‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 86 sur 192 · PENSIONNAT · texte numérisé non relu

PENSIONNAT

Professeur de langue et de iitUrature : Krlor. Répétiteurs : 2.

En 1838 (novembre), le personnel du Conservatoire est composé ainsi qu'il suit :

ilDMmiSTRATION.

Chemblnf ( L ) , direcleur.

D'HcnnevllIi'-Fauchon ^ chef du maigrie!. * |;«^*iia».V De fiauchennc (Alfred) , secrétaire* tu»%rru\l

Kely, caissier -conlrôlenr.

F^rrière , surveillant des classes , chargé des écritures et du dépôt des instruments.

INSPECTErUS,

liat»cneck , înspeclcur-générai des études* ,ï .x

Pa^r, lierloa , inspecieurs de l'instruction et da chant.

COMITÉ D'ENSUGNEMENT , CtTABÇÊ DES EXAMENS tTÎ DES

ChenUiini , président ; Patir, Ilabeueck , Berlon , Dauverné, Vogt j Dauprat, Ponchard , Garaudé , Meyer-Becr,

BIULIOTHÈIIÏTE,

Botté de Toulmon ^ bibiiothécaûe- Lcrov, employé.

PETVSIONPfATi

Le Gendre , chef du pensionnat, Mancei , médecin.

PIlOFESSErHS.

Ci4i^s€ des chœurs : Tariol et Schneitzœirer. Soiféfft :LeconppQy, Batiste, Gobliti, Kuhn, Lebei.Moreaii, Mamiontel , Crtjbaré. — Mesdames Robin, Rieitsset, RustcnholtZj Ralllard, Paqniet et Kioti, ► « ^ w» u r <

Ciaue^ d'cn^emùk : Kuhn* * ^f.»..,.

C^nt: t)e Garaudé, Henri, l^auseron^ Ponchard. Banderalî , Bordogni, — Madame Daimireau*

2Hk CON

Études de voies : D'flerbès et PoUer.

Opéra sérieux : Nourrit et Dérivis.

Déclamation spédaU : Michelot, Sanison» Provost. Opéra Comique : Morin.

MairUien théâtral : Deshayes.

Lecture à haute voix : Morin.

Harmonie et accompagnement : Dourlen» Bazin» pour les hommes; Bienaimé et mademoiselle Hervi» ponr les dames. Contrepoint et Fugue : Halevy^ Millet» Lebenie» Elwart. Composition : Berton et Paër.

Orgue : Benolst.

Piano : Adam» Laurent» Zimmermann. — Madame Coche. Étude du clavier : Mozin. — ^Mesdames Yierling» Berchtold. Harpe: Prumier.

Violon: Balllot» Gavel» Guérin» Habeneck. Violoncelle : Norblin , Yaslin.

Contrebasse: Ghaft Flûte : Coche et Tulou.

Hautbois : Vogt

Clarinette: Lamour.

Basson:

Cor : Dauprat

Cor à pistons : Meifred.

Trompette : Dauvemé.

Trombone : Dieppo.

Gand » luthier du Conservatoire.

Grisl » maître d'armes.

Muller» accordeur.

Hottin» relieur.

Nombre des élèves» 400.

GONSERYATORIO DI PRAGA == CCWSERYATOIRE DE PRAGUE. * — Yers Tan 1810 » un grand nombre d'amateurs

' Ajouté par le Traducteur.

diâdognés (èrmèreiit à Prague une société sous le nom de : Société pour la fnrapagation de ia ^musique en Bohème. Cette société est devenue depuis un Conservatoire , qui a en pour directeur AL Weber, mosicieD d^n talent très élevée et animé d'un zèle ardent pour le sncoès de ses élèves dont il était à la fois le père et l'ami.

