‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 40 sur 183 · IM NOT · texte numérisé non relu

IM NOT

adagio, pas trop ient; non troppo forU, pas trop fort.

NONA = NONE ,s.f.— Partie de Tofflce divin , me des heures canoniques.

NONUPLA DI GROMÂ, DI SEMI GROMÂ = NONUPLE DE GROCHE3 DE DOUBLE CROCHE (Voy. Tempo).

NOTA ACCIDENTATA = NOTE ACCIDENTÉE. — C'està-dire accompagnée d'un des signes que l'on nomme accidents.

NOTA ARMONICA ACCESSORIA = NOTE HARMONI* QUE ACCESSOIRE. — On appelle ainsi celle qui suit une note harmonique et fait partie de la même harmonie (Figure 81).

NOTA CARATTERISTICA = NOTE CARACTÉRISTIQUE. — Quelques uns veulent que ce soit la note sensible^ d'autres la tierce et la sixte majeures qui caractérisent le mode ; d'autres appellent ainsi la note qui, dans l'hitonation des psaumes, règle toutes les syllabes qui précèdent la cadence intermédiaire et finale.

NOTA CON DOPPIA GAMBA = NOTE A DOUBLE QUEUE (flg. 109). — Ces notes se trouvent ordinairement dans les parties de violons, de violes, de guitare, etc., et ce sont des notes qu'on exécute sur la corde à vide : la double queue indique qu'à la corde à vide on doit unir son unisson correspondant, ce qu'on obtient en pressant avec le doigt la corde voisine.

NOTA CONTRO NOTA = NOTE CONTRE NOTE. — (Voy. Contrappunto).

NOTA CORONATA = NOTE COURONNÉE. — Note ayant un demi-cercle au dessus ou au dessous , avec un point an milieu (Voy. Formata).

NOTA DI PASSAG6I0, nota d'aMettimento^^OnE DE PASSAGE , noU d*agrémont. — I^ note d'agrément, appelée par les théoriciens tra/nHlus irreguiaris^ précède la note harmonique (flg. 110 ) ; la note de passage, ou nou

fausêe (nota làlsa)^ la suit (fig. 111) > etc. Toutes deux ont la prérogatîte de ne pas être comprises dans l'hanâonie.

Jean Weber parle longuement de ces notes dans le troisième volume de son ouvrage sur la théorie de la composition ^ oti il leur a consacré 100 pages. Elles font tout le charme de la mélodie » et sans elles la musique serait trop aride et seulement harmonieuse. Elles peuvent être aus^ employées d'une manière dure et désagréable^ et quelquefois U faut avoir l'oreille Men exercée pour distinguer si Tenchainement de certaines compositions recherchées est bien admissible sans la choquer.

NOTA DOPPIA = NOTE DOUBLE. — Lorsqu'on trouve dans une partie instrumentale deux rondes dans la mesure^ soit à deux ou quatre Temps, ou deux notes quelconques, placées sur la même ligne, cela indique, 1* que si c'est une partie d'instruments à vent , cette note doit être la même tant pour le premier que pour le second hautbois, flûte ou cor, et ahasi des autres instruments en pareil cas ; 2* que si c'est une partie d'histruments à cordes et à manche, l'exécutant redoublera la note à vide par son unisson , en pressant avec le doigt la corde voisine biférieure à l'endroit correspondant

NOTA E PAROLA = NOTE ET PAROLE. — Correspondance d'une note exprimée distinctement par chaque syllabe des paroles qu'on doit chanter; de façon que pour noter> par exemple» le chant d'un mot composé de deux syllabes, on emploie deux notes ; si le mot est composé de trois syllabes, on se sert de trois notes, et ainsi de suite.

NOTA LEGATA = NOTE LIÉE. — (Voy. Legato).

NOTA MARTELLATA =t NOTE MARTELÉE. —( Voy. ' Martôttato).

NOTA PICCHErrATA = NOTE PIQUÉE. — (Voy. Piccheitato).

NOTA PORTATA = NOTE TRAÎNÉE. — (Voy. Portato).

NOTA PRINCIPALE = NOTE PRINCIPALE. ---On appelle ainsi en barmpnle la note coptenue dans l'accord , diffërente des notes de passage et d'agrément, en ce que celles-ci sont en dehors de rharmonie. Quand on l'applique à la mélodie, on appelle note principale celle sur laquelle repose l'acqçnL

NOTA PUNTATA= NOTE POINTÉE. — (Voy. Puntaio).

NOTA SCÏOLTA = NOTE DÉLIÉE. — (Voy. Sciolto).

NOTA SENSIfilLE = NOTE SENSIBLE {semitanium, PAiêcmitonium). — C'est la septième majeure lorsqu'on monte de la tonique à l'octave ; en descendant, ce ne serait plus la même chose, et l'on ne pourrait pas lui donner ce nom.

La note sensible est aussi importante pour la mélodie que nécessaire à l'harmonie; considérée par rapport à la mélodie, elle fait pressentir la note fondamentale, et doit en certain cas se résoudre sur le son principal ; en la considérant sous le rapport harmonique, elle forme la tierce de l'accord de dominante, et sa résolution étant la tonique, elle doit nécessairement tomber sur la triade du son fondamental et former une cadence parfaite.

NOTA SINCOPATA=NOrE SYNCOPÉE. — (Voy. Sincopato).

