ARM S
cun indice. Morley , compatriote de Dunstable^ et qui a fleuri un fliède après, ne fait pas mentioii de ce prétendu ouvrage^ mais.il critique an contraire, d'tme manière très mordante; une composition à quatre parties du même auteur. On peut, ce semble, trouver Torigrine de cette erreur dans le passage srivaoat du manuscrit de Jean tinctor qui s'exprime ainsi : c Cùjuê, Ht ita dicofn, novœ artis fons et origo (contra^ puneti) apud Angios, quorum caput Dtmstapte eœii-^ fit, fuisse ferhihetur.Tt Quel est celui qui ne Toit pas que ce ferhibétur ne signifie autre chose que : an-dit, on croit? En effet, Sebaldo Heyden et l'abbé Jean Nudo, en copiant Tinctor, ont mis dieunt et tradtmt au lieu de perhihetuvi Et cependant Bumey, quoiqu'il n'ait pas ignoré toutes ces circonstances , se laissant entraîner par un sentiment aveugle de patriotisme, a appelé son compatriote l'inventeur du nouvel art, en ajoutant que comme Anglais ce serait une ingratitude de ne pas lui rendre ce témoignage (Yoy. son Histoire de la musique, vol. II, p. 451). Mais comment est-ll possible que Dunstable ait été l'inventeur et le propagateur de la musique moderne, si Guido, Franco, Marcfaetto et Jean de Murs l'ont établie et répandue avant lui ?... Enfltî on créa en Allemagne un troisième Anglais sous le nom de Dunstaph (aussi au xv* siècle) , comme inventeur de la musique k plusieurs parties. Mais le nom de ce Dunstaph ne se trouvant ni dans la Bibliothèque ci-dessus indiquée, ni cité' par HawUns, ni par Burney, on en peut conclure qu'A n^'a pas même existé. Forkel a découvert un quatrième Anglais ,' nommé Phastundus , qui est, lui aussi, appelé dans un manuscrit rinventeur de Fharmonie.
Après cette digression nécessaire à rintelligence de quelques points de l'histoire de l'harmonie qui induisirent en erreur plusieurs auteurs renommés , il reste encore à sttvoir à queHe époque la musique figurée et Fharmonie non-
velle lurent généralement adoptées et mises en pratique. Quoiqu'on ne puisse pas préciser très exactement cette 4f>oqne^ il est certain cependant que Tusage s'en est généralement répandu au temps de Jean de lllurs^ comme le prouve un décret émané à Avignon, du pape Jean XXU en 1322^ oii il exhorte les clercs à arranger le chant de manière à exciter la piété des fidèles ; et dans cefte circonstance il parle d'une nouvelle école {sed nonnuUi novelia sehoU» discipul^, dum temporilftts. tnensurandia invigiicmt , novis f%o%is intendunt, fingere was qua/m antùjuas canUJkrt moriunt, etc. Yoy. Docta sanctorum exiravag. com$nufè^f Up, Ul de vita a honnest. Cloùrioor.» lit. /). D'après cela, il parait que Jean de Murs, qui vécut k Paris, a été le chef de cette nouvelle école, et que c'est en France que la ^nouvelle musique a commencé à se propager.
Le XV* siècle, qui a eu tant d'influence sur les lettres en Europe par l'invention de l'Imprimerie, a contribué aussi très puissamment au progrès de la musique. A dater de cette époque, non seulement les théories, mais encore les compositions musicales, en se répandant très promptement, exci* tèrent chaque Jour davantage le désir de conpiposer de la musique, et augmentèrent le nombre des compositeurs, ou pour mieux dire des contrepointlstes; car, bien que l'avenhr se montrât sous un aspect très favorable à la musique, il £ajit avouer que le ptais grand nombre des compositeurs du JEV^ siècle , au lieu de £aire un bel ensemble de la mélodie et de l'harmonie, négligèrent tout à fait lapremièrepour s'occuper de la seconde, d'une manière si exclusive qu'elle finit par devenir barbare et vraiment un peu cruelle pour les pauvres humains» Les artifices canoniques furent innombrables. Aussi les compositions musicales étaient*elles la plupart des énigmes, que des calculs pouvaient peut-être faire deviner , mais qui ne disaient rien au coeur.
EnAii^ en composant et en ebantant, on ne s'appHqoalt qa'an calcnl ( Voy. l'arâele Canôtie ).
