‹ Dictionnaire de musique; (volume 3)Chapitre 64 sur 183 · PER · texte numérisé non relu

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uae onivre d'art déjà termiiiée dans toutes ses parties relativement au dessin et à la conduite.

Le dessin et la disposition d'un morceau de musique demandent rinvention et le fondeiçent de ses parties essen* lieUes; la conduite demande un travail des parties tel qu'il corresponde aux diverses modifications du sentiment qu'on doit exprimer; dans le perfectionnement, rautenr lï'occupe de terminer définitivement son ouvrage en lui donnant toutes les beautés accessoires qui peuvent y entrer, sans nuire en rien à ses qualités essentielles.

PERFIDIE (pùrfidde), s. f. — GeUe expression signifie en musique une obstination à faire toujours la même chose, le même mouvement, le même passage, la même figure. Contrappumo perfidiato , fuga perfidiata sont des contrepoints ou des fugues où l'on s'obstine à suivre le même dessin. On en peut voir beaucoup d'exemples dans les Doctimenti armonid d'Ange Berardi.

PERIODO, s.m, = PÉRIODE ,s.f. — Union de plusieurs phrases mélodiques qui forment ensemble un sens complet. On conçoit facilement qu'à la fin de ce sens complet il faut une cadence parfaite.

La période carrée est« dans la véritable acception du mot, celle qui est composée de quatre membres ; mais on donne aussi ce nom à toute période formée d'éléments bien coordonnés entre eux (Voy. l'arL suivant).

On appelle aussi période une certaine partie d'un morceau de musique, qui présente déjà par elle-même un sens parùit

PERIODOLOGIÂ = PÉRIODOLOGIE, s. f. — Cette science, qui a pour objet la symétrie rhythmique, enseigne la manière d'unir ensemble les diverses phrases pour en faire une période complète. Dans la composition musicale, on doit flaire attention non seulement à la relation intrinsèque des phrases qu'on doit unir, mais encore aux conditions

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suivantes qui regardent leor forme extérieiffe < l' à la ponctuation on formule finale d'un membre périodique qui ex* prime on sens parfait en^ produisant un plus grand ou un moindre degré de repos ; dans le premier cas, on rappelle cadence; 2^ à la qualité rtiythmique ou au nombre de mesures comprises dans la partie mélodique , ainsi qu'à ce qu'on appelle (a carrure des phrases, ou nombre. correspondant de mesures des membres de la période , qui peuvent être pour la longueur de trois , quatre , cinq mesures , etc. ; les plus agréables sont ceux de quatre ; 3' à la qualité logique, c'est-à-dire à ce qu'il faut pour former un sens parfait; ce qui doit être également observé dans l'union de deux mélodies, afin qu'elles semblent dans leur forme extérieur^ n'en faire qu'une seule ; comme, par exemple, quand on omet dans la figure 120 la buitième mesure marquée par a, et que l'on commence par la mesure 6 ; c'est ce que l'on appeUe aussi sujtpression de rnesur e[soïïoc2Jïiexiio di battuta].

PERÏ0D0NICUS = PÉRI0D0N1Q13E,«. m. — Nom du chanteur qui remportait le prix dans tous les jeux sacrés des anciens Grecs.

PERORÂZIONË = PÉRORAISON, s. f. — (V. Slretta).

PERPETUO == PERPÉTUEL, adj. — (Voy. Canane).

PER THESIN. — (Voy. Thesis).

PESANTE = PESANT, adj. — Indique une exécution ralentie, mais avec force.

PETTBIA. — Partie de la mélopée grecque.

PEZZI CONCERTA-n = MORCEAUX D'ENSEMBLE. — On appelle ainsi tons les morceaux dramatiques exécutés par plusieurs personnes. Ainsi le duo, le trio, le quatuor, le quintette, le sextuor, etc. , sont des morceaux d'ensemble , pourvu cependant que les parties soient bien distinctes les unes des autres, qu'elles forment un dialogue et s'unissent quelquefois ; ainsi les chœurs, bien que composés de plusieurs parties, ne sont pas regardés comme des morceaux d'ensemble.

