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ordinairement une eoupe particulière. Le monvemoit de ia mesure est presque déterminé, et chaque situation , chaque passion qui vient momentanément à prédondner, demande un nouveau rhytlune , de nouveaux motifs, des changements de ton ei des périodes. L'habile compositeur, malgré ces exigences, sait former de ce mélaïa^e un ensemble agréable. Cette musique doit être imitative , capable de peindre les images et d'exciter tous les senliments qui conviennent aux diverses circonstances de Faction. Cette imitation peut être , il est vrai, objective, c'est-à-dire, cette musique peut peindre, les phénomènes physiques de la nature, par exemple itfie tempête, mais elle doit être surtout sui^ectivt , afin de réveiller dans l'ame du i^ectateur les sentiments qu'il éprouverait s'il se trouvait dans des drconstances semblables à ceUes qu'on représente. 4^ant aux airs de danse, on conçoit facilement qu'ils doivent être caractéristiques et analogues ^u lieu où se passe Faction ; ainsi les airs de danse des Indiens, des Ecossais, des Hongrois, doivent avoir le caractère de la musique de leur pays.
n y a enfin des airs de ballet qui sont accompagnés par un chœur de voix qui se Joint à celui des danseurs pour donner plus de force à Fexpression, comme, par exonple, VAir det Sauvages, de Rameau; V Orphée, ûeWJoiet. Quelquefois un poète peut avoir Fhitention de faire exprimer , durant la danse , à un de ses personnages, un sentiment tout-à-fatt opposé à celui des danseurs; comme dans le second acte de YJiceste, de Gluck.
BALLO PÂNTOMIHICO = BALLET MIMIQUE, (Yoy. Fartide précédent).
- BALLO DI SOGIETAt=^BAL DE SOCIÉTÉ. — C'est celai où Fou exécute , outre les danses ordinaires, des éaUetê étudiés, des tableaux mimiques, etc.
BANDA, s, f. (Compagnie). — Ce mot, pris dans le sens musical, signifie en italien uncorpsdemuiieiùnsiojaiBioiàe
tontes sortes dMnstnimeiits à vent et de percussioii. £q Italie ordinairement on donne le nom de Banda à qnelqnes Instruments de percussion , comme les cymbales , les pavillons chinois 9 le triangle qui , réunis dans les orchestres des grands théâtres^ servent à renforcer au besoin les farte dans les différents morceaux de musique de l'opéra et du bftDet
La Banda se divise en Banda eivica (musique dtoyenne) et en Banda mUitare (musique mlHtaire). La première, organisée du consentement de la municipalité d'une ville ou d'un bourg, se dévoue aux fêtes publiques, aux cérémonies religieuses, etc. , et prend le nom de la viUe où eDe est organisée , comme 4a Banda eivica di Lendinofra. * La seconde est au service des armées et joue pendant les combats pour révelBer le courage des soldats , aux revues et dans plusieurs autres circonstances. Cette muèiquemiUtaire prend le nom du régiment auquel elle appartint, et l'on dit : ia Banda de( reggimento Bianchi (la musique militaire du régiment Biandii).
La musiqiêô mUitaire de la cavalerie ne se compose que de trompettes, cors et trombones.
BANDÎTORE = GRIfiUR PUBLIC. — Celui qui annonce à son de trompe quelque vente, quelque ordre de l'autorité.
BARBITOS ou BARBITON. — C'est le nom d'un instrument à cordes des anciens Grecs, dont on ne sait pas préciser podttvement l'espèce. Les uns attribuent l'invention de cet instrument à Alcée, les autres à Anacréon.
BARCAROLE =» BARCAROLLES ,s. f.jU.^ Chansons que
* Mite Tille du Meiloe, dans le royaome LotilMnrdo-YénUieo. Le tradueleiir a déflgné, dent œ pasnge, la ville de Lcndioara de iiiéférencei toviantre» pour rendre «p luvomage pubMc à sob pays naul.
chantent les gondoliers à Venise^ soit dans les mes^ soit dans leurs courses sur la lagune. Ces ckansons ont ordinairement une mélodie très expressive.
