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de succès pour un grand nombre de compositeurs moderaes qui se prétendent formés par la main de la nature; chez eux, le défaut d'aptitude pour Tétude de leur art est eonsidâré comme la noble indépendance du génie. On avoue que le peintre doit apprendre à dessiner; on veut que le poète sache sa langue 9 mais l'épithète de savant, devenue presque injurieuse pour un compositeur, poursuit celui qui a senti la nécessité d'étudier la science.
L'erreur ou la malice appelle aussi musique savante, toute musique ennuyeiise, et donne le nom d'ennuyeuse à celle qui est considérée comme savante. H est vrai qu'il y a des compositeurs chez lesquels la science n'est pas accompagnée de l'invention; mais nous n'entendons pas parler de ceux-là. Il est vrai aussi que l'imagination est un don précieux • sans lequel on ne fait rien de grand et de durable ; mais elle ne suffit pas. Rien n'est plus ;soumis à l'empire de la mode que la musique; chaque siècle vit naître « briller et disparaître des compositeurs de genres différents. Plus de mille, depuis le XV* siècle , ont obtenu de grands succès et sont aiyourd'hui presque tous oubliés. Dans cet immense naufrage des réputations on ne voit surnager que celles des compositeurs qui , unissant aux dons de l'imagination la patience nécessau*e à l'étude d'une science difficile , ont fait de leurs couvres des modèles classiques qu'on étudiera toujours avec fruit
La science musicale , née comme toutes les autres de l'observation des faits, ne se compose pas de règles capricieuses, imposées par la fantaisie d'un homme ou les préjugés d'une école. Il ne faut pas croire non plus que les bons compositeurs s'astreignent à des calculs dans leurs moments d'inspiration. La science n'est réelle que lorsqu'elle est deyenue comme un instinct; si Ton pense en écrivsmt au mécanisme de l'art, l'imagination se glace, on n'est plus un composteur savant, mais un pédant
Les compositeurs qu'on appelle cadcuiateurs , sont aussi
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Aocosés de méconnaître le génie dépoiurvn de science , et les distinctions qu'ils établissent entre les beautés dont brillent leurs oeuvres et les incorrections qui les défigurent , déplaisent toujours au beau monde. Inexorable pour tout ce qui ne flatte pas son caprice du moment , il ne souffre pas qu'on touche à Tobjet de son culte. Soumettre à un examen ce qu'U admire » lui semble un outrage. De là les discussions^ les écrits polémiques^ la guerre dans les journaux ; tout cela dure jusqu'à ce que quelque nouveauté vienne faire oublier la contestation et ce qui en était l'objet Alors, injustes dans le sens inverse , ceux qui encensèrent l'idole sont les premiers à la briser, et bientôt on est obligé de défendre contre eux ce qui peu auparav^t faisait leurs délices.
Telle est l'histoire de toutes les réputations faites par le public
GALGOLO RAZIONALE = CALCUL RATIONNEL. — C'est cette science d'après laqueUe on présente et l'on compare les sons comme des quantités, et qui porte le nom technique de science caaumique.
GALIGHON. — Instrument ancien de la forme d'un hith , monté de cinq cordes, accordées en $oi de basse , quatrième espace, «fo au-dessous des lignes en clé de violon, et fa , la, ré, même clé, premier et second espaces, et quatrième ligne.
GALLINICO= CALLINIQUE, s. f. — Chanson de danse des anciens Grecs , exécutée en l'honneur d'Hercule.
GAMPANA = CLOCHE, s. /*. — Instrument de métal qui sert surtout pour annoncer les cérémonies du culte divin. Tout le monde ne partage pas l'opinion que S. PaoUno en soit l'inventeur; un grand nombre d'auteurs affirment cependant que les plus grandes cloches vinrent de la Campanie et de la ville de Nola.
CAMPANELLA == CLOCHETTE, s. f. --- Ce peUt corps sonore était en usage chez les anciens Hébreux; les prêtres le portaient dans leurs habillements. Les Gentils s'en
servirent ansd, et cet usage Ait imité par les prêtres oalbo- Uques des premien tenqis.
Maintenant les clochettes sont enqiloyécs comme jeu» dans les orgaes.
GAMPANILI ARMQNia » CLOCHERS fliRMQNIQUBS. — Madiine inventée à Naples , vers Tan 178&5 par D. lyomenico Galeota, prêtre calabrais. Sa forme extérienre resBem* blait à un coumon^ de cinquante-huit pouces de largeur» de quarante et un de hauteur, et de cent pouces, à partir du mA Jusqu'au dodier du milieu qui était le plus haut, et qui avait à droite et à gaudie deux clochers plus bas. Cette machine contenait : i"* le piano ; S*" le clavecin à i^ume ; 3* le premier et le second violon ; 4*" les cors-de-diasse ; 5"* les trompettes; t^ la contre-basse; V Forgue; S"" les timbales et les cymbales; enfin 9* le carillon dont les dodies étaient placées dans lesdochers. Les soufflets des divers instruments à Tent étaient agités par des pédales , au moyen desqueHes on chan* geait les dfiérents registres. Avec un seul davier on pouvait Jouer, par une comUnaison heureuse, de ces divers instruments et Csdre entendre plusieurs morceaux de musique à la volonté de Teiécutant La machine entière, d'mi très beau desrin, était ornée d'exceBentes sculptures, de peintures élégantes, de dorures précieuses et d'un vends très fin; on pouvait donc même la regarder comme un fort joli meuMe.
