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BAGCHIÀ ,s. f.-^ Danse^ à la manière dm oars, en tisige parmi les Ramtschadales^ qul^ en «mrmarant une mélodie ^ mesurée à 2/4 , et d'un mouvement' vff /poussent par inter- Yalles de forts gémissements et marquent les Temps de kt mesure en frappant avec force la terre de leurs pieds.
BACCIOCOLO, s. m. -^ Instrument dont on se sert dkiis quelques parties de ia Toscane. H consiste en un vasef qui a la forme d'une écuelle; on le tient dans la triàfif gauche, et de la msdn droite on le frappe avec un pilon de la longueur de quatre pouces environ^ et assez semMable St ceux qu'on emploie pour les mortiers en bronze. I^ sons qu'on tire de cet instrument ne sont pas harmonieux , mais Us plaisent aux paysans.
BALAPO, s. m. — Espèce d'épinette d*un grand usage parmi les nègres de la G6te-d'0r.
BALLATA, BALLATETTA = BALLADE , s. f. — (Test une espèce d'ode, et c'est la plus ancienne de toutes les chansons italiennes. On la nomme aussi en Italie Catizone da iaito ( chanson Sl danser ) , parce qu'on la chantait ordinairement en dansant
Quelques auteurs prétendent que la ballade dérive de^ Grecs anciens qui avaient Thabitude de chanter leurs odes et leurs hynmes en dansant devant les autels de leurs divinités : c'est pourquoi les chants des Grecs étaient réglés |)ar le même Temps dont ils se servaient pour guider leurs danses. Os appelaient strophes cette partie du chant qu'on ^écu^ tait en faisant le premier tour à droite, voulant exprimer par ce mouvement les révolutions célestes qui s^opèrent de l'orient à l'occident, tls donnaient le nom 61! antistrophes h. l^autre partie du chant qui occupait le Temps du second tour qu'on faisait à gauche , pour représenter le cours dès planètes ; enfin Os app^aient ipode la troisième partie, de ç^tte poésie lyrique; c'était lorsqii^e^ aaos cesser de chanter ,.ito s'arrêtaient quelques Inslants devant l'aolel pour MHqver
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riownobUUé die Jn terre, mIm la eroiyaiice'de'eQtte«époqiie.> Ces chants une fois terminés , iIsreciMliiiiençaieiil âelandmie manière et coptinyaiant ausaî lùug-tVwxps, qu'ils le voiOaittit. Lq% Jioliades HaUmiieg sont aoni aillées en 'fAusieQrs'patr^ ties distinctes qui s'appellent : la première^ epodo; la seisôtiéë et la trolstème, tmUasAoni; et la dernière; vùltk: CcAte cwipiMttioii éiaBl très gracieuse t les aacfens f^^e&AtSkYltm en^écriirtreaÉ nngraiid Hombre. Nous en avetts.de' Oant^ y de Pétrarque et de Ghiabrera, mori •€» 4697. Le 6«}et de ht ballade ordiaairemenl éHait pliitdC délicat que gra?é. 4lependaat Loreuao de Médida prit pour 8a}et de ce geore de poésie, la AéaurretPUn du Ckrut et les Lotutngeê de'4s
Le mot anglais éatiad signifie aussi une espèce d'ôdè ot cÉaoson populaire à plusieurs couplets ou strophes qtii sèr- ▼eut quelquefois d'airs de danse, cotnihe les Vaudevilles, tljf a en Angleterre de ces ballades très anciennes qui sont fameuses et méritent de l'être par leur simplicité, la nalvetë et le pittoresque des pensées; teHe est la baliade des tfeux enfoota dans le bois ( vke ftvàefnldrèninthe wood), -'
BàLLET-OPERA. — (Voy. ^««o).
> . • ♦ ■ *i BALLETTO, (danse). — C'est ainsi qu'on appelait enUa-
lie dans les temps passés un morceau de musique ios^-
mentale à deux Temps. La mélodie commençait par le Temps
levé, elle était composée de deux parties dont chacune avait
huit mesures.