El k' plw iMIe dKMe lit 1» sàcem MimÉC Pour la fonMr auliÀt et pousser trop itast
MoLifcBjs, Ja^lM/ti. jlcie 1.
Cette aeirtenoe cavrfendnit'tiirtoot à im des mattres do réeoie famaade, Jean OcksBhcÉD, le fNtiteche des tM^ fices canoniqnes.
Une faut p» eroife cependant que les anelenà nécvomanciCBB ausioaax, qal souvent MsateDtle dMapelr des pi»* Ttes ehaoïteu^^ t^iàqiàélmK!Btiintoms aussi fftgourensemenc des rdshs de FhanMBle; sf tt en «lltt été allisi> il serait irapossftle de déinir l'art de plusiieiin de leors comp08iti«tesy même en leur faisant merci des fautes de mtf odie. H ne .fa«t pas non i^os faire dériver tous les ^m de r harmonie au xr siècle et après , du caprice seid des compositeurs. Ceuxci avaient en général al peu dTinspirations mélodieuses qui leur tasent propres, qnlls étaient obligés de choisir peur thème de leurs messes, de leurs psaumes, motets et madrigaux, quelque chanson populaire favorite, afin d'y ada]^ ter lèiirs artifices hanmoniqiies. Josquiu même, appelé dans toute l'Europe Princeps mtmcarum, et le plus mélodietil de* l'écdie ismandie,. pidt ces mélodies populaires pour théitieB de ses messes^ àotmant à diaeune le nom de la mélodie mime, commue iFortunarBommé arfné, eUL Quelquefois oik choisit pdur tikémes eertaibs e^ntibés d'art, comme les* messes sufmtrvoeês mHmeatès, l^missafrùtationum d'Ockenheim, etc. Celui qui crb^ait avoir asset de talent hivcÉtif pour composer une messe sans avofa* recours à* une raéMtte favorttff , taii dennaîtle Wn de SiM nomine, Josqahi e»: écrivit «ne semblable. Quoiquilen soit, il est certain que l'attention des^ cheft de l'église fut toujours tour-
née vers Texistence de pareils abus ; aussi voyons-nous les pontifes lancer de temps en temps des ordonnances pour les réformer. Au xvr siècle, la musique fut sur le point d'être bannie de l'église; mais Palestrina empêcha cet acte de vandalisme de s'accoBq[>]ir (Voy. art aUaPaduh'ina, ainsi que la note y jointe ).
D'après ce que nous avons exposé on peut avoir urne idée despro|[rès succeastGs de l'harmonie dans les pnemiers temps. On lira plusieurs notices sur sou développement postérieur aux articles Italie, Allemagne ^ etc.
ARMONIA »» HARMONIE, 8. f.—Ce mot, outre la signification que nous avons précédemment exposée, désigne aussi la réunion de plusieurs instruments à vent, et l'on dit: deê moreeattx d'hiurmonie , c'est-à-dire, dies compositions seidementponr des instmmens à vent : la Casa rara arran^ ffée pour hami&nie.
ARMONIA DELLE J»'£R£ = HARMONIE DES l»'BÈRE& — '.(Voy. MuHeadeUeifore).
ARMONIA DIRETTA = HARMONIE DIRECTE, — est cdie où la basse est fondamentale, et où les parties supé** riewes conservent l'ordre direct entre elles et avec oelle
ARMONIA DIVISA = HARMONIE SÉPARÉE. — ( Voy. Armonia sîretta ).
ARMONIA nOURAtA = HARMONIE nGURÉE, — est celle où l'on fait passer plusieurs notes sous un accord.
ARMONIA PER APPROSSIMAZIONE, PER ESTENSIONfi ^ HARMONIE PAR RAPPROCHEMENT, PAR EXTENSION. — C'est la même chose qu'harmonie rapprodiée ( nrema), harmonie séparée ( divisa )•
ARMONU PRIMA = HARMONIE PREMIÈRE. — Qml* ques auteurs ont donné ce nom à l'accord parfait, en appelant ensuite son premier renversement ^ionrumie sùtendei^ et son deuxième renversement harmonie troisième.
