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AniossI avait nu frère qui promettait t)eaiicotip , mate qui
nioamt très jeune. Ce conipoaitear ne pouvait écrire une lïote qu'entouré de chapons rôtis, de saucisses fumantes, de jamboûs, d'étavées*
Pour exalter son imaginïitioD , Haydn se faisait d'abord coiffer, et s'ijabillait avec autant d'élégance que s*il eûi dû se présenter dans quelque réunion. Puis il se passait au doliît un anneau dtml Frédéric, roi de Prusse, lui avait fait présent On l'entendit plus d'une fols assurer que, si par hasard ii oubliait de ineltre cette bague avaiit de composer ^ n ne lui venait pas une idée , que sa verve languissait , se desséchait , privé de la présence de ce témoin parlant de l'affection d'un grand prhicê. *
L'enthousiasme naît quelquefois pendant le travail
Il y a un enthousiasme dHnspiralion dans Vinvcntion et dans Vcœécutiôn musicale , et il y a aussi rentlumsiasme qui nous domine en écoutant un délicieux morceau de musique; t'est pourquoi Ton dit : ce morceau m'a enthousiasmé.
On appelle musique qui enthotijria^vw, ravil, celle qui porte le cachet du génie, et s'exprime comme une ode pindarlque, par des élans sublimes et par des traits originau]c, mais toujours inspirés par un goût exquis. n,' ,•
EOLÏO =^ ÉOLTE?^ , afij, — C est un des Modes de la musique grecque i il reçut ce nom du lieu où il fut premièrement en usage (Voy. Modo). On remploie aujourd hui encore dans les mélodies des psaumes, comme dans le maffuiflcat; dans le culte des protestants, plusieurs plain-chanls se chantent aussi dans ce Mode.
EPICEDION = ÉPfGÈDE, ê, m, — Nom d'une chanson funèbre des Grecs,
EPJCO — ÉPIQUE, a//j. — Quelques auteurs appellent ainsi une composition musïcale ne présentant qu'un tableau
' Ajoute pir te Trarliiclcur
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idéal qui plaît et charme grâce à sa forme régulière et à sa beauté absolue^ sans qu'on y remarque quelque chose de bieu déterminé qui excite notre sympathie, comme feraient les fugues et quelques autres morceaux d'harmonies artificielles.
EPIGONION. — Instrument des Grecs à quarante cordes.
EPILENION=ÉPILÈNE. —Danse accompagnée de chant, exécutée par les Grecs en Thonneur de Bacchus à l'époque des yendanges.
EPIMELISMÂTA. — Passages sur passages.
EPIMELION. — Nom grec de la chanson des Meuniers.
EPINIGION. — Chant de Yictoire par lequel on célébrait chez les Grecs le triomphe des vainqueurs.
EPIODIUM=ÉPIODIE, s. f. —Chanson funèbre des Grecs.
EPISODIO = ÉPISODE ,s. m.— Comme dans une fugue simple, il n'est pas agréable d'entendre toujours le thème, quoique accompagné de diverses manières, il faut, dans le développement de la fugue , introduire de temps en temps quelque pensée qui ne soit pas trop disparate avec le sujet on le contresujeL Cette pensée accessofare se nomme épisode (Yoy, Fuga).
. Sous le nom ^épisodes on entend aussi ces sujets incidents que l'on insère dans un ouvrage d'art sans que leur existence soit absolument nécessaire; ou bien on comprend ces parties accessoires qui ne servent à rehausser les beautés d'une production de l'art que d'une manière secondaire. Les épisodés, dans une composition musicale, sont ces idées ou ces phrases qui ne figurent que comme idées ou phrases accessoires, m ais qui donnent à l'ensemble un plus haut degré d'intérêt
EPISINAPHE, s. f, —Les Grecs appelaient ainsi la conjonction de trois tétracordes consécutifs.
EPITALAMIO= ÉPITHALAME^ s. m. — Chant nuptial qui se chantait autrefois à la porte des nouveaux époux, pour leur souhaiter une heureuse union.
Les anciens Hébreux connurent aussi cet usage, qu'on pra-
tique encore dans quelques pays paruii les Hébreui modernes*
Le chœur : Fiisde Baccktts dans la Médée , de Gherubim, est un épiihiiiaine.
EPITRrTOS = ÉPITRITE. — Cétail dans Ja musique grecque ce rapport d'intervalle qu'on appelle aussi /îro/^ositi^j se^quitertia (Voj. ce dernier mot).
EPODOS = ÉPODE, s, f — ( Voy. Strofa, Bailata). EPOGODUS. — Nom du rapport d'intervalle 9 : 8. EPTACORDO 3^ EP 1 MIOHDE , s. m. — IntervaUe de septième.
On appelle aussi eptacorde la lyre des anciens^ montée de sept cordes, et qui était la plus estimée parmi toutes les autres.
EQUISONANZA = ÉQUiSONNàNCE , «. /! — Consonnance de deux sons semblables enlr'cux ^ comme Portave ^ la quiniième ou la vingt-deuxième.
