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Quelques uns font dériver le vM ctnton du grec x.-yrpwv qui a la même signification.
CENTONEZARE == CENTONISER, t). a. — C'est arranger un livre , une musique avec des morceaux recueillis dans des livres d'auteurs différents, dans les compositions de différents maîtres.
GÉON. — Nom de certaines cliansons phrygiennes.
GERTAMI MUSIGALI = COMBATS MUSICAUX, appelés ^\}S^ concours, iuttes, agons, et en grec kyo^viç fioMtrUov. «^ Les anciens peuples professaient une grande estime pour la musique ; les Grecs particulièrement la jugèrent comme mi des moyens nécessaires pour former l'éducation , et, par conséquent, ils adoptaient avec empressement tout ce qui pouvait mener cet art à son perfectionnement Us croyaient que les concours de musique qui avaient lieu devant des assemblées publiques très nombreuses , étaient un des moyens les plus favorables pour arriver à ce résultat On célébrait donc, à certaines époques, des fêtes populaires où Ton décernait des prix aux concurrents en musique, hssjeux ûi$fmpiques, pythù/ues, néméens et iathmiques , qu'on 'appelait ootnéats sacrés , étaient les principales de ces fêtes.
Les Grecs célébraient tous les quatre ans les Jeux olympiques près de l'ancienne ville de Pisa et du fleuve Alphée, dans la vaste plaine û'Oiympie, aussi délicieuse par sa position que célèbre par les chefe-d'œuvre de l'art qu'elle renfermait Entr'autres nous nommerons le temple magnifique de Jupiter avec son bois sacré , où se trouvaient réunies plus de mille statues des plus fameux sculpteurs de la Grèce.
A Argos on célébrait tous les deux ans les jeux néméens^ en l'honneur d'Hercule , vainqueur du fameux lion de Némée. Les jeux isthmiques étaient célébrés tous les trds ans , pendant la nuit, à Corinthe , ville située sur l'isthme qui unit la Grèce méridionale à la Grèce septentrionale. Ils ressemblaient plutôt à des mystères nocturnes qu'à des ffites na-
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tioiules. Mal dirigés par le goaVMmement de Oorlntbe, ces Jeux produisirent tant de désordre» occasionné par les ▼(4s et les assassinats qui se commettaient sor la grande roote de risttme, qu'enfin on les Interrompit pendant soixante-dix ans.
Pour ce qui avait rapport à la musique» les jeux pytbiques étaient les plus importants; consacrés dès le commencement au chant, ils étaient le vrai siège des concours de musique , quoique les courses de cheTaux» de diars» Tescrime et les autres exercices gymnastiques » aient fait aussi partie de ces Jeux* Leur origine remonte à l'époque la plus reculée de Fldstoire grecque, dont on ne sait rien de préds. Vers Tan 586 avant J.-G. , les AmpMctyons, dépotés des vlUes grecques indépendantes, formant ratr'eux une esqpèce de tribunal, renouvelèrent cesjeux, qui durèrent Jusqu'à la fin du second siè* dede l'ère chrétienne. Os avalent lieu, comme les Jeux olympiques, tousles quatre ans, et tombaient toqjours sur la seconde année d'une olympiade.
On célébrait ces Jeux en l'honneur d'Apollon, pour conserver le souvenir de sa victoire sur le serpent Python. Les concurrents se faisaient entendre avec quelque chant accompagné d'un instrument, dontlebntétaitd'exprimercette victofare. Ce morceau de musique vwale avait toujours dnq parties ou actes. Dans la première partie on représentait Apollon se pré« païunt au combat ; dans la seconde , lorsqu'à défie le serpent; dans la troisième, le moment où commence le combat ; dans la quatrième^ Apollon abat le monstre ; et dans la cinquième, par une chanson de danse il se réjouit de sa victoire.
Les Juges qui étaient destinés à porter un Jugement sur les chanteurs qui se distinguaient dans ce concours, leur décernaient pour prix une couronne de laurier ou de feuilles de chêne, et toute la Gnèce les comblait d'honneurs et de glohre ; à quelques uns on érigea même des monuments aux frais de l'état Par la suite on introdntrit aussi dans ees fêtes des concours pour la musique instrumentale.
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Outre les jeux sacrés éoùi nous venons de parler^ il existait encore en Grèce d'autres institutions semblables, parmi les* quelles on citait principalement les ponafA^n^^ célébrées en rhonneur de Minerve /à Athènes. Il y avait aussi dans cette ville un édifice public nommé Odéan, où les poètes et les musiciens pouvaient s'exercer tous les jours , répéter leurs compositions avant de les exécuter en public , en établissant des concotirs particuliers.
Plusieurs fêtes solennelles fondées par les anelens empereurs romains 9 ou données en leur honneur» étaient paiement célébrées par des luttes musicales, dans lesquelles Septimlns Githarède se rendit si célèbre. Auguste renouvela lesjwx auiques à Foccasion de la victoire qu'il remporta sur Antoine et Gléopâtre près d'Actium , et fit élever NicopoUs dams r Spire pour inmiortaliser son triomphe. Dans les environs de cette ville, sur une hauteur, on voyait le temple d'Apollon athénien, où l'on célébrait, avantméme la victoire d'Auguste , les jeux olympiques ; cet empereur cependant leur donna une nottv^e splendeur en les réunissant aux jeux pytbiques. C'est pourquoi l'on trouve sur des monnaies anciennes les mots AK.TIÂ nreiA, qui prouvent que les luttes musicales y avaient lieu. On institua aussi des concours à Tyre , à Damas, et peut-être même ailleurs. iMjemx JagusUmx, appelés gœlquefois sebakta , furent insUtués en l'honneur d'Auguste dans presque toutes les villes de l'emphre et surtout à Naines* Alexandrie les adopta, et Hérode les établit dans plusieurs viUes hébraïques.
Néron fut le premier qui institua à Rome les concours (te musique ; ils devaient avoir lieu tous les cinq ans , et il leur donna le nom de Néromens. Plus d'une fois, parmi les Gytharèdes, il se fit proclamer vainqueur, quoiqu'il n'eût pas suipassé les concurrents. Il parait que ces Jeux n'ont pas eu une longue durée. Néron fonda ensuite des concours de musique en l'honneur de sa mère, et assista même à ceux des