ARMOKA PROeRBSSIVA » HARNONBS; PROGRES^ SIVK — ( Voy, Progre^sione )•
ARMONIA ROVBSGIATA = HARMONIE RBNYiERSÉK ^ C'est celle où le son fiondamciptal est dans ^lelqu'ime (ten parties supérleares^^ et où qnelgu'autre son de l'accord est transporté à la basse an-dessous des autres.
ARMONU SIMULTANËA = HARBliONIfi SIMULTANEE. — C'est la percussion d'un accord*
ARMONIA STRETTA, ARMONIA DIVISA =» HARMONIE RAPPROCHÉE ^HARMONIE SÉPARÉE. — La prendèçe a les sons de l'accord très rapprochés^ et la seconde les présente différemment ( fig. 24 )•
ARMONU SUCCESSIYA => HARMONIE SUCCESSIVE. -- Succession de plusieurs accords.
ARMONICA^ s. f. = HARMONICA, s. m. — C'était cfaex les anciens Grecs la sdence des interralles, et signifiait la même chose que aman ( Yoy. cet art ).
Par ce mot on entend aussi un instrument de musique , ainsi appelé, parce qu'on en tire des sons qui ont quelque chose de céleste et tiennent de la nature des sons harmoniques.
On peut former cet instrument de plusieurs manières. Celui qui est le plus en usage consiste à assiyetttr deux octaves de gobelets de venre de différ^ites grandeurs sur une petilei taUe, propre aies recevoir, et que l^on accorde en mettant plus ou moins d'tan dans chacun d'eux. En frottant légèremoit les bcHTds de ces verres ai«c les doigts monyiés , on les fait résonner.
L'harmonica inventé par l'américain Etanklin, vers Fan 1763, alaformed'unepetite caisse représentantuB carré long» composée d'un cyhndre sur lequel on adapte des doehes ou des vases en cristal, dentla formeresseiiAléàoelle d'une soucoupe, placés l'un dans l'autre et accordés d'sqirès la gamme diatttoioo-chromatique. L'étendue de cet instrument est ordinairement du «b> de la basse, second espac^, au fa le plus
aigu. On «lécote le ebant de la main droite , et la basse de la main gaucbe , faisant toorner ^ par le mo^en d^une pédale, le ctae des docbes antoar de son axe , et firottant légèrement les bords des doches avec les doigts moafllés.
M. Renandte^deParis, a contribué an perfectfonnementde cet instrument
Pfeifer, fabricant d'instruments à Augusta, a inrenté une espèce d'harmonica auqud fl a donné le nom de jtmgferhétrmonica (harmonica virginal), qui imite la voit humaine.
Quoique Franklin passe pour le TéritaMe torenteur de cet instsinnent, il ne faut pas croire cependant qu'A ait été le premier k tirer les sons du cristal avec les do^ts mouOlés. Cette découverte était connue Ibng-temps avant lui.
Dans l'ouvrage intitulé : Mathemaeisehô und phiiosa^ phische ûrquicttsttmden ( Récréations* mathématiques et philosophiques), par M. Georges-Phiiq[)pe Harsdorfer, im-* primé à Nuremberg en 1677, partie H, pag. iii7, on trouve ce qui sidt :
« Manière peur fodr» tme fmtsi^ue gaie,
» Prenez huit giribelels de vene* éguox , mettei diuui le pre-< nier une cuitterée de vln^ daw le seoMd deux ouiaerées'». dons, le troisième trois et ainsi de s^te. Dites à Mit personnes de se mouiller les doigts et de les fîRitter sur les bords des^gotbelets, et voos aurei une musique gaie. ¥ous poorex ebtHÉr le même résultat avec moins de gobelets, pourvu qufiissoieBt disposés par tierces, cpÉntes et octaves ca augmentant im. en diminuant le via sdon la grandeur des- veines. >
On assve aussi que Ififflandais Puckridge^ et H. Delcval , membre de lasodélédeLoiidms»^ fooenft dès pranieRsà donner une Mée daVbumicmiica. L'honneur delà déssnverte q>partient cependant à. Franklin; oar, de ces jeux, fl a ftiton instrument qui produit des sens très agrAUes quBnid on snit^
ARH M
Um le manoler ; cette OMHditten est indispeisalde, autrement U 4e¥ieiii iosiworlabte»
Qaelqaes-ims président que le am de l'bannonloa est mfrslUe à la santés d'antres repovncfttoetteasflertleii. Geqa'fly ade vrai c'ealq«ele iraaIeaieBt de cetiostnimeiit demaade qielques précamtaas : 1* les pecsoimes qaà sonfflcent d'af^ feettonaftenreiiMa da dotvettt paa jûopr de fbaïaimloa; V r hoBwe ^i est bim portant anasl m doit pas trop Jooer de cet iiislruoii^t^ car la doseear du ses aom inspire la mélaiH coltfS^3''e'est parlemfis^eiaotiflgiiaeeUdqnl éstd'oMtar menr mdliNacollqne ne doit pas «ijonaf, ou doit choisir des cbaita gato; h'' en jouant de rhanssonica on doit employer de i'ean tiède pour en homeder les doches, antremealla peu des doigts âfiirail par devenkr trop sensible.