ERMOSMENON. — Les Grecs indiquaient par ce mot le sens moral de leurs morceaux de musique.
EROTICO — EROTIQUE, atîj, — Une chanson erotique est une chanson qui porte h. Pamour (Voy. Gre^i anîichi), ËROTIDI = ÉaOTÏDlES, ». f. ft — Fêtes des Grecs en Phonneur de Cupidon , célébrées dans la ville de Thespîe ^ en Béotle ; elles avaient lieu tons les cinq ans sur le mont Hélicon ^ conjointement à des luttes musicales.
ESACORDO=^ EXACORDE, j, w. — Intervalle de sixte. On entend aussi par ce mot un système composé de six sons (Voy, SiêUma).
ESAR>10N1C0 = EXHARMONIQUE. — C'était chez les anciens Grecs une mélodie faible et insipide,
ESEGUZIONE = EXÉCUTION, 5. /.—L'action d'exécuter une pièce de musiqae.
L'exécution de la musique a une grande InQuence sur son succès j;Jl n'est pas rare de voir un compositeur produire un
grand ettei avec des ouvrages au dessous du médiocre , pendant qu'un autre n'en produit aucun, bien que sa musique ait un véritable mérite.
On exécute la musique au moyen de la voix humaine et des instruments , tant pour les solos que pour les morceaux à plusieurs parties.
Le solo demande une intonation parfaite et doit être pbrasé d'une manière élégante et noble. Placé au premier rang, l'exécutant peut se livrer aux sublimes élans de l'inspiration; mais dans le chant et dans l'accompagnement exécutés simultanément par un grand nombre de voix et d'instruments, il faut foire la note telle qu'elle est écrite avec une grande précision et sans y ajouter aucun ornement, autrement on produirait une cacophonie épouvantable. L'exécution d'un morceau k grand orchestre demande encore une bonne disposition des diverses parties, un nombre d'exécutants proportionné dans celle des parties qu'on redouble, une parfaite intonadon de tous les instruments, une bonne direction de la part du chef d'orchestre, l'observance de toutes les obligations imposées au musicien dans l'exécution ordinaire, et un bon choix pour le local où Ton doit exécuter la musique. Il sera parlé de toutes ces qualités requises dans des articles séparés.
Si l'on suit toujours la mesure avec une extrême exactitade on obtiendra nécessairement un ensemble parfait; inais cette exécution symétrique et carrée est dépourvue de charme, n faut couvrit de: fleurs le joug que nous impose la mesure et s'en affiranchir de temps en temps paf d'heureuses licences. L'expérience nous apprend que bien qu'on n'observe pas avec une rigoureuse précision la régularité dans les Temps de la mesure, on peut obt^r cependant un ensemble qui ne laisse rien à désirer. Il suffit aux exécutants d'être toujours parfaitement d'accord avec le chef d'orchestre, qui se règle quelquefois sur les dmnteun. D'ailleurs de nombreuses répétitions font connaître les intentions du compositeur, et un opéra
n'est Jamais représenté sans avoir auparavant aplani tontes les dlûicultés^ expliqué les points douteux , et sans être convenu des licences que c!»ncun devra prendre. L'ensemble d'un orchestre est donc produit par la puissance de la mesure et par l'élude que chague exécutant s'est faite de se régler sur ses collaJ)orateurs.
Plus une composition musicale est parfaite , et plus la nécessité de la bien exécuter se fait sentir; les pensées g^randioses r les détails itigénieux des ouvrages des grands compositeurs demaudent une perfection d^exécution, un fini qui ne laissent rien à désirer. La bonne musique a fait naître les bons orchestres. ^
Le tîiient du chef d*orchestre influe beaucoup sur l'exécution. Chaque musicien en particuHer serait capable de rendre parfaitement sa partie , mais dans les grandes réunions il faut que la volonté soit une^ et que le plus habile se soumette à la commune loi. Dépositaire des secrets du compositeur, le chef d'orchestre a sous les yeux la partition qui lui fait connaître ce que chacun doit faire. Il inspire une noble confiance aux exécutants, les anime ou retient leur fougue impétueuse, et chacun, en siuvant un tel guide, surmonte les difficultés qu'il attaque sans crainte. C'est à force de jouer ensemble et sous la direction du même chef, que les artistes qui composent un orchestre peuvent arriver à la plus grande perfection possible; ce qu'on n'obtiendrait ccrtaloement pas si, composant un orchestre des plus grands instrumentistes de l'Europe, on voulait leur faire exécuter pour la première fois ensemble une symphonie.
On appelle encore exécution la facilité à lire ou i exécuter une partie vocale ou instrumentale, et Ton dit qu'un musicien a beaucoup d'exécution lorsqu'il est un ion exécutant^ lorsqu'il exécute correctement sans hésiter à la première vue les choses les plus difficiles.
ESEGUmE ^ EXECUTER , f. a, — C'^t chanter ou