‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 155 sur 192 · GIU · texte numérisé non relu

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des choses qu'ils ignorent; de là vieni cette immense di?ersite de jugements.

Ceux qui écoutent et jugent la musique peuvent se diviser en cinq classes. Dans la première se trouvent ceux qui fréquentent le théâtre par pure vanité et parce que c'est la mode. C'est dans les théâtres d'opéra et dans les salles de concert qu'ils ont siège et voix ^ siège pour étaler la richesse de leurs habillements; voix pour bavarder. Pendant que Rubini ou Duprez ravissent tous les œurs par leurs voix délicieuses 9 lis parlent avec enthousiasme d'un chanteur qu'ils n'ont jamais entendu; le chœur le plus touchant et le plus énergique ne sert qu'à les fahre causer encore plus haut ; la coiflhre d'une prima (tonna célèbre les mtéresse plus que son chant , et ils trouvent fort extraordinaire qu'un compositeur qui jouit d'une grande réputation soit un tout petit homme très maigre. Pour ces messieurs^ toute musique est bonne ou mauvaise , leur opinion marche sur les traces de celle des autres; ce n'est pas qu'ils soient dépourvus de connaissances musicales, mais c'est parce qu'ils ne veulent pas être les premiers à juger.

Appartiennent à la seconde classe les personnes d'an âge un peu avancé, qui ne parlent d'autre chose quedel'exoeUence de la musique ancienne, probablement parce que dans ces temps-là ils étaient encore jeunes, et que les souvenirs de jeunesse présentent les choses, même les plus médiocres, sous un très bel aspect

Dans la troisième classe sont placés ceux qui n'apprécient la musique qu'avec VinuUigence et s'occupent exclusivement d'observer si le compositeur a conunis des fautes grammaticales, s'il est bon harmoniste , bon contrepointiste, etc.

Les individus qui forment la quatrième dasse sont diamétralement opposés à ceux de la troisième, et ils ne sentent que la musique qui chante à leurs oreilles; les contredanses, les valses, les chansons gaies sont i'ame de leur mu-

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sique. Toutefois leurs jogemeuts ne sont pas toujours à mépriser 9 car ces individus s'attaclient à ce qui bien souvent est très essentiel en musique.

A la cinquième classe appartiennent enfin ceux qui sentent la musique de toute ieur ame et puisent leurs connaissancea dans les véritables principes de Fart, qu'ils considèrent comme moyen propre à perfectionner et à ennoblir l'homme. Ce que la science doit faire avec ses doctrines qu'elle adresse à la raison, l'art doit le pratiquer avec ses productions qui parlent au sentimeut. La première désigne à l'homme son but le plus élevé ; le second lui facilite les moyens d'y parvenir. Les individus qui composent cette classe ne méprisent pas une chanson gaie , ils ne sont partisans ni de la musique ancienne ni de la musique moderne, mais ils sont pour la musique qui mieux approche du but sublime de l'art

GIUOCHI CAPITOLINI = JEUX CAPITOUNS. — (Voy, Certanti musicaii).

GIUOCBI ISTMIGI = JEUX ISTMIQUËS. — (Voy. Certatni tntssicaii).

GIUOCHI NEIVIEI = JEUX NÉMÉENS. — (Yoy. CertanU fnusicali).

GIUOCHI OLÏNUPICÏ = JEUX OLYMPIQUES. — (Voy. Cer tatni fntisicaU).

GIUOCHI FITICI = JEUX PYTHIQUES.— (Voy. Certami mtuicaii).

GIUOCHI CRISANTINICl = JEUX CHIIYSANTHINIQUE& — C'étaient des i^tes grecques célébrées à Sardi, capitale de la Lydie, conjointement à des concours de musique.

GIUOCO = JEU, s.m.— CollecUon de tuyaux d'orgues d'une certaine forme, d'une certaine espèce, établie sw toutes les notes dont se compose l'échelle générale de l'instrument. Vnjeude flûie ouverte de quatre pieds est un jeu dont le tuyau le |4us grand a quatre pieds de hauteur; un jeu de hautbois est un jeu composé de tuyaux à anches qui

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Itnftent le son du hautbois , etc. On distingue les jeux de l'orgue enjeux à houche, jeux d'anches et jeuœ de mutaHon.

Jeu est aussi la iiianflère de jouer d'un mstrumenti el Ttin dit : iejeu de ec î'tMonhte est i^HUanL ^

GtUSTO = JUSTE , tidj. — CelU* épithèie se donne gênéraie ment aux intervalles dont les sous se Erouveot exaclnniotu dans le rapport qu ils doivent avoir et aux voix qui etitonncTit toujours ces intervalles avec justesse; et Ton dit Mm^.vmx juste quand sou intonation est dans un rapport convenable avec les autres notes du ton et du mode* Une octave est jtutfe quand elle n'est point altérée par un signe d'été vati an ou d'abaissement accidentel.

JuMe est aussi adverbe » et Ton (ixijmwr juste » charMr

juste. ^ ^ ^ ■ V rr.t . ^f, ^

En italien l'expression Tempo gî-usto sert à indiquer un mouvement qui n*est ni trop vif ni trop lent.

GLORIA* — Sur ce mot latin qui entre dans la messe, on écrit deux dilTérents morceaux de uiusique \ le premier sur les paroles GtoHa in €xeei»ijs Deo; le second sur celles Gioria pfttri cl fliio et spiritm saneto* Ce dernier s'appelle en latin doxotogiaparvat et l'autre doxologia-niagna^

GLOSA j .V, /* (glose)» — Quelques anciens auteurs italiens se servent de cette expression en musique pour indiquer un ornement videux cl de mauvais goût *• -^W "(j^i .iff/jr

GLOSOCOHNO, — Nom que les andens ûma$0Ut^mm espèce d'étui , dans lequel ils enfermaient let éntoo^ores de leurs flûtes, (fut a'étalcnt probablement qu'tme espèce d'haulbois, et avaient par conséquent des anches.

GLOTTÏS^ GLOTTE* 5. /! — Embouduirc des instruments il vent chez les Grecs.

Giûtu est aussi ta partie charnue «le rargane de la voix dont les mouvements contribuent à l'articulation des sotis^

tiON-GO\. — (Voy. Tmn-taii}].

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