‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 124 sur 192 · ENT · texte numérisé non relu

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vide» obscure, éclairée d'une manière lugubre par une seule lampe suspendue au plafond ; il ne trouTalt de pensées musicales qu'au milieu de la nuit et dans Iç plus profond silence. U écrivit de cette manière le Medante, le rondeau Mia 9ftrama, et le plus bel air connu : la dolct CàmpcLgna.

Tartini, avant de se mettre à composer 5 lisait quelques uns des suaves sonnets de Pétrarque ; Alfieri^ en revanche, demandait des inspirations à la musique avant d'écrire une tragédie.

Salieri,le musicien de la raison, était obligé, pour féconder son imagination, de sortir de chez lui , de parcourir les mes les plus fréquentées de la ville, en mangeant des bonbons, et d'avoir toujours à la main ses tablettes et son crayon pour noter sur-le-champ et saisir au vol les heureuses idées qui lui passaient par la tête.

Paër» en plaisantant avec ses amis, en parlant de mille choses diverses, en grondant ses enfants, en commandant ses domestiques, en se disputant avec sa femme et sa cuisinière, en caressant son chien et son copiste, écrivit CamiUe, Sar^ gines et AchiUe.

Gimarosa aimait aussi le bruit et voulait, lorsqu'il composait, être entouré de ses amis. Il fit ainsi iô$ H or aces et tes Curiaces et le Mariage Secret.

Sacchini ne pouvait trouver un chant s'il n'était auprès de sa belle, et si ces petits chats ne folâtraient pas autour de lui. Sa musique, gracieuse et séduisante, se ressent de cette tendre et folle société.

Paësiello ne pouvait s'arracher de son lit quand il composait Là, naquirent entre deux draps, ^îna« te Barhier de Séviiie, la Moiinara, et tant d'autres chefe-d'œuvre de ce génie inimitable.

La lecture d'un passage des Saints-Pères ou de quelque classique latin, était nécessaire à Zingarelli pour improviser et développer ensuite, en moins de quatre heures, un acte entier de Pyrrhus ou de Roméo et Juliette.

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