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du genre do méCronome^ inventé par le docteur Jean Etnaol d'Omegna^ en Sardaigne, fixé à BfOan. Le pleximètre diffère des premiers métronomes de Haelzel en ce qu'il marque les premiers temps de cliaque mesure par un échappement Les métronomes construits par H. Bienaimé d'Amiens, sont établis d'après le même système. H. Wagner, mécanicien de Paris, a aussi introduit un échappement analogue dans les métronomes de Haelzel.
PLBTTRO= PLEGTRE,^. m. — Nom général de l'instrument auxiliaire dont on se sert pour faire résonner les corps sonores , comme, par exemple , les baguettes de bois arrondies avec lesquelles on flrappe les timbales, le petit morceau de plume avec lequel on pince plusieurs instruments à cordes, etc.
Autrefois les cordes étaient toujours frappées ou pincées avec le plectre. Plutarque, dans les Apophtegmes iaeoni' qttess dit que les Spartiates, religieux observateurs de tous les anciens usages, punirent un joueur de lyre, parce qu'il ne se servait pas du plectre et qu'il pinçait les cordes avec les doigts. Selon Pollux, dans les temps les plus anciens, le plectre n'était autre chose que l'ongle ou la corne de quelque animal, et le plus ordinairement de la chèvre. Mais dans les temps postérieurs on en fit aussi de matières précieuses, et surtout d'ivoire. Sa forme la plus commune était celle d'un petit bâton rond qui allait en s'amoindrissant vers l'une des extrémités et qui était terminé à l'autre par une espèce de bouton ovale. Le plectre cependant variait de forme selon la diversité des instruments pour lesquels il était employé.
PUGA = PUQUE, s. f. — On croit que la plique des anciens était une espèced'omementsemblab)e, jusqu'à un certain point, à notre tnori/anle on à notre triUe. Marchetto de Padooe {Pâmer, musicœ mens.) dit : Pticare autem notwn est predictam quantitatem temporis protrahere in sursutn vei deorsum, cum voce ficta dissim,iii a voce
intégra jyralata, ut dice/bat m^gUter Franco , et éene, ijuod i/n piiqua débet e^e divisio ej^tisdem sont.
Cela n'est pas du tout d'accord avec la définition qu'en donne Rousseau^ qui appelle la plique une sorte de ligature^ un signe de retardement.
PLOKE. — Nom grec de la manière de composer dont il est parlé à Tarticle Nexm.
PO. — (Voy. Soimi$azione),
POCHETTE, s. f, — Petit violon de poche dont se servent quelquefois les maîtres de danse pour donner leurs leçons.
POCO (peu)^ €uLv. — Épithète que Ton joint aux mots ad^iyio, mosso^ etc.
POÏKJLORGU£,«. m. — * Instrument à clavier et à ancbes libres, construit d'après le même principe sonore de Véo^ Une, ùaphyêharmonica, ûeï orgue expressif, et dont le son, d'une grande puissance, surtout dans la basse , est susceptible d'être diminué et renflé à volonté.
Le meuble de cet instrument, inventé par MM. Cavaillé- Coll père et flls, facteurs d'orgues, est de la forme d'un très petit piano carré, d'environ trois pieds et demi de largeur sur deux pieds de profondeur.
POLACCA = POLONAISE, s. f. — Danse nationale des. Polonais. Son caractère est grave et solennel; sa mélodie est. à 3/4 et se Joue dans un mouvement modéré.
La polonaise se distingue par un rbytbme boiteux qu'oa obtient en syncopant les premières notes^ de la mesure et faisant tomber la césure de aa cadence sur le Temps faible* Du reste, elle commence en frappant, et a deux reprises de huit mesures chacune. Ces reprises ne sont cependant pas astreintes à un nombre de mesures déterminé; il suffit que ce nombre soit égal dans les deux reprises.
Il y a quelques années la polonaise était en grande vogue
' Ajouté par le Traducteur.
en Italie 5 en Allemagne et même en France. Elle perdit bientôt la gravité de son caractère national^ et prenant à la place nn caractère gai etnn mouvement plus vif^ elle lut employée dans ' les opéras bonffes. On rintrodnisit auasi dans les opéras sérieux ; on la fit entrer dans les ^mpbonies et Ton ne pouvait terminer un concert sans une polonaise ; aujourd'hui elle semble de nouveau exilée.
POUGORDO — FOLYGORDE , s. m. -— Instrument à archet y inventé en 1799 par M. Hllmer de Leipsick, et ressemblant à la contrebasse. Son corps n'a que 16 ponces de longueur sur 10 et demi de largeur , avec un manche long de 11 pouces et large de A* Le polycorde se distingue des autres instruments à archet , en ce qu'il est armé de dix cordes, et que son étendue est du do de basse second espace au do clé de violon troisième espace. Le polycorde est fourni de touches pour les intonations.
POUFONICO = POLYPHONIQUE, adj. — (Voy. Voce prineipaie),
POLINNIA = POLYMNIE. — (Voy. Muse). Un schoUaste d'Apollonius lui attribue l'invaition de la lyre.