BâRDI = BABDES, ê. m. fd. -^Lsi bardes étaient des poètes et des dianteors cbei les anciens Gaulois^ Germains et Bretons» Parmi les peuples qui, dès la naissance du christianisme^ marquent dans Tbistoire par leurs guerres avec les Romains et par les parUcularités de leur religion et de leurs mcBurs, on distingue tous les peuples d'origine cekique. Les plus remarquables d'entre eux sont les Gaulob» les Germabis^ les Bretons qui influèrent beaucoup sur la consUtntion de l'Europe moderne.
Tous ces peuples d'origine celtique avaient la m£me religion ; elle différait seulement chez quelques-uns par des rites accessoires et de peu d'importance. Les Gaulois honoraient la dtrinité supérieure sous le nom d'Esus et la représentaient 80US l'bnage d'un cbfioe. Bs avalent ensuite des divinités de second ordre, comme Jupiter, Mars, Mercure, Apolkm, Diane ou la Lune, Junon, Blinerve^ Vénus^ Gybèle, etc. Leurs prêtres se nommaient druides; ils jouissaient d'une très grande estime. Jules-César en parle très longuement {deBeiioGalUco, lib. yi,c. 13). Ces druides avaient pour principe de propager leurs lois, leurs doctrines et leur bts- U^e, au moyen de petits poèmes et de chants qu'on devait apprendre par conir et chanter dans diverses circonstances. Les bardes étaient subordonnés aux druides ; ils étaient aussi fort considérés chez les Gaulois. La fonction des bardes consistait à chanter, en s'accompagoant avec les instruments de musique, les hauts faits des héros. Rs assistaient aux bataiUes pour exciter le courage des guerriers par leurs chants, et donner, par leurs cris, certains signaux dans le moment du danger ou de la victoire.
Tuiscus ou Tuistus , premier roi des Germains, qui existait vers l'an 2000 du monde, promulga ses lois en vers, et fut
dlvIolBé par w» jffmples. Ln Gttrmitais airséent aiM .Inlivs barctes. n est ;VTai que Ticfte' ne parle ^(iie des dndâesyflufe les druides et les iittrdies ne romantqa'im seU corps ohel les femmes eeUi«iies> il est évident que |k oit il Se tronvaitideft droUesil y avait aasril des bardes. La fonction des iNUDd^ fiermaias élaiC la aênie 4tie oette ^s bardes ga«UN8; ils avaient cependant des cbants militaires , appelés éurdiê^ on éofTffiM^qaileQr étadent particotters. Unis à oertalns cvis^ ces chants eidtaieatrbérobme des gnerriers, présageaieilt rissne dn combat et portaient Tépourante dans Farinée eki^ nemie.
Le AnddiflBie avait son M§e principal en Bretagne. On y envoyait toute la jennesse des Gaules pour sTinslratre dans les arts et les mystères de cet ordre. H existait dans-lMtes les parties du royaume des collèges pour Féducadon des bardes. Les druides ienr enseignaient la poésie, lliiitoiver Fékxpience, les lois et même la musique. Lorsque WSèVe a^vaittenniné ses études , qui duraientquâquefèis done aainées» il prenait le titre d'OflmocA ou docteur; alcmit était propre à toutes leé dignités» ei U devenait Fiim, Bretthsamnh on Smma^ha^ IVabord » m barde pouvait cumutar ces trois dignités» mais elles furent ensuite divisées» en raison de la difficulté quil y avait à «i remplir simuttanâneni les diOéxtsntS devoirs^
Les FiUas, bardes de première classe^ étaient les poètes :
ils niettaient en vers les dogmes de la religion» animaient
les guerriers pendajM et aprts le combat par des odes et
« des chants beillquenx » et amusaient le peuple dans les fttes
puitAipies en toi racontant les histoires tebnleuses dès anciens
Bs marchaient à la tête de Tarmée» vêtus de longs hàbtts bhmes » portant des harpes et toi^ours environnés d^une foule de musiciens. Durant le fort du combat» ils se tienaieni âoignésdu cbaaqi de bataille. Leurs personnes étalent sSKlrées;
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placée dans an llea ntat, ils étaient speetâtems dtt actions des cheCs et en faisaient le sitfet de leurs cbants.