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U»i que tes duos et les trios «rient des laoroeaiuL d'en-* sembte Déaamoiiis ce nom ne se donne ordinaireflient qu'aux quatuors, quintettes^ etc. ,

C'est surtout dans ces morceaux que le compositeur doit YSrier les couleurs suivant le caractère des personnages kitroduits sur la scène et au gré de la diversité des événements.

PEZZI MUSI€àLI DI trombe = SONNERIE, ê.f.— Airs composés pour être aonnés par les trompettes d'un régiment de cavalerie pour transmettre les ordres des cbefe et faire connaître aux cavaliers le moment où ib doivent remplir certaines pratiques habituelles. Il y a vingt-huit sonne* ries prescrites par l'ordonnance ; voici le nom de quelques unes : ia généraiô, U éimie-setie, à chevai, t'asseméiée, la marchey^ia charge, ia reêraite^ ie ha/n, à i*ardre, etc.

FEZZO = MORCEAU, s. m. — Composition musicale dans son entier. On dit un morceau de musique vocale, un morceau de musique instrumentale.

PHONAGOGUS = PHONAGOGUE , ». m. — Ancien nom du thème de la fugue.

PHONASCUS =^ PBONASQUE , ». m. — Les anciens, et particulièrement les Romains, avaient l'habitude lorsqu'ils paraissaient en public comme chanteurs ou comme orateqrs, d'aToir près d'eux une personne chargée de leur faire certains signes dès qu'ils commençaient à trop forcer la voix et à en perdre la clarté; ce gardien de la voix portait le nom de phofuisquô. Il est connu que l'empereur Néron ne pariait ni ne chantait Jamais sans son phonasque, qui avait l'ordre de l'avertir lorsqu'il parlait trop haut, et si cet avertissement était insuffisant, de lui fermer la bouche avec un Muge.

PHORBEIA. — (Voy. Capistrum).

PRORMINX = PHORMINGE, s. f. — Espèce de cithare des anciens Grecs ( Voyez Gred antichi). PHOTINX = PHOTINGE, s. f. — Fort ancien instru-

ment à vent des EgjfUens, qui avait la forme d*iiiie flûte torse»

PH¥LOLOGI€A = PHILOLOGIQUE, adj. — Les aadens appelaient musique philologique la partie de cet art qui appartient à rhistoire.

PHYSHARMONIGA, s. m. — Instrument à lames métalli* ques qui vibrent par l'action de Tair alimenté par un soufllet Cet instrument a été inventé par Antoine Hackel, de Vienne. M. Dietz, facteur de pianos à Paris, a perfectionné ce système de résonnance dans un instrument qu'il a nommé aèrephane.

FHYSIOLOGICA (Musica) = Mwiyue PHYSIOLOGIQUE.

— Nom que les anciens donnaient à la partie de la musique qui regarde la propriété ées corps sonores.

PI, s. m. — Instrument des Siamois, qui n'est autre chose qu'une espèce de chalumeau dont le son est fort aigu.

PIANISSIMO (abn pp ) , {très doux). — Ce superlatif italien indique le plus grand degré possible de piano,

PIANISTA = PIANISTE^ 9u6êt. des deux genres. — Musicien qui joue du piano.

PIANO (abr. p. )^ [dotuc]. — Indique un son faible* Le degré d'un piano doit cependant être réglé suivant les circonstances et toujours proportionné an cas dans le-^ quel il est employé. Ainsi , par exemple , lorsqu'on accompagne un chanteur ou un instrument obligé, le piano doit a]H;)rocher du pianissimo; mais si le piano est indiqué à la partie des violes et des violoncelles tenant la place des contrebasses, il doit être un peu plus fort et s'approcher presque du mezzo-foru. n y a aussi une très grande diversité de piano suivant la grandeur des théâtres ; ce serait pourtant une véritable et impardonnable négligence de n'apporter aucune attention aux pianos, même dans les plus grands théâtres.