On entend aiyourd'hui , par Batietto (ballet) , une^ peijite
action mimique représentée par la danse e^ guidéç par lan^r
sique. £lle est en général très simple et consiste dansquelqif^
scènes mimiques de genre pastQr^ pucoipique, et 1^ repte
est composé de dilTérents genres de petites danses. . .,
BALU INGLESI,.*. f^. jd. = ANGLAISE» ê. /I.-^ Sorte de danse d'un caractère briUant et ma^q^é, dont la^anélodra
esl à deax reprises 4e liiitt mesures ^ à deak Temps et d^mi moavement fàm ou moins vif.
Quelquefob on l'^pelle conitedanse , du mot anglais anmÉry-dancôê , c'est-à^Ure , danse en usage pannl les pafBsms.
BÂUi DEJLLA STIRIÀ » DANSES DE LA STYRK. — Ces danses ne sont autre chose que ce qu'on appelle en Autridie WMzer, ou pluCAt Landier. filles jouissent d'une cerUdne réputation parmi le peuple
BALU UNr.ARBSI ^ DANSES HONGROISES. — Mélodies d'un caractère gracieux qui sont fort souvent en mode mineur, mesure à 2/4> et dont le mouvement est lent ou rapide : l'accent tombe ordinairement sur la partie faible de la mesure ( Voy. Ungheria ).
BALLO =s BALLET» s. m. — Autrefois on donnait le nom de ballet h un morceau de musique instrumentale qui était l'imitation du rbytbme et de la mesure d'une mélodie appli** quée à la danse.
On entend généralement par ballet un spectacle dont les principales parties sont la danse exécutée par plusieurs personnages» et la représentation de quelque action exprimée par des gestes» le tout accompagné par la qiusique.
Le baUet est un divertissement très«>ancien» son origine se perd dans les âges les plus reculés. D'abord on dansa pour exprimer la joie» puis ces mouvements réguliers du corps donnèrent l'idée d'une complication nouvelle dans ce divertissement
Les Egyptiens sont les premiers qui firent de leur danse des hiéroglyphes en action » représentant le cours des astres et les principaux phénomènes de l'univers.
Les Grecs empruntèrent aux Egyptiens leurs danses » leurs sciences et leur mythologie. On sait comment ils s'en servirent dans leurs spectacles publics et particulièrement dans les chœurs et dans la tragédie. Le ballet fut approuvé par la
pbUoBcqiliie de Platon^ de Plutarqne; d'Artet^e et de* Lnden, et employé paur^ inspirer les plus loneMes passioiis. • L'histoire nous a conservé les noms des deux inventevri de la pantomime. Battiylle, d'Alexandrie^ inventa le ballet comique , et Pilade le ballet sérieux. Leur danse était un tableau fidèle de tous les mouvements du corps , et une fable ingénieuse qui servait h les régler» oomme la tragédie ,- en représentant les passions» sert à rectifier les mouvements de l'ame. Le ballet passa ensuite des Grecs aux Rmnains et fût employé dans le même but jusqu'au temps d'Auguste. Trajan abolit ces représentations théâtrales» qui reparurent longtemps après lui» mais accompagnée» d'obscénités révoltantes; alors les pontifes dirétiens imitèrent l'exemple de Trsjan. Bergonzo di Botta fit renaître le ballet vers la fin du xv*siède» dans une fête magnifique qu'il donna à Tortona pour Galeazzo» duc de Milan » et pour Isabelle d'Aragon» sa non* vidle épouse : il trouva bientôt des imitateurs dans toute l'Italie; mais la décadence de certaines puissances d'Italie fit tomber encore une fois en désuétude l'usage des danses et des ballets» et les Italiens perdirent le gofit de ces sortes 4e qiectades qui retrouvèrent tout.leur édat en France. Ge fat cependant un ItaUen » nommé Baltasarlni » et plus connu encore sous le noni de Beaujoyeux » qui le premier donna une certaine régularité aux ballets composés pour les rois de France. Ge fût lui qui composa » pour les noces du duc 4e Joyeuse » ce fameux ballet dcmt la dépense s'éleva à un nfilUon et deux cent mille écus. Peu à peu le goût des bal*lets se r^andit par toute l'Europe ; les divers peuples en embelBrent successivement leurs théâtres et les employèrent à célébrer le mariage des rois » la naissance des princes » les événements glorieux pour la nation ; à présent il ne sort rien de la briliante imagination des poètes qui ne puisse seirvir de si^et aux ballets.