Void sur quelles bases repose Torganisation du Conservatoire : Les élèves sont obligés de passer six ans dans Tbstitution. Dans cet espace de temps ^ ils suivent deux cours qui durent trois ans chacun. On y fait des études aussi variées que sérieuses et profondes. Les élèves sont instruits sur le chant et on leur apprend à jouer de tous les instruments qui composent Torchestre; mais l'enseignement ne se borne pas à des études spéciales sur Fart musical , les élèves apprêtent enccHre toutes les langues mortes et vivantes , la poésie f la déclamation , en un mot tout ce qui peut contribuer à leur instruction littérafare , sociale et artistique. La classe de chant n'existait pas dans Torigine ; elle a été établie plus tard, d'abord pour les jeunes fllles seulement, et ensuite pour les jeunes garçons.

Tons les trob ans, le Conservatoire adopte quarante-cinq élèves dont il fait gratuitement l'éducation musicale. Ils sont classés dans des catégories diverses, selon leur goût ou leur aptitude :

13 qui se destinent au violon ou à la viole, sont placés sous la dhredion de M. Pixis.

3 pour le violoncelle, sous M. Iluttner.

3 pour la contrebasse , » Hauser.

4 pour la flûte, » Eiser.

5 pour le hautbois, » Bauer.

8 pour la clarinette et le basset, » Farnich. il pour le basson , » Bettlach.

5 pour la trompette et la saquebute , » Kaîl.

Tous ces maîtres ont été choisis parmi les meilleurs miisi-

ciens de l' Allemagne > et inapirait autant de coniance par leur talent et leur répntadan y que par leur déroâment à la prospérité de rinstttnlion.

Pour le chant, on reçoit seulement six jeunes gens et six demoiselles qui sont confiés aux soins de M. Gardigniani et de Madame Garavoglier-SandinL M. Barth ensdgne le piano et M« Weber la théorie de la musique. A?ec de pareils maîtres renseignement est profond et les progrès des élèves sont rapides.

Après avoir consacré les trois premières années à l'étude des éléments de la musique » les élèves , au ccHunencement de la quatrième, passent dans le second cmdts. Là, on les réunit plusieurs fois par semaine pour exécuter des morceaux à grand orchestre , des concertos on des morceaux de chant Il y a une grande salle destinée à la représeirtation de tontes les cBuvres classiques, et un théâtre où les élèves du Oonservatoire s'exercent à jouer les opéras les plus remarquables des grands maîtres de tous les pays.

Uy a deux fois par an des examens généraux; cesexamens, dans lesquels on fait aussi des essais sur la déclamation, ont lieu, aux mois de mai et de décembre, devant un comité nommé par le directeur du Conservatoire.

Il n'y a point de difficulté , point d'obstacle qui puisse les arrêter; aussi de pareilles institutions trouvent-elles parmi les classes élevées de la société, des soutiens puissants qui luttent de générosité avec le gouvememait pour assurer leur prospérité. Le Conservatoire de Prague est protégé par la noblesse. U n'y a point de sacrifice qu'elle ne fasse , pas de témoignage d'affection et de zèle dont elle ne soit capable en faveur des élèves. Par ses soins on y élève gratis, tous les ans, cent quatorze jeunes artistes, ce qui fait cinq cent treize virtuoses depuis vingt-huit ans. De grands compositeurs et de grands instrumentistes sont sortis de cette institution.

CONSERYAZIONË DELLA VOCKr= CONSERVATION DE

hk VOiX. •— Dans tons les âges 11 faut éTlter d'exercer trop kmgnenient la vob sur les notes trop graves on trop aiguCs; Texercice le moins pénible, lorsqu'il n'est pas aussi trop prolongé ^ est eelui qui se renferme dans les sons du médium. Il eonvleBt anssi d'éviter tont exercice gymnastique un peu violent, tel que la course, la danse. On ne doit chanter ni après avoir subi un mouvement vif, ni avant de se mettre h table, ni après avoir mangé, ni dans un local trop froid ou trop chaud. On ne doit pas passer tout d'un coup du chaud au froid, ou se placer entre deux airs. H faut fuûr les excès, particulièrement pendant la mue; enfin il ne convient pas de chanter dans un état maladif, surtout lorsque les organes de la voix sont affectés.

