‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 58 sur 192 · Û CAN · texte numérisé non relu

Û CAN

genres et d'espèces de canons qu'U y a de sortes d'imltatloBS (Voy. cet article).

L'entrée des Tdix respectives est distinguée pa|| des signes de convention 5 comme dans le canon à trois parties de la flg. 37. Dans les.canons à plusieurs parties on marque autant de signes d'entrée ou de reprise qu'il y a de voix^ ou Ton indi-* que dès le commencement le ncmibre des parties. Par exemple^ l'inscription canon d m; de la fig. 38 signifie qu'on peut l'exécuter avec six parties^ et en ce cas on ne met qu'un signe pour indiquer leur entrée. Ce canon , représenté par une seule voix^ se nomme canon fermé, et si l'onJolBl toutes les voix consécutives à la voix principale , en te mettant en partition 5 on l'appelle canon ouvert ou résohh A la figure Z9 on trouve un exen^>le de la manière de marquer quelquefois le canon fermé. Le signe M indique l'endroit où doit entrer la réponse ^ tandis que les pauses désignent le moment où doivent entrer les diffécentes parties marquées des dés respectives.

Toutefois du canon contenu dans la fig. 37 , il résulte que les voix ne s'unissent Jamais à un point commun de clôture ^ mais que chaque voix^ après avoir fini son chant, te recommence de nouveau : on appelle ce canon, fcrpétuel (inflnito), diflTéremment de celui qui a une queue , composée de quelques notes ajoutées au chant principal, pour frire finir en même temps avec toutes les parties. Ce canon se nomme non perpétuée (finito).

Le P. Martini, dans son Saggio fondamentaie di ContrappmUo, donne les trois signes suivants comme ceux qu'on trouve le plus fréquemment appliqués aux canons fermes : 1* le guide ou la priée S (guida o presa)^ indiquent aux parties répondantes quand elles doivent commencer les réponses ; 2* le point d'orgue r^ ( corona ) , sert à marquer la note où doivent s'arrêter les parties qui répondent; Z"" la ritoumeiie : |l : (ritomello) on reprise, réplique (r^Hresa»

replica ) y signlfle que le chant étant flni^ Il ùxAi être recommencé tant par la partie qui a proposé le canon qne par les parties qui répondent

Dans le canon de la fig. 37 les TOix s'Imitent à l'unisson. Si l'on voulait faire cette imitation dans un autre IntervaHe^ comme à la tierce supérieure ou inférieure ^ il faudrait alors y joindre les parties, ou que l'exécutant transposât le ton dans une autre clé.

n y a des canons composés de manière à ce que l'imita^ tion module dans un autre ton ; le chant est ainsi produit « douze fois, en parcourant les douze transpositions du ton. On appelle ce canon, canon, per Umos, ou canon circu* taire (flg. 40).

Quelquefois, pour mettre à l'épreuve la connaissance des contrepolntistes, on compose des canons sans inscription ou signes ordinaires. Ces canons se nomment énigmaiiiquôê , et la découverte de la reprise, solution» Pour les rendre très difficiles les anciens maîtres employèrent des mots éaigmatiques, des phrases latines, des saUiies, proverbes, sentences qui en renfermaient la clé. Le P. Martini s'est donné beaucoup de peine pour recueillir ces mots énigmatiguesidnsles ouvrages de Pierre Aaron, d'Herman Fink, Glarean, Cerone, Bontempi, etc. , et pour les expliquer d'après les travaux pratiques de Josquin, Mouton, Isaak, etc. Nous croyons nous rendre agréables aux amateurs de la musique ancienne, et à tous ceux qui désirent connaître le génie des premiers maîtres de l'art, en reproduisant ici ces explications, au moyen desquelles U y aura peu de canons énigmatiques dont le sens ne se révèle pas à celui qui apportera de l'attention dans l'étude de la musique.

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