Les ballets scmt disses d'abord : en 6a44ets ^érieuœ» hat- TOMEL 8
lia BAL
U$s cam4^iêe^ et éatteu dû eatacihtô miûûît. Chacune de ces sortes de ballets se divise encore en ballets historiques , bittets faéuUmx et ballets poétû/ues. Ces derniers sont'Ies 1^ Ingénieux , ils tieniient ordinairemait de TMatoire et de la fable.
Ce spectacle a , comme le poème épique et dramaïUque , des. règles particulières et des parties essentielles.
La première règle est rmdté du dessin ; la seconde est Tu* nité de temps et de lieu. Cette dernière règle n'est plus observée si rigoureusement aiyourdliuL
L'inraitiQB ou la forme du ballet est la i^emière des par*» ties essentielles 5 les figures la seconde , les .mouTememts la troisième, la musique la quatrième, les décorations et les machines la cinquième. Un ballet se divise ordinairement en deux actes ou en trois , ou en quatre ou en dnq, et qm^ quefois plus encore.
n n'y a smcune sorte de danse, aucune espèce d'instm^ ment, aucun caractère de mwAque qu'on ne puisse faire en« (sec dans na ballet Les anciens mettaient une attention toute particulière dans l'emploi de divers htttrumenls selon ^'ils introduisaient de nouveaux caractères sur la scène. Os avaient le soin de peindre ainsi l'âge, les moeurs et les pae<sions de leurs personnages.
Le mot initist indique trois genres de spectades diiEârents. Dans le premier , la danse n'est qu'une partie accessoire de l'action représentée ; dans le second, elle est partie prindkpale , la poésie et la musique vocale deviennent accessoires ; dans le troisième « la danse est tout, les acteurs ne parlent vk ne cliantent; mais ils dansent et exécutent une pantomime. Le premier genre, qui est encore quelquefois employé dans ies. opéras italiens, est appelé par les Français simpleMent ,'éaitei, et par les Italiens dckma ou émUaMU; le second genre, qui autrefois était une partie essentielle de l'opéra Avançais, sïappeOe tadetHfpéra ou opéra^éaUst; le troi-
aMme genre est le ùàUet un acttiM ou Ûaitet-^antofhime.
De la manière dont Qninanlt avait con^ le spectacle de rOpéra,' la dame en était nne partie absolument nécessaire» et fonnalty avec la poésie^ la musfqoe et la peintiBre» un tout iDdlvlslble qui devait flatter en même temps le coeur » l'esprit 5 les crèmes et l€8 yenx* Tous ses opéras et toutes le« compositions de ceux qui l'ont imité 5 avaient dnq actes. La grande difficulté pour Fauteur était non seulement de diviser son outrage en cinq parties différentes^ qui toutes devaient^ contribuer an développement de l'action , mais encore dé faire trouver dans cbacune de ces cinq parties l'occasion de danses» le prétexte d'une ftte tiiste ou giaie/gadame , lugubre ou militaire. Quluault a eu la gloire non-seulement d'inveotei ce genre» mais ànssi ceHe de l'avoir porté à la peJN fectioD. Aucun de ses imitatenisne sut aussi Men que lui fier ces brillants accessoires au fil de l'action prkiclpale. LulH» qui composa la musique de ses opéras» sut donner à toutes* ces dUBéteatM» dasses d'hommes dansants le caractère qui leur était propre. Le plus grand mérite de sa manque est la vârité.
Le premier genre de ballets est le seul qu'on tàtercalé aujourd'hui dans les opéras français. Les opëras'éadieiê dans lesquels la danse est la partie principale» et qui représentent «ne petite action exprimée' en quelques vers» sont abanéonnés depuis bien long^-temps.
Le baBet*pantomime» qid doit es France sa gloire à No-^ verre et à Gardel» et en Italie à Salvafcbre Yiganè» est le genre le plus remarquable et le plus important; La dan^ et la pantomime 7 régnent en souveraines ; l'inventeur de Tac* tion est m même temps composUeur et poète» el TexéCu* tkm de la musique est entièrement ooniée à l'ordiëstre. Placé au second rang dans l'opéra» le chant bistnimenlal n'a plus de rival dans le ballet
Les divers morceaux de musique destinés* aux ballets ont