POUSIMASIA ARSIONIGA = POLISIIHASIE HARMO- NIQUE, (de 70 Au, beaucoup, et (rn/^ota/a, signification). — Un accord ressemble souvent à un autre accord ; de telle sorte que, bien qu'écrit avec d'autres notes, il produit néanmoins sur l'oreille le mémeeSèt, comme, par exemple:^, ré, fa, la };, si, ré, fa, soijjt, si, ré, mijjl,solJi; il y a même des accords qui^ bien que composés des mêmes notes> tirent leur origine d'accords différents. Ahisi, par exemple : fa jH, ia, do, mi, peut appartenir à l'harmonie de /!» Jt ou de ré, en omettant la note fondamentale et y s^outant la neuvième. Mi, sol, peut avoir pour note fondamentale do, mi, (a,fajjt (en omettant la note fondamentale, la tierce et la quinte et sgoutant la neuvième), etc. Gette signification multiple qu'ont tous les intervalles sans excep-
Ûùû, 8'appelte fH>Utimariôhairmomque; elle couBtitae une rubrique fort Importante en musique^ et c'est ime mine lné~ pnisable pour la modulation et larésolation des harmonies problémaUqiies. L'abbé Yoi^ et Godefipol Wéber ont traité longnement cette matière. •
POLinGA {mwiea) = tnimùiuô POLITIQUE. — Entre le nombre prodlgleox d'épltbètes données par les anciens an mot musique ( Yoy. cet article ) , on trouve encore celuici qu'on définit ainsi : Muticœ paré, quœ recipienda vei repudianda est in éône inêtituliê civiiatiéus.
POLYGEPHÂLOS ==: POLYGÉPHALE, s. m. — Nome à ptuHôurs têtes, dont la propriété , à ce qu'on affirme^ était d'imiter le sifflement des serpents, qui^ selon la fable, couvraient la tête de Méduse.
POLYPLEGTRON, s. m. — * Espèce de piano à archets, inventé en 1828 par AI. Dietz, à Paris. Yolci en quoi consiste le mécanisme de cet instrument :
Des archets sans fin, composés de légères lanières de peau, circulent sur un cylindre placé à la partie supérieure de rinstrument et sur des poulies qui se trouvent au dessus du clavier. Le mouvement de la touche fait approdier l'ardiet de la corde au moyen d-une petite lame de cuivre , et le son se produit inmiédiatement. Ge son est susceptible de prendre différents caractères qui dépendent de la maidère dont on attaque la note. Ainsi, lorsque l'artiste joue avec un peu de fermeté et en liant son jeu, il obtient l'effet d'un orgue excellent et d'un son volumineux. S'il joue avec légèreté, soit en liant, soit en détachant les notes, il prodidt relfet des instruments à archet Dans la partie grave de l'instrument, et dans le médium, l'analogie est presque parfaite avec la contrebasse , le violoncelle et l'alto. A mesure qu'on s'élève, les sons prennent le caractère des diverses espèces
' Ajoatépar le Traducteur.
PON la?
de violes platôl que de ?i(rion* Le polyptectron se dMlngae encore des anlres tostitments de scm espèce par la rapidité de ses arliadatioiiB^ qui permettent d'r Joner avec autant de vivadté que sor le piano, et d'y exécuter les traits les ph» compUqnés.
POLYPLBGTRDM. •- GlaTeeln.
POMPA s POMPB, ê.f.'— C'est» dansle oot et la trompette, on firagment de tayan en forme de fer à cheval qoi, par ses deux extrémités, vient s'embotter avec justesse sur les deux bouts Ibnnés par une section faite vers le milieu du corps de l'Instrument et les recouvre entièrement
En enfonçant plus ou moins cette praipe, on allonge ou Ton raccourcit le grand tuyau , ce qui baisse ou élève le ton.
La pompe du trombone, quoique d'une forme semblable, a des branches beaucoup plus longues et qui recouvrent les deux bouts du grand tuyau sur une étendue de trois pieds environ. C'est par la manière dont on gouverne cette pompe en la tirant ou en l'enfonçant, que l'on obtient les diflérents degrés de l'échelle*
Dans la flûte, la clarinette, le basson, la pompe est une embottnre en métal placée entre les principales pièces pour les réunir, et qui sert aussi à donner un peu plus d'extension à l'instrument, et à baisser par conséquent son intonation.
POMPOSO » POMPEUX, adj. — Ce mot signifie : avec gravité et majesté, et avec une marche un peu pesante et bien marquée.
P(»fTICELLO = CHEVALET, ». m. — Petit pont ou morceau de bois posé d'aplomb sur la table dé certains histruments pour en soutenir les cordes et leur donner plus de son en les tenant relevées en l'air.
Le chevalet doit être d'une grosseur convenable et déterminée ; car s'U était trop lourd et trop massif il amorthrait la sonorité des cordes, et s'il était trop mince et trop faible il céderait au poids de l'archet.