CONSONANTE = CSONSONNANT, adj. — Un intervaUe consonnant est celui qui donne une consonnance ou qui en produit r^et Dn accord consonnant est celui qui n'est composé que de coosonnances.

CONSONNAJSTIà, s. f. — C'est le nom que l'on donne à un grand instrument qui n'est plus en usage et dont l'invention est attribuée à l'abbé Dumont La consonnante tient du clavecin et de la harpe : son corps est comme un grand clavecin vertical posé sur un piédestal. Sa table d'harmonie est montée des deux côCés de cordes qu'on pince avec les doigts,

CONSONANZA= CONSONNANCE, s. f. -^ Les ftéoriciens divisent les intervalles de la gamme diatonlco-cromatico-enharBKNii^pie, en intervalles agréables qu'ils appellent consonnanees, et en intervalles plus ou moins désagréables, qui ont besoin d'être préparés et ré8<^us, et qu'ils appellent dissonnances.

Un écrivain moderne , allemand , trouve cette définition ridicule et même fausse en partie > et, dans son ouvrage , il n'accorde une place aux consonnances et anx dissonances que comme à une doctrine Sanctionnée par l'antiquité.

A proprement parler » les consonikances se dlstingaent des dissonances par an effet agréable qui fait que raadttenr saisi! avec unie plus grande facilité les rapports des intervalles consonnants. Autant le rapport d'un intervalle sera consonnant et se rapprochera de Tunité , autant il sera facile à conprendre, c'est-à-dire autant il se rapprochera du son foadamental dans la génération naturelle des sons, dans ce qu'on appelle l'échelle harmonique générale ou naturelle

(lo, do, sol, do, mi, soi, si h , do, ré, etc. 123456 7 89

autant ce rapport sera compris avec facilité (Voy. l'échelle harmonique parfaite à l'article Rapport).

De ce qui vient d'être dit, il résuite que Toctave^ par exemple^ dont le rapport 2 : 1 est plus près de l'unité que le rapport de la quinte 3 : 2 , a un plus grand degré de consonnance que la quinte , et l'expérience nous le prouve ; car l'octave^ lorsqu'elle n'est pas exécutée dans son rapport ie plus parfait possible, choque sensiblement notre ouïe , tandis que la quinte , quoiqu'elle -manque un peu dans son accord parfait, ne choque pas notre oreille.

C'est par la même raison que plus les rapports des Mervalles s'éloignent de l'unité, moins on parvient à les comprendre et à distinguer leurs qualités consonnantes. C'est pourquoi Ton comprend moins le rapport de la quarte (4:3) que le rapport de la quhile ( 3 : 2 ) ; et le rapport de la tierce majeure ou mineure ( 5 : 4 9 ou 6 : 5) motos que le rapport de la quarte. C'est aussi par le même motif que dans notre système tempéré la tierce peut s'éloigner 4e son rapport originaire plus que la quinte. *

' Un célèbre anat^mfste prétend qae TorelUe luimalne est formée si liarmoQiquemeni que les canaui demlHstreulaires du labyrinthe te trouvent précisément dans les rapports des priocipaleicoRsoansnresî. 3, fi.

Danârécheileharniamquc dont il vient d'être parié, nou^ trouvons que les sons sot *si ù dontif^nt une tierce mîneuro dans le rapport de 7 : (ï ; quoique dans, ia pratique cette tierce soit employée iiivoloniairement, elle ne convient pas à notre système tempL^ré , pour lequel^ dans ce rapport , le son de si // est trop grave, El comme le m^me si ù avec le do suivant fait une seconde , dont le rapport (8:7) e^t trop grand , ainsi ^ daus le décroisseinent proportiouDel de la compréhension des rapports s de l'omission des doux rapports 7 : 6 e( S : 7 , il résulte une lacune qui rend encore plus scûsiijle ce décroissemcnt dlntellîgibilité dans le rapport suivant de la seconde dû ré (& : S) ; c'est pourquoi on donne le nom de dissonance k cet intervalle.