CANARIE, ê. /. — Ancienne espèce de gigue , en mesure à 6|16, et exécutée avec un peu plus de mouvement.
CANCRIZZANTE = A RECULONS. — A la manière des écrevisses (Voy. /nver^iotie).
' CANNA, 9. /.«s ROSEAU, 8. m. {Arundo tUmaœ, de Lin* née). — Plante qui croit dans les pays chauds et les provinces méridionales de FEurope. Les paysans se servent encore de ses tiges creuse» pour faire des flageolets, des fifres , etc.
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Ces ùges forent évidemment les premiei*s tuyaax dont rhomme chercha à tirer des sons» La flûte n'était d'abord qu'un simple rosean grossièrement façonné en instrument; aussi les anciens loi avaient-ils conservé son nom de fistuia, roseau. Depuis bien des siècles 5 le roseau ne sert plus à la fabrication ^u wrps des instruments à vent, on l'emploie maintenant à celle de leurs anches.
. J^our cet usage^ l'essentiel est de ne pas couper les roseaux avant leur parfaite maturité. Un roseau lisse et luisant est ordinairement bon. La couleur verdâtre désigne un roseau cpd n'est pas mûr5 dont la fibre molle et spongieuse s'imbi-*. bera d'eau , et ne donnera ^ par conséquent^ que des sons sourds et désagréables à entendre.
CAME D'0RfiANO = TUYAUX D'ORGUE. — Tubes, oq Canaux de bois^ d'étain, ou d'un mélange métallique appelé; é^toffe, de forme carrée, cylindrique ou conique, dans lesquels on fait entrer le vent qui produit le son de l'oio?»^-
Les plus grands tuyaux d'orgue ont trente-denx iri«ria d^ l^ut; les plus petits n'ont que de deux à (rois ligpes» j. Les tuyaux ouverts par les deux bouts rendent le mép^ son g^e les tpyaux bouchés par un bout, qui n'ont que la moitié d(^ leur lopgd^ur; aipsi un quatre pieds bopcl(^ aonnera Vw)i3i*<>i)^ 4a.huUpi|edsouv^t ( Voy« Or^ono). ,1 l^s instrumepts à vent scmi de vérl^tatiles tpiyawu ]|l^:S0|ni de deux formes et de deux espèces : cylindriques et boucbés par un bout comme la flûte, coniques et ouverts par les deux bouts, cQmme le hautbois et le cor. .Lorsqu'on soufile dans un tuyau ouvert par les deux bouts, la colonne d'air se partage en deux parties égales, et chaque partie vibre séparément selon une même loi. C'est à cette première division de iâl éolOntie MTair qu'est due la propriété qu'ont les tuykux oitvertt Ûë renére lef même son que les tuyaux botk^hés^^ qui iK^ënt que MimiitiédéltturlongtièUi*. 'Cela pësié, i^lpur le moyen 'de* la pression des^ lèvres on parvient à rendre un soi».
ce A'esi qu'en rénssIssaQt à couper dmcttie des deux par-r Ues de la colonne totale en ses aliqaotes. ànaû remarque-^ t-mi que ly tetraments qui Jouent de cette manière, tels que le cor, le cornet et la trompette, ne peuvent par euX'> mêmes rendre qne le scm des allqnotes, et que si on leiir en fait rendre d'autres en introduisani la matn dans le pa^ vUtan, c'est que, par-là, on change là longueur de la leo*' tonne vibrante.
GANONfi » CANON, 4. m. — Du mot grec x^y^av, règle; c'étaM dans la musique ancienne mie règle on méthode pour déterminer les rapports des intervaUes. Les anciens Grecs^ pour mesurer le son, se servaient dHm instirument ayant une seule corde , divisée piar des dievalets mobiles ou immoUlas k des distances fixes, de manière qu'en pinçant la corée on eu ftisâit vibrer tantôt la moitté, tantôt la trolMème on la qua-^ trième partie , etc. Cet instrument, auquel on donnait le nom de can&n, est app^ aiyourd'kui monocorde, Ptolomée.a donné anssile nom de ca/non au livre que nous avons de lui sut les rapports de tous les intervalles 'hamoniquès. Bn général , on appelait 9tctio canonis la division dii mondooràe par tous ces intervuUes, et canon univormiis^^ le monocorde ainsi divisé i ou la taMe qui le représentait ■ GANONE 2=x CANON, «. m, -^ Bn musique moderne V ce mot est quelquefois pris parles écrivains dans le sens gree^ c'est-à-dire pour régie ou préeepte. Af»i on apqRdle oamm la prohibition de faire succéder progressivement et d'une manière directe deux quintes ou deux octaves dans l'harmonie.
Le mot canon, autrefois rota, pids/uyia, et mAme fugtt tifo conseguenza, indique principalement une composition musicale, dans laquelle les ditférentes parties qui la composent se font entendre successivement, de façon qme èhaqoe partie imite sans cesse celle qtd la précède. Il y a des canons à deux, à trois, à quatre voix et davantage; et eomme le canon est basé sur rimltation, il y a autant de