‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 60 sur 192 · Intendofni ehi pud, ehe m'intend*io · texte numérisé non relu

Intendofni ehi pud, ehe m'intend*io

Ce dernier vers est une vraie énigme ; il a pour auteur Jean- Paul Cima, organiste h Milan, qui se rendit célèbre par ses compositions pleines d'artifices. Le P. Camillo Angleria en a rapporté plusieurs à la fin de son ouvrage intitulé : Regoie di Contrappunto,

Enfin il y a des canons encore susceptibles de plusieurs solutions^ de manière que l'imitation peut se faire dans divers intervalles et mouvements , et dans ptusleurs endroits de la cantilène ; ces canons se nomment alors polymnrphiis, mot tiré du grec^ qui veut dire de i/cwacoup de formes.

Dans ce qu'on appelle le ccman à soupir (canone a respiro) les voix s'imitent tour à tour après un quart de mesure

Tout canon à trois ^ à quatre voix ou davaaUge, pn^d«At un meilleur eflét chanté de la manière suivante : la première voix ou partie exécute le chant d« canon Jusqu'à I9 répéttton du chant; puis la seconde voix entre et exécute le m4me chant 9 tandis que la première voix continue le chant qui est compris entre le premier et le second signe de répétttiçin^ en poursuivant ainsi , on exécute les canons à plusieurs voix, et l'on a l'avantage de toajoivs entendre ie chant princ^al renforcé par on antre.

CANONICA, 9. f. = CANON, s. m. — Nom technique de la doctrine mathématique des sons, c'est-à-dire, de cette science qui considère les sons comme des quantités , en les comparant entr'eux ; ou bien , selon la définition du docteur Forkel, le canon est la doctrine de la division des sons d'après leur rapport et leur mesure extérieurs. Pytbagore, qui vécut dnq siècles avant Jésos-Christ, posa les prçnJexs fondements de cette science , dont nous parlerons plus amplement d^ns l'artide Rapport des Intervalies.

CANONISTA = CANONISTE, *. m. — Chez les anciens Grecs les musiciens étaient partagés en deux écoles spéciales. Les partisans de l'école de Pythagore, qui basaient leur système musical sur le calcul , s'appelèrent canonistes , et ceux de l'école d'Aristoxène qui, en musique, jugalént d'aprè$ l'oreille, se nommèrent harmoniques.

CANTABILE, ( chantant ). — Cet adjectif italien qu'on

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cmplote même substantivement, 4é$îgne en ganterai ie caractère de toute mélodie propre à être exécutée avec tmAr- Hté par la voix humaine. Par ce mot on ent^ surtout on cbant clair ^simple et <pii est « oM^osition avec le ûhant baroque ; on entend ans^i la qualité d'une coiiHpodtiQn^ qui éoii se distinguer plutôt par des traits mélodieux que par destitua de bravoure et par un'genre particulier de chant dont oa parle 4an8rartfeclef dmto.

Les agréments du cantabOe doivent être eocécotés d'une manière large , soutane , noMe , graveet analogie an mouvemrat^ sans leur donner cependant de la pesanteur et sana leur ladre perdre r^^rance, la légèreté et l'expresalon qfA leur sont propres;

GANTANTE o GANTOAE «=* GHANTEUR» a. m. — €aM qni exerce Fart musical an moyen de la voix. 9 y a des chanteurs de soprano, de ifos-d^wm {muto aoprano)> û-atio ou contradio, de tenot, de iariton et de ioftfe. A ee sujet il fipiut remarquer que quoique les principes et la. mé** thoâe de l'art dn chant soient en général les mêmes pour toutes les qualités de voix, il y a cependant des modiflcations particulières pour chaque quaUté de voix; comme cdle de soprano^ par exemple, est naturcUemait donée de légèreté et d'agilité, tandis que celle de ténor est plus soutenue et plus grave, et celle des basses encore phis ferme , pins franche et plus pesante , il faut que le moyen de pratiquer ces V0IX5 les exercices et le caractère s(^nt bien dislinds*'

Les chanteurs se divisent en chanteurs de théâtre et en chanteurs ^église. Genx qui chantent au théâtre premient aus^ le nom &actours lorsqu'ils rej^éseutent sur la scène quelque personnage enjoignant l'action au chanta et se conb posent : 1 *" de premiers et seconds ., appelés mjSme premiorê et secoiuh rotes ; 2" de suppléants , c'est~à-<Hre , oenx qui remplacent les premiers rOles, et d"* de choristes.