La consonnance est donc Tinlervalle qui , dans Tunion de deux sons dont les rapports offrent la plus grande clarté, procure à Fouïc le plus grand degr<5 de satisfaction et de plaisir. On dit aussi qu'un son est plus aigu qu'un autre, en raison du plus grand nombre de ses viiirations; et ce qu^on appeUe consonnant par opposition au dissonant, n'est autre chose que le sentiment d'une plus facile compréhension des vîbrallons produites par les deux sons d'un intervalle consonuant.

Parmi les consonnances on compte: 1° Voctavet k laquelle appartient aussi Vunhson (Voy, ce mot) ; 2" la quitUe iiatureiie; ^' la quarte UitturciU ; 4" la iitrce majeure ci mineure^ 5' la s^kcie nufjeurc et mineure. Tous ces intervalles cousonnants se trouvent déjà d'une certaine iaçon dans la nature de la triade harmonique majeure, ainsi que cela résuite de ce qui suit :

fh H

$i4 $ ' On omfit Ici le iûu lïé si h trap frav<? , ijul ilcnfie le elilfflre 7, parte

ffo h

soi 5

do t

do 1

On appelle consonnances parfaites les intervalles donl les rapports se rapprochent le plus de Tunité, et qui manifestent par conséquent un plus grand degré de compréhension ; ces intervalles sont Toctave , la quinte naturelle et la quarte naturelle; les autres, c'est-à-dire les tierces et sixtes majeures et mineures, s'appellent eonsonnancts imparfaites à cause de leur plus grande distance de Tunité.

CONTRA = CONTRA ou CONTRE. — Ce mot signifiait anciennement la voix d'alto ; il était appliqué particulièrement à toutes les parties destinées h, iaire harmonie avec une autre, ou plutôt contre une autre. Ainsi , quand Yatto chantait contre le dessus, il s'appelait contralto ou haute-contre; quand le ténor servait de basse, on le nommait contraténor, et lorsqu'on employait une partie plus grave que la basse récitante, elle s'appelait contre-basse ou basse-contre. Le mot contre est employé aujourd'hui pour tout ce qui a un son plus grave, relativement à d'autres sons du môme genre. Ainsi la voix la plus grave de Yatto, s'appelle contralto, la voix la plus grave des instruments à archet pour la basse, s'appelle contre^basse, etc. Les Allemands se servent aussi du mot contra dans les sons les plus graves de la première octave, comme contra F, contra C, etc.

CONTRALTO ou CONTRALTE.— Voix intermédiaire entre le soprano ou voix aiguë de femme , et le ténor ou voix aiguë d'homme. Il y a des femmes qui ont naturellement la voix de contralto ; les environs de Toulouse fournissent aussi des hommes qui possèdent ce genre de voix un peu plus borné à l'aigu, mais plus étendu au grave. En France on appelle ces voix d'hommes haute-vontre ^ et tenore cantrattino en

Italie 5 où Ton obtenait autrefois arlificielleineat de belles voix de coDtralto^ an moyen de la castration.

CONïRABBASISTA= CONTREBASSISTE,*, m. — Musicien qui joue de la contre-basse.

CONTRABBASSO, s. m.==CONTREBASSE, «. f.— La contrebasse est l'instrument le plus grand de la famille des violons. Ses sons résonnent à l'octave basse de ceux du violoncelle.

La contrebasse est le fondement des orchestres ; aucun autre instrument ne saurait la suppléer. Soit qu'elle conserve sa marche grave et sévère, soit qu'entraînée par la violence des passions , elle se joigne aux autres instruments pour les exprimer, la richesse de ses sons, son rhytbme plein de flranchise et de pompe, et surtout l'ordre admirable qu'elle porte dans les masses harmoniques , signalent partout