La seconde classe , celle des Br^heamh, ou Brehoru, était composée de légistes. €es bardes étaient chargés de promnlgner les lois > ce qnUs faisaient en les chantant sur un ton monotime , assez semblable à une espèce de rédtalU ils^se plaçaient akirs sur un lien élevé et soutenaient leurs .viAx avec une basse qu'ils exécutaient eux-mêmes sur la harpe. Ils remplissaient en même temps les fonctioiis de Juges et de législateurs.
Les Seanachas, bardes de troisième classe > étaient antiquaires et généalogistes; ils tenaient note de tous les événements remarquables y et conservaient en mauvais vers les généalogies de leurs patrons.
Outre ces trois ordres, il y en avait encore un autre d'un rang inférieur, composé de ce qu'on an>elaitles bardes ingtrmMntUtes» Us portaient des noms différents sekm l'in^ .strument dont ib jouaient; et comme il y avait alors cinq instruments connus, il y avait aussi dnq noms pour les bardes de cet ordre ; mais on les appelait généralement Otrfidigh; ils accompagnaient les chants des bardes des ordres siq^érieurs.
Après l'établissement du christianisme en Irlande, les druides disparurent, mais Tordre des bardes conserva toutes ses instiunions, avec la seule différence qu'au lieu d'adresser leurs hymnes aux faux dieux , Os consacrèrent leurs harpes et leurs voix à chanter les louanges du Dieu des chrétiens.
Comblés d'honneurs et de richesses, revêtus de pdvUéges extraordinahres, possesseurs d'un art qui agissait puissaniment sur les âmes, respectés , en raison de l'étendue de leun connaissances, par les grands et par le peuple, les bardes devinrent d'une insolence et d'une corruption intolérables.
Leurs richesses étaient immenses , leurs priYiléges excessif. Les terres dont on les gratifiait étaient eonsidâréea comme
u/tréei'9 et à ee titré déchargées de tonte tm]Ki8ltlo«L Onlre ces possesRloDs les bardes a?aleiit enecMV le droit d'être ea^ tretenus anx d^^ens de l'État pendant la mottlé de rasmée. Us allaient prendre gtte partout oà il l«ir plaisait Sooa le règne d'Ugo ils eorent rimprodence de demander des ornements semblables à cens que portait le rot Us Injarièrent la noblesse et se rendirent coi^uibles de mille excès. Lear nombre s'accrut au point qu'ils formèrent bientôt le tiers de la nation* Lea^arts mécaniques langnlssaiadt foute d^ouvriers , et Tagriculture faute de laboureurs. Enfin le roi se vit contraint de convoquer, dans l'année 5ft§ , une assemblée nationale. L'objet princ^al de cette réunion devait être l'expulsion et Fextinotion totale de l'ordre des bardes ; mais eOe se borna à en diminuer con^érablement le nombre et les privilèges. Les plus coiqnbles seuls Itarent exilés.
L'irruption des Danois arrêta en Irlande les progrès de Fart et y fit succéder bientôt la plus profonde ignorance. Ces baiteres détruisirent tous les collèges des bardes et réddstrent leurs livres en cendres. €eux des bardes qui purent se sauver se cachèrent dans les bols, dans les déserts ou dans les montagnes ; les autres fin^nt iUts prisonni»^ Leurs harpes, comme celles des Israélites dans une semblable occasion, devinrent muettes ou ne rendirent plus que des sons plainte dans les vallées solitaires.
Après l'expidslon des Danois , le roi Brien protégea de nou* veau les arts et'rendit à l'ordre des bardes toute sa splendeur, fl était lui-même musidoi. La harpe dont il se servit , après avoir passé par une infinité de mains, fut déposée, en 1782 , dans le musée du collège de la Trinité à Dublin.
Depuis cette époque, l'Irlande fut troublée par des guerres firéquentes. Soranis aux mêmes vidssitndes , les arts s'éclipsèrent et reparurent tour à tour. Dans le moyen-âge, malgré . Vesdavage dans lequel gémissait tout le pays opprimé par les Anglais, le goêt de la mnsique ne s'y éteignit pas. Après la