AIUttONIGA ACEMBALO:» HARMOmCA A CLAVECIN. -^ Wim ^e Vbannonka n'exerçflt anenae influence Jâchense su^ le systioie nerveux de edoi qui en jdne, on dieBduià lor réunir à un clavier q(d produisit^ au moyen d'un levier , les scms par destuyanx. BoUg^ àYienne,en fut le premier inven<^ teur. Klein ^ professeur de musique à Pétersbonrg^ inventa lui aussi un barmonica à. tonches.
ARMONICA DA CORDE = HARMONICA A COADES. -^ Instaunent à clavier > inventé en i78&par Jean Stein, célèbre fabricant d'oignes el organiste à AngoBta. Cet barmonica consiste dans un excellent piano, accordé et uni avec une espace d'éplneUe qu'cm peut Jouer senle ou conjointenent avec le piano. U est impossible de décrire Feffet de cette union^ snitont dans le marenéo, quand Textinction des sons du piano passe h ceux de l'épinelte, et que les accords réunis mmrent sous Tinfluenoe d'une pression bienlégère.
ABMOiaGA XK)PPU » HARM(»fICA DOUIttiE. — Cet instrument» iarenté par Fabbé Mazoocbi, est composé d'une caisse de demi pieds de longueur, et dont la hauteur est en raiiport anec lea petites dodKs de verreoii de métal qu'elle
02 AftM
oeolient On fait résonner ces dodi^ttes par le moyen d'an archet de violon , dont les crins sont endaits de colophane on de térébenthine^ ou de dre, ou de saron.
ÂRMONIGA METEOROLOGIGA :r= HARMONICA MÉTÉO- ROLOGIQUE, ou harpe gigantesque. — Espèee de harped'Eole, Inventée .en 1785 par l'abbé D. Joles-Gésar Gaittonf» àCome* B fitattacher quinze fils de ^BSérentes grosseurs à une tourde la hauteur de trekcents pieds euTiron, qui se trouvait àla distance de centctoqnante pas de son habitation, et limna' aind une espècede Aarpe^otiCMfuequiatlsdt Jusqu'au troisième étage de sa maison, vls^-^yis de la tour, et qui était ac^' cordée de manière à pouvoir exécuter de petites sonates^ le t4^ut' réussit à merveille. Mais llnfluenoe des vicissitudes atmos-^ phériques et d'autres drconstances rendirent sans effet cetté^ découverte , et l'abbé Gattoid ne se servit de cette harpeqae pour faire des observattonsmétéorologiques, pour prédire avec ses sons harmonieux les divers changements de l'atmosphère;
ARMONIGO =» HARMONIQUE, adjl — H y a lés sons harmoniques sur le violon, sur le violoncelle, sur la harpe ( Voy. Stjumi armonict) .
n y a des frémissements harmoniques (tremori), dont A parlé BartolL
On trouve aussi desis^^ie^Aamumê^ue» au desBoasduckO'» valet de quelques instruments. Les cordes de boyauxr placées sur les différents instruments de musique s'appellent aussi' harmoniques. On nomme encore hanmoniqtie- la divistoui des rapports des intervalles.
ARMONIGO:» HARMONIQUE, jmsmhsU -^ Nom du son concomitant ou accessoire qui accompagne un son fondamèft^i tal, comme leson delà quhkteet delà tierce, eta ^oy.Suono)*
Les andens Grecs appelaient ainsi les parUsaus de l'école d'Âristoxène qui, en musique, jugeaient tout d'iq»Fès ToretUe, tandis que les sectateurs ccunoniques ne portaient un* Jiq^e*me&ten musique que d'après la science mathématiqnedessoiii*
ARP 93
ARMONIGON =s HARMONIGON, s. m. — Ce n'est autre chose qu'un harmonica perfectionné par GulUaume Chrétien MlUler, directeur de musique à Brème, qui y a ajouté trois registres de flûte et un de hautbois^ afin de renforcer le son.