Les chanteurs û'éffiise- se divisent : i" en chanteurs de

ckant figuré, appelés chanteurs , ou tntuiciens de ia chape44e, prenant ensuite le nom de la chapelle à laquelle Ils sont attachés; comme les musiciens de Saint-Pierre à Rome, qui se divisent, eux aussi, en premiers, concerlant» et chanteurs de ripiene; 2* en chanteurs de ptain^ chant du diapltre, appelés choristes, parce qu'ils chantent an chœur.

Les chanteurs des temps anciens cultiTaient la poésie, la composition , l'art du chant et jouaient de quelque instrument de musique* Quant aux anciens poètes, non seulement ils composaient des airs pour leurs poésies , mais ils les accompagnaient avec un instrument à cordes. Du nombre de ces poètes, compositeurs et chanteurs étaient Homère chei les Grecs, et Ossian chez les Celtes; c'est pourquoi les anciens poètes des Hébreux et des Grecs portaient le nom de chanteurs. Chez les anciens Gaulois, Germains et Bretons, les chanteurs, appelés Druides et Bardes, étaient lessa-vants de la nation, ceux qui mettaient en vers les maximes de la science et de la vertu, les lois de l'état, ou les actions de leurs héros; ils adaptaient des mélodies à leurs vers, et les chantaient avec l'accompagnement d'un instrument pour produire un plus grand eflTet sur les peuples , les graver dans leur mémoire, et les transmettre par tradition à la postérité.

Dsms les derniers siècles encore U existait en Provence les Troubadours ou chanteurs provençaux, et en Souabe, les ChanUurs erotiques, et ce qu'on apppelait les Maîtres chanteurs. Nous parlerons de chacun d'eux dans leurs articles respectifi.

Pour revenir aux chanteurs modernes, il nous resterait encore beaucoup à dire sur les qualités qui constituent un bon chanteur, mais on traitera cette partie dans les articles chanter et chanU H faut cependant faire observer, en général, que pour être un chanteur parfait, 11 ne suiAt pas de posséder une belle voix , cultivée par une excellente mé-

thode et secondée par de grands moyens d'exécatioA» mais il est nécessaire aussi d'être instmit dans les loisde Tharmonie et de la pratiquer sur le piano. Il serait donc utile d'avoir quelques principes de composition , pour savoir à propos embellir le cbant. Un dianteur parfait doit en outre connaître parfaitement la langue dans laquelle il chante > pour bien prononce^ et bien accentuer les motSj et il doit en comprendre la vraie signification pour pouvoir profiter de toutes les finesses du style. Si un chanteur se destine au tbéitre , il a besoin d'être versé dans la mythologie et dans l'histoire ancienne et moderne. 11 doit avoir lu les poètes, et cette lecture unie à celle de l'histoire échanifera son imaghiation, maintiendra soa ame dans cette espèce d'exaltation qui est nécessahre pour exprimer les grandes passions dramatiques , et pour rendre fidèlement le caractère et les sentiments des personnages de l'histohre qu'il représente.

GANTARE» CHANTER, v. a. — C'est , dans l'accq>tion la plus générale , former avec la voix des sons variés et appréciables; mais c'est, dans un sens plus restreint , £adre diverses inflexions de voix scmores par des intervalles admis dans la musique et dans les règles de la modulation.

Tous les hoBftmes chantent bien ou mal, et il n'y en a point qui , en donnant une suite d'inflexions différentes de la vcrix, ne chantent, parce que, quelque mauvais que soit l'organe ou quelque peu agréable que soit le chant, le résultat de ces inflexions est toujours un chant

On chante sans articuler des mots, sans dessein ou sans idée fixe , par distraction , pour dissiper l'ennui , pour adoucir les fatigues; c'est de toutes les actions de l'homme celle qui lui est la plus familière et à laquelle une volonté déterminée a le moins de part

Un muet émet , lui aussi , des sons inarticulés , mais expressif, et forme ainsi une espèce de chant; ce qui prouve que le chant est une expression distincte de la parole. La voix est

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