NOTARE=NOTER, V. a.— C'est écrire l^i musique avec des caractères destinés à cet usage, et appelés notes. H fautdistinguerl'action de noter et celle de copier. Un compositeur note ce qu'il compose ou ce qu'il a retenu par cœur; celui qui copie, écrit la musique d'après l'exemplaire qu'il a sous les yeux.

NOTAHONE = NOTATION ,s.f.— Manière de noter ou d'écrire la musique (Voy. l'article suivant).

NOTE = NOTES, $. f. fi. —Signes ou caractères qui servent à noter ou à écrire la musique. On ne donne ce nom qu'aux caractères qui représentent les sept sons do^rè, mi. fa, sot, la, $i.

Les Grecs furent les premiers qui , parmi les peuples de

rantiqoité, se sont seiri de caractères pour écrire la musique. On en attribue la première idée à Terpandre» de File de Lesbos, qui vécut 650 ans avant Jésus-Christ Les Grecs se sont servis dans la suite de neuf cent quatre-vingt-dix ^gnes pour représenter les quinze sons de leur système. Il y en avait quatre cent quatre-vingt-quinze pour la musique vocale , et autant pour la musique instrumentale. Cette manière de noter s'est conservée jusqu'à la fin du vr siècle de l'ère chrétienne. Saint Grégoire la simplifia en substituant à ces caractères les majuscules de l'alphabet, ou des mbiuscules lorsqu'on voulait hddiqner l'octave la plus élevée (Yoy. les art. À et IntavolatuTd).

Voici l'exemple d'un texte latin chanté avec quelques unes des lettres et signes dont nous venons de parler :

del? c d $dc t\ a ïi cd a GFGG Sit nomen Dominl benedictum m sœcula.

Im I \ \ i l i I f I II ^ \ \ ! i\\

Oremus praeceptis salutaribus moniU^ et — audemus dicere.

I '} I l /MC(e) m, ^

Pater noster^ qui es in ccelis. — Amen.

Au dire de Zarlin {Inst., tom. I, P. IV, chap. VIII, p. 395 ), c'est saint Jean Damascène qui, dans le huitième siècle, introduisit des caractères, chacun desquels indiquait un intervalle entier.

Hubald ou Hucbald, moine bénédictin de Saint-Amand en Flandre, et un des plus remarquables écrivains du x* siècle, fut le premier à introduire une notation qui consistait en points et petites lignes obliques placées entre les espaces de lignes parallèles ; ces points furent aussi introduits en 986 dans le couvent de Corbie, en France. Les points sur les ligues existaient également dans le x^ siècle, ( Voy. Kircher, Mumrg., tom. i, p. 213, et Vinc. Galilée, Diaiogo deita Muêiea antica e modema, p. 36 ). Dans le xr siècle. Gui d'Arezzo se servit des points tant sur les lignes que dans les

espaces, et réforma le nombre des clés qa'on employait avant lui ; il introduisit en outre des notes dont la forme était celle d'un rhombe. Vers la fin du xr siècle, FTancon de Gotogne introduisit des figures de notes de différentes valeurs, et jeta par là les bases de la musique figurée. *

Les trois premiers siècles qui suivirent Tinvention de la musique figurée, c'est-à-dire le xn*, xm* et xnr siècles, eurent des notations différentes et qui appartinrent à chacun d'eux en particulier. Toutes ces notations cependant ne furent pas de longue durée, et ce n'est que dans le xv* siècle que presque toute l'Europe adopta une seule notation pour la musique de plain-chant ainsi que pour la musique figurée. Par la suite, on établit des notes ou caractères de musique, qui indiquèrent la durée du son , et qu'on appelait à cette époque : 1"* Maxime, ou note de la valeur de huit mesures

* Plusieurs auteors ont attribué et attribuent encore l'inveiAion de la musique figarée À Jean de Mûris; malgré cette opinion, il est généralement feoennn que cet honneur appartient à Francon de Cologne , d'origine allemande; car, dans nn manuscrit qn*on trouve à la Bibliothèque du VaUean . Intitulé : Compenâium Joannis de Muribug , on lit un paisage duquel il résulte que Jean de Mûris renonce lui-même à cet honneur. Ce passage est ainsi conçu : âeinâe Guido monachus qui cwnposiior waX ^cmmoMê qui monœhùrdum dieitur, voees linei$ et ipacO» ditidébat. Poât hune magisUr Franco qui invénit in caniu mêmuram ^gura^ r%m, •te. Ms. Beg. Snec. in Tatic. . n« 1146. ( V07. Bnrney. History af Musie, t. II . p. 176.) Boni, dans son Discar9o iopra U canMonanste, p. 257, rappelle Franeone di Colonia, et parle de lui comme d'un des premiers contrepointistefl. Il n'7 a pas long-temps on a trouvé un avtre maoïiserlt intitulé : Compmdium de diteantu, qui commence ainsi : Ego Franco de Ccionia. On sait . do reste, que cet auteur remarquable s'était d^ rendu célèbre en i0i7. et qu'en 1063 il vivait encore et était même atuché k la cathédrale de Liège ; ce qui engagea l'auteur de YHist. M. de France , t. VIU, à dire que Francon de Cologne était né dans ce pays. Mais ce qui est encore plus singulier, c*est que, dans un manuscrit qu*on eomerveà la Bibliothèque Àmbroislenne à MUan, intitulé : fyaneAofiif Btutica et Ars cantue meniurabilis , on rappelle Parieiemis fnagiiier.

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