ARMONIGORDO = HARMONIGORDE , s. m. ^ Instrument inrenté par Haufmann , à Dresde , ayant la forme d'un piano à queue et perpendiculaire , et dont le son est semblable k celui d'un harmonica.
ARMONISTA= HARMONISTE^ s. des deux ^.— Musicien savant dans l'harmonie.
ARMONOMBTR0 = HARMONOMÈTRE, s. m. — Instrument propre à mesurer les rapports des sons. Si notre ceil et notre oreUle pouvaient observer en même temps toutes les oscillations d'une corde ^ nous aurions en nous un harmonomètre exact et naturd; mais comme nos sens ne sont pas asBC^ parMts pour de pareilles observations, il faut y suppléer avee le monocborde (Voy. cet article).
ARFA s= HARPE > 9. f. — Instrument très connu dont on joue en pinçant les çoordes, parvenu jusqu'à nous dès l'antiquité la plus reculée , et dont l'étendue est du do de la basse au-dessous des ligues au <a le plus aigu.
S^ véritable exl9tenqe> dans la muslipie moderne, ne con^ que du moment oà eHe a reçu des pédales , inventées en 1720 par N. Hochbmcker, à Donauwerth. Son médanisme ingénieux donne les moyens de parcourir tous les tons du •système et de fermer desraodidations , ce qui était impossible autrefois , la harpe étant bornée au seul ton dans lequel on la montait.
Les sons flatteurs de la harpe perfectionnée, ses arpèges riches d'harmonie reposant sur les vibrations des cordes graves, mettraient cet instrument au-dessus du piano si ses moyens d'exécution n'étaient pas retenus dans des limites trop étrottes. Les changemens de ton, les traits enharmoniques qu'on rencontre bien fréquemment, font naître tout-à-
coup des difficultés que les plus grands talents ne àunAmtent qu'avec peine.
La harpe est composée de cinq parties principales qiË sont: le corps de la harpe > la console 5 le mécanisme, la colonne et la cuvette.
Le c<Nrps de la harpe est concave; il comprend le dos de rinstnunent et la table d'harmonie.
La console renferme le mécai^me principal de la harpe. C'est encore sur la console que se trouvent les chevilles, les boutons de cuivre qui servent d'appui aux cordes et les sabots. Les sabots, espèce de pioche en cuivre fait en forme de bec de canne, sont divisés dans une peUte verge de fer saillante et attachée au mécanisme qui est renfermé dans la console. Presque tous les sabots sont de petits crans de cui^ vre appelés sillets; ils servent à recevoir la corde. Quand lè pied est appuyé sur la pédale , cdle-ci attire le sabot en fai*sant rentrer la verge dans la console; par ce moyen, la corde qui se trouve pressée entre le sabot et le siBet est raccourcie d'une longueur relative à l'augmentatiM d'un demi-ton.
La colonne est creuse et donne passage à sept tringles de fer qui correspondent par le haut au mécanisme dé la console , et vont aboutir au mouvemoit des péddles qui ^ trotivent sous la cuvette , laqueMe sert de base à Finstrument.
n 7 a quatre pédales à droite pour le pied droit et trob pédales à gauche pour le pied gauche. Quelques harpes ont au|8i une quatrième pédale pour te pied gauche.
Plusieurs améliorations ont été faites dans là harpe par MU. Ruelle et Goûsineau, Knmiphote, Thory, * Mérimée,
* iDYeuteur de la harpe éChatfMtHê; Il ett parteiiH i en renforcer de beauconpk mb: Il enaya même d*7 ^cmteirim clavier qDiproMtPsAH d*an piano uni à la harpe , et paot avoir 6 à 7 pieds de baotew vêt 3 pMi 9 pouces de largear et 20 ponces de profondeur. Toutes les cordes ajoutées sont d*4cieir on de cuivre.
