :
L Musiqtte théorique (science musicale) ; elle considère les sons:
A. Dans leur nature; l*sous le point de vue physique ( acoustique ) ; 2* sous le point de vue mathématique (science canonique).
B. Dans leurs rapports avec les différentes parties de l'art musical : l'' la théorie de la composition; â* la théorie du chant et du son ; 3* Li théorie du mécanisme des instruments de musique.
IL Musique praHque, qui comprend tl^ l'art de la composition ; 2* l'art de l'exécution ; et y l'art de la fabrication des instruments de musique.
Relativement au caractère, void de quelle manière on divise actuellement la musique : 1* musique suétime, grave (séria), ou pathétique, propre aux sentiments élevés, su^ bllmes, terribles; 2* musique de me»zo earcsttere (de caractère mixte), ou tempérée, convenable aux sentiments doux et paisibles ; S* musique comique ou houffe, plus populaire et plus facile que noble, plus gaie que spirituelle; elle embrasse en général tout ce qui lient du comique et de la caricature.