‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 2 sur 192 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

Il est un usage généralement adopté par tous les traducteurs , d'apprécier dans une préface , par une analyse succincte» le mérite de l'ouvrage dont ils donnent la traduction ; maid il arrive souvent que de telles appréciations sont accusées dé partialité, et que le public accorde peu de confiance au jugement porté par celui qui est une des parties intéressées dans l'ouvrage traduit.

En publiant donc la traduction du Dictionnaire de Lichtenthal, je m'abstiendrai de porter moimême un jugement sur ce livre remarquable, d'abord parce qu'il est connu de la plupart des musiciens distingués ; en second lieu, parce que, lors "\ de sa publication en Italie, ce Dictionnaire a été apprécié, comme il le mérite, par des hommes incontestablement capables et dégagés de tout esprit de partialité.

Je me bornerai seulement à reproduire ici les expressions de M. Fétis, juge bien compétent en pareille matière. Voici comment il s'exprimait en parlant du Dictionnaire de Lichtentbal dans un numéro de sa Revue :

n M. Lichlcnthal , docteur en médecine et ama-

xn . PRÉFACE

» leur de musique distingué , né à Presbourg en » Hongrie et fixé en Italie depuis long-temps , a enir richî la littérature italienne d'un nouveau Dic- )» donnaire, qu'on peut considérer comme un des i> meilleurs livres sur cette matière. Une érudition y> rare, une connaissance profonde de la théorie et y> de la pratique , un style simple et convenable à » un livre de cette espèce , et une proportion bienr r^ établie entre les artides , en raison de leur im- » portancot sont les qualités principales qui rei> commandent cette production à l'attention pu- D blique.

)^ Quoique pourvu d'un savoir très étendu, Tau-

» teur n'affecte pas de le montrer dans des dévelop-

» pements trop étendus; il se borne à expliquer

» dairement la nature de chaque terme , son usagie

» et ce qui a'y rapporte. Son but est d'être utile ; il

» remplit sa mission.. Comme la plupart des auteurs

T» allemands qui ont éorit sur la musique, M. Lioh-

V tenthal s'attache avec soin à la partie philosophi--

iT^ » que de l'art qu'on appelle Esthétique, c'est-à-dire

I ' » aux rapports de la musique avec le& affections

y' 1» morales, avec les institutions sociales et avec le

I 1» jeu des passions. Cette espèce de science parti-

1 » culière, d'autant plus étendue qu'elle repose

)» mojins sur des idées positives et finies, n'entraine

» cependant point l'avteur du lumveau Dictionnaire

» hors des bornes de son sujet ; les articles qui s'y

» rapportent sont travaillés avec soin, mais ne s'é-

DU TRADUCTEUR. xm

)» cartent point de la conoision nécessaire dans un if dictionnaire.

y> Pour les articles historiques, M. Lichtenthal » place, sous le nom d'un peuple quelconque, tout » ce qui a rapport à sa musique. Ainsi, au mot 1» ITALIE, il donne une histoire abrégée de toutes /| » les parties de la musique dans ce pays si iutéres- ' ï> sanl par ses écoles, ses compositeurs^ ses chan- » teurs, ses instrumentistes et ses écrivains. Le » même système est suivi pour tous les peuples. ^; m Les détails qui n*ont pu trouver place dans ces )» articles généraux sipat donnés dans des articles » particuliers, tels que ceux des instruments, du >» cbant, des systèmes, etc.

» Une autre partie du travail de M. Lichtenthal , 1» qui n'est pas moins louable, c'est l'exposé de la 1» doctrine du rapport des sons , de l'acoustique et » de toute la partie {Aysique et mathématique de la )» théorie musicale. Sous ce rapport, aucun autre » ouvrage ne l'emporte pour la clarté unie à la con- » cision.

» Je crois donc que le Dictionnaire de M. Lich- » tenthal est le phis complet ^t le meilleur qui ait 1» été publié jusqu'à ce jour, et je ne doute pas qu'il » n'obtienne un grand succès.

» Déjà ce livre jouit d'une réputation honorable » en Italie et m Allemagne; il ne peut tarder d'en y> acquérir une semblable en France dès qu'il y sera » répandu. »

nv PRÉFACfi

Je A'ai qu'un mot à ajouter à ce que Ton vient de lire. Presque tous les articles dont j'ai augmmté le Dictionnaire de Lichtenthal ottt été puisés dans les ouvrages des meilleurs auteurs, modernes qui ont écrit et qui écrivent sur la musique ; les intéressants travaux de MM. Fétis et Ca8tîl-*6laze et le constant appui de la-France Musicale m'ont été surtout d'une grande utilité dans mon wtreprisc.

J'ai cru convenable de suivre Tordre alphabétique du Dictionnaire italien, en présentant les mots qui forment le sujet de chaque article, d'abord en italien et puis en firançais. Du reste, peu de ces mots français diffèrent, par leurs initiales, des mots italiens, et puis cet ordre offre l'avantage de faire conoattre les mots techniques de l'art dans les deux langues. En outre, pour faciliter aux lecteurs les recherches qu'ils voudront faire dans ce Dictionnaire, j'ai placé à la fin du second volume les mots français par ordre alphabétique avec les mots italiens correspondants; de la sorte, soit que l'on cherche le mot italien ou le mot français, on le trouvera sans aucune difficulté.

C'est ainsi encore que , pour être conséquent avec l'ordre que j'ai adopté , au mot Fayez j'indique toujours l'expression italienne, parce que c'est par celle-ci que l'article commence.

A la fin du second volume, on trouvera aussi les planches de musique qui contiennent, par ordre de /?g^f/r^^, les exemples cités dans le cours decotouvragc.

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