‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 3 sur 192 · DU TRADUCTEUR, XV · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR, XV

Je crois avoir rempli , par la traduction de ce Dictionnaire, la lacune qui existait dans la littérature musicale française. Je n'ai rien négligé pour mener à bonne fin ce long et pénible travail , qui sera sans contredit le plus complet qu'on ait fait jusqu'à ce jour.

Je ne doute pas que l'ouvrage du docteur Lichtenthal ne soit salué en France par tous ceux qui cultivent ou qui aiment la musique , d'un accueil aussi favorable qu'il l'a été en Italie et en Allemagne. >

A. — Cette lettre» la preniière dans tous les alphabets connus, eieepté dans Falphabet Ethiopien » où eBe occupe la treizième place » désigne dans la mudque moderne, du moins chei les Allemands et chex plusieurs autres peuples, le sixième degré de la gamme diatonique et naturelle, on la dixième corde de la ganune diatonico-chromatique, appelée dans l'anden solfège : A la mi ré, A mUa, oviia. ( Toy. SoimisoBione* )

Là raison pour laquelle la première lettre alphabétique désigne le ^xième son au lieu du premier, se trouve dans le caractère de la musique des anciens. A l'époque oti saint Grégoire-le-Grand fit une réforme dans la musique, vers la ftn du sixième siècle, on se serrait encore des anciens systèmes grecs de quinze sons, compris entre les deux octaves ta, clé de basse premier espace, eXt^, clé de violon second espace, marqués avec des lettres grecques entières ou mutilées , rimjdes, doubles et allongées, loumées tantôt à droite , tantôt à gauche, renversées ou placées horizontalement, fermées ou accentuées, sans compter les accents graves et aigus qui figurent aussi dans cette espèce de tablature ; de manière que pour cet usage on employait 990 signes , A95 pour les TOMBL i

voix et autant pour les instraments; et selon qu'ils entraient dans Tnn ou dans l'autre des quinze modes ^ variés d'après les trois (f^res^ jl^prQdqisaient jujques à 162^ optes on signes de not^t^4 (^Vfy7la>Tiotekdan^ ^lar^cle Gr{c\ am^Hphi, où Ton parle de la Semèllgraphie. } La connaissance de ces signes demandait naturellement une étude de plusieurs années. Et de ce côté l'imperfection et la difficulté de la tablature grecque ressemblaient en quelque sorte à l'écriture n incommode des Chinois^ principale et même unique science des Mandarins y qui , dans une vaine étude de deux mille signes , perdent les années les plus belles et 1^ plus utiles de leur vie. Saint Grégoire abolit ce nombre èffirayant de figures musicales grecques, marquant les quinze sons dont nous venons de pajrler ayec les sept premièras lettres alptiabéUques qui se r/épétaient en formes minosciiles dans l'octave la plus élevée. Stcpmpe te^n J était alors le premier et le plus fi^aye.t ila,Tait aussi cette jiettre pour signe di^tinctif. Par la suite, en io^QdaiSfUil; des sons plus graves jusqu'au (? (<to) i le soo ^ {ta) y qui ancieimemeAt était le premier, deviAt le sixième d^V^ Je système moderne qui commence par Ç.

Dans la musique Allemande J majuscule désigne le ia de lajireiiii^reoctavp; a mi^uçcule indinitte cejbii de la seconde QCtav€i; # marwé avjsc un petit tra4t bodaontal, celui de la liy[)iisièiae<Qe(9.ve, ei 4 avei; deu petits traits borizootaux, celui de Jia^iu^trièine octave, etc. * U en ^t 4e mêoiie d^ autr^ lettres employée^ pour la notation, musicale.; On voit^ d^jevte j.Qiie cettQ ^bl^ture, basée sui; osUe de saint G^ép faire, ^ lopins simple que l'on puisse .imaginer,' puisque

^ Lapnutfète.vu 9rMi4i>fc|«ti#^'éMSd i^Uréù t]é,4ebmti à^éemm d9^.l\^jfis$.fxi éo da lecpwl espace; la secençide ^u petite oçtavf est copn* prise entre ce dernier, et le do clé de violon aa-dessoas des lignes ; et entre celoi-ci et le db dû violon second espace se trouve la troisième octave.Vcstîr-Arc . celle marquée nvee un petit trait. (Yoy. les sHIcIes Àîfbbeto fnasi^ eéle , -intu volatura. )

la fonnule «-d signtte la même chose cfue : Du C sot fa ut (do) èié de heMe second espace auDia ««ré (ré) eié de violon qtuitrièfne iigne.

a est aussi le ton général de ce qu'on appelle le diapason.

ji majoscale^ écrit sur mie partitlOD^ Indlqne Yaitô on le oontraito.

Dans rancienne gamme française qui commence pour F^ la lettre J était nommée mi qninte de (a, quand on chantait au naturd ; et <a, quinte de té , quand on solfiait par liémols. A n'était donc dans cette gamme que tantôt mi et tantôt ia; c'est pourquoi les anciens Français l'appelaient J mi ia. Par la même raison , les mêmes dénominations s'apiiUquatent à toutes les lettres représentant les notes de la gamme ^ et l'on disait par cpnséqiient i B fa Ht C soi ut, D €até, Esimi,Futfu,GrésoL

Les Italiens^ solfiant d'après les trois propriétés ^ nom» maient la lettre J, J mi ré 4a, on J 4a mi ré, ce qui letff retraçait à la fois les trois noms que cette lettre avait dans les trois propriétés , savoir : mi dans la propriété de bémol , ré dans la propriété .de bécirre , et 4a dans la propriété natn^ relie. Les mêmes dénominations s'appliquaient k toutes leè lettres représentant les notes de la gamme , et ils dissent par copséquent : B^a («t bémol), Beini, Csoi fa ut, B4a woré, E4afa {mi bémol), Eiami, F fa u$, Gsoi f^ tt«. €e que nous venons d'taposer sera pleinemeiit éohdM dans les sûrtietes Propriété, SotmisaHon.

Ces dénoorinations multiples ont été cependant réfmttées députe que llnventhm rebiarquable du «i a mis un tenue à tant dedificulliés auxquelles était assQfetti l'anden tdmge^ Maintenant on a rhabltude de dfare : une «ympbonie m do, une sonate en soi, etc. ; et même pour taire comiaMre lés tons dans lesquels dotrent jouer diflérenB.instrumentsà vent, plusieurs musicienase senreast de simples lettres^ oomme : Cors en J ,'olarineite§ en B ^ t^osmps^tès en C , etc.

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