En italien, le mot jriano sert aussi d'épithète aux mots musique et cbant On dit : munca jriana^ canto piano on ferma, en français ptain chant , par opposition à musique mesurée et diant figuré.

PIANO DI RES0NÂN7A = FONDS DE RÉSONNA NGE. — ( Voy. Resuonanza ).

PIANO-FORTE = PlàNO , s. m.— Instrument de mu< sique à cordes et à clavier, qui a succédé au clavecin. Dans le clavecin et Tépinette , les cordes étaient pincées par un bec de plume ou de cuir ; dans le Piano , c'est un marteau mis en jeu par la toucbe et divers échappements, qui vient les attaquer. La corde pincée donnait des sons trop uniformes, tandis que le marteau est aux ordres de celui qui sait le maîtriser, et que le son acquiert plus ou moins d'intensité, selon que la corde est frappée avec plus ou moins de vigueur.

Le nouvel instrument donnant des moyens d'expression jusqu'alors inconnus dans les instruments à clavier et modifiant ses sons du piano au forte par degrés imperceptibles, reçut d'abord le nom de Piano -forte, ou Forte -piano, comme exprimant les deux qualités qui le distinguaient On l'appelle aiyourd'bui tout simplement Piano.

Si le Piano ne peut se montrer avec avantage dans une vaste enceinte et au milieu d'une foule d'insiruments , il prend bien sa revancbe dans les salons, où il forme à lui seul une barmonie complète, soit qu'une main brUlante exécute les sonates de Tbalberg, de Dœlber, de Herz ou de fiertini , ou qu'un babile accompagnateur soutienne une voix mélo-dieuse. Si le violon est le souverain des orchestres, le Piano est le trésor de l'harmoniste et du chanteur. A la ville, à la campagne surtout, que de soirées dérobées à l'ennui et embellies des charmes de la musique 1 On chercherait en vain à former un quatuor : le Piano est là, c'est le point de ralHement : deux ou trois voix exercées, une partition de Mozart

ou de Rossioi , et voilà imt de suite un concert délicieux.

€e ne fut qu'en 1718 qu'un Florentin , appelé Barthélémy Christofori^ imagina le clavecin à marteaux que nous nommons Piano^ sorte d'invention que les Anglais et les Allemands s'attribuent 9 et qui a servi de modèle pour tons ceux qu'on a faits depuis ce temps. Il parait que le^premiers essais de ce genre furent reçus froidement, car ce n'est que vers 1769 que Zumpe, en Anglet^re» et SUbermann, en Allemagne, eurent des fabriques régulières, et commencèrent à multiplier les Pianos. En 1776, MM. £rard, frères, fabriquèrent les premiers instruments de cette espèce qui aient été construits en France; car», jusque là, on avait été obligé de les faire venir de Londres. Les premiers Pianos qu'on construisit à cette époque n'avaient qu'une étendue de cinq octaves, et les marteaux frappaient sur deux cordes à l'unisson pour chaque note.

Dans la suite, l'étendue du clavier frit successivement portée jusqu'à six octaves et demie, et le nombre des cordes appartenant à chaque note s'éleva jusqu'à trois, afin que le son eût plus de corps et de force. De nombreux changements ou perfectionnements ont été faits dans la fabrication des Pianos. * Leur volume a été augmenté , leur mécanisme a subi mille transformations, leur qualité de son a cessé d'être maigre *et criarde pour devenir moelleuse et puissante. La forme même de Tinstrument a beaucoup varié ; on en a fait en carré long : ce sont ceux dont l'usage est le plus commun ; à queue, c'est à-dire dans la forme des clavecins; verticaux, dont les cordes sont verticales ou obliques, et de beaucoup d'autres formes qu'il serait trop long de détailler.

* Après^rard, les facteurs qui se sont le plus distingués eo France dans les perfectionnemens apportés au piano , sont : Pfeiffert et Petzold , Kol« 1er et Blancbet , Pleycl, Klepfer, Dieti , Pape , Herz.

N, du Trad.

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