ARP 96
WiOis, JSgaa, P. Erard, Edward Podd, Jamts De)e?aB et Charles Klihle. Les deux premiers ont inventé les pédales pour le piano, le farte et fertùsima. Un certain liglil» à Londres» inventa dernièreiBeat une faarpe, de laquelle on obtient les demi-tons^ non pas par le moyen des pédales^ ' mais par un mouvement des doigts; c'est pourquoi on l'ap* pelle ditai éuirp (le mot diui n'est ni an^ais ni latin )• Cet instrument est beaucpiv plus petit que la harpe dont on se sert habituellement^ mais il lui est supérieur par l'intensité du son. A présent on a hitroduit à Londres ce qu'on appelle des harpes à dottéU m^nivement, inventées par VL Erard^ qui se distinguent en ce que l'on peut avec la même pédale et à volonté, élever ou abaisser le ton d'un demi-ton et moduler ainsi dans tous les tons possibles. Une harpe , de cette espèce , coûte de ilO à 160 guinées.
M. Dixi des Paysr^Bas a dernièrement enrichi la harpe d'un autre mouvement double > an moyen duquel chaque corde peut être sucoeasivemeiit âevée de deux dend-tons, ou bien étant accordée d'un dend^toB plus haut , on peut Tâever ou FabaisKr d'un autre demi-ton.
On a ensuite remplacé les sabots par de petites roues qui maintieiinent de niveau le registre des cordes, et produisent aussi un meilleur son.
ARPA A CEMBALO = HARPE A CLATECIN. — (Voy. Claviciterio,)
ARPA ARMONICO-FORTE^HARPE H ARMONICO-FORTE — inyentée par M. Reyser de Lisle vers l'an 1809. C'est une harpe ordinaire à laquelle on a ajouté 34 cordes de laitoa> accordées deux k deux, qui forment une epèce de cou-; ^ebasse de dix-sept demi-tons, et qu'on fait résonner avee le pied par le moyen de dix-sept touches qui correspondent à aniant de marteaux qui touchent les oorde& Cet instru** ment ressemble à un piano à pédales.
96 ARP
ARPA CBLTIGÀ = HARPE CELTIOUB. — Voy. Àrpa iriandese,
ARPA CROMATICA= HARPE CHROMATIQUE. — Cette harpe a été inventée au commeDcement de ce siècle par un docteur en médecine de Saxe , appelé Pft'anger. L'^tendoe de cet fnstroment est de cinq octaves ; les cordes de la gamme diatonique sont d'une couleur blanche , et celle de la gamme chromatique d'une couleur rougeâtre. n est bien entendu que pour jouer de cette harpe il faut une méthode toute particulière.
ARPA Dï DAVIDE=HARPE DE DAVID.— Voy. Decacordo.
ARPA DOPPIA ==^ HARPE DOUBLE. — Instrument composé de deux harpes réunies» en usage dans le xvir siècle (Voy. Diction, des arts et métiers, pag. A2).
ARPA D'EOLO 0 ANEMOCORDO == HARPE D'ÉOLE ou ANÉIIOCORDE. — Instrument dans lequel les cordes résonnent par le moyen d'un courant d'air qui les frappe.
On fit rexpérience dans l'antiquité que les instruments à oordes, exposés à un courant d'air» résonnaient d^eux-mémes. C'est pourquoi les Talmudistes prétendent que la harpe ou kisufr de David» firappée à minuit par le vent du Nord» résoQua d'elle-même. Le P. Rircher» dans sa Phonurgia, parle d'un instrument particulier dont il est l'inventeur» où l'air produit le même eflfet La construction essentielle de cet instrument consiste en ce que l'on accorde à l'unisson six ou huit cordes de boyau que l'on place à quelque distance sur une table d'harmonie de trois à quatre pieds de longueur et de six à huit doigts de largeur. On expose l'instrument k une fenêtre entr^ouverte» et pour produire un meilleur efiét on ouvre la porte dé la chambre ou tmé aufire fenêtre. Aussitôt qu'il fait un peu de vent» ses cordes commencent à 'résonner à funisson ; mais à mesure que le vent augmente » elles font entendre un diarmant m^ange de tous les sons de la gammie diatonique» ascendants et des^-
eemàuBds, et Toii entend aoasi de» accotds banMHiiein et des crescendo et decrescendo inimitables
Si les cordes de cet instmmeni ne sont pas accordées à TunissoD^ il ea résulte des dissonances très désagréables.
L'étendne des sons piodoits par la harpe d*Éole » comprend d'après les obsenrations fidtes par le baron de Dalberg , six octaves pleloes.
L'abbé GattonI fit Cadiriqner en grand nn semblable instm-^ oienl^ à Corne ( Voy. Armamea mete&raiogiea^y
ARPA GiGANTBSGA»» HARPE GIGANTESQUE. -« (Voy. jtrmoniea meiUarotogicaJ)
AHPA IRLANDESE » HARPE IRLANDAISE. — Plusieurs Mteufs partagent Foi^nion qae les Européens ne doivent la harpe ni aux Phrygiens, ni aux Egyptiens., et la crofest in« difëne des pays septentrionaux.
Haniaiio Gappdia trouva cet instrument chei les peu«ples du lioid qui envafata'eiit dans le r siècle l'empire romaiB, et llle compte parid d'autres instruments dont le son grave et aigu était capable de secouer la timidité des femmes, n parait que les Saxons, de race germanique et teutonique, ont introduit œt instrument en Angleterre oli il devint nalkmal; et il est probable que les Irlandais l'ont reçndans les ir et r siècles de ces mêmes Saxons et d'antres pirates , venna des bords de la Baltique , qui dévaflUient alors les cAtes de là Bretagne , et avec lesqueb Us avalent des relaUons Intimes.
D'après qudqnes conjectures asses vraisemblables, ie erawth on crcifh, harpe cettique d'une mâcdietrès agréa* ble, était d'abord en usage tant en Angleterre qu'en Irlande; mais après rinvaston des Danois, cet Instrument fut xem- I^acé par la harpe teutonique. La première , ou le eroith, était une petite harpe avec vingt-quatre cordes, employée particulièrement par les prêtres et par les femmes, pouf accompagner les hymnes et les chansons. La harpe tentotdqne Tome l 7
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était beaucoup plo9«raiiâe> et atait <le doubles cônks et un son âpre et ciiatrd. .« ■ • .
Lea grands dommages occaaioiiiiés par rirroplfeii danofae, lurent réparés par O'Mrîen IMronib^ niort eo i0i4.* Ilvé* taUttteB collèges des Baittes et ouvrit de*iioa?eUèa"aoaté-mles et de nouvelles Ubiotfa^qQèa , ayant un eôlii' s^éoUd èe la musique. On prétend que la harpe, déposée 4aBis le' ebKi lége de la Trinité, à DaUbi» appiart&it b'O'Brieti Mnbifah. Après avoir passé dansua grand nombre de mains, èUétéiEAft dans celles du Right h^naurahU William Ck>nyiig<bâtfr, qui en 1782 Fa généreusement déposée dans le musée de ceeellége ( Vby. Tarticle Bardi ). La forme en est gracfewe et le travail exquis. On en trovre me desoriplion dans Im C&Hectanea de rébus éihemiû.
Laharpe irlandaise resta danstomêitie état pendant pltttleate siècles ; mais dans le xr elle fut sentf Uemeiit ai»éif«rée par le jésuite Nngent, qui demeura quelque temps eb IiQandei
Il est à remarquer que Oenrl ym, lorsqu'il futpriièlaMé roi d'Irlande, adopta poiir annpiries une barpe. ' ('"
ARPA TEBANA^ HARPE TBÉBAIN& ^L'anglais James Bnioe découvrit dans une eareme , dentèré lea rohiésdë'li ville de Thèbes en Egirptè , ne peinture k freMpieréprésënk tant «m homme Jouant 'd'uHtbarpe, âégammenitravaltlée^«l semblable à œlle qu'on appelle barpe de INtvid. GoinM ectte peinture est probablement ptoB anciebne ^e teus lée renseignements qui nous sont parvenus sur* l'iétat des beiuk arts en £gyp(e, on croit pouvoir conclure que les arts ont été culttvés dans eette conti^ bien avant l'époque à làqm^e on eu rapporte commuuément l'Inveutlon. * •
ARPA TEUTONICA =^ HARPE tEUECmOVE. ^ ( Voy. Àtpa iriàndese ), - .. t * • , '
ARPANETTA, s. f. ~ Ancienne espèce de barpe qui a la forme, d'us clavecin à queue droit, avec deux ra»!^ de cordti^ de fer, séparée! par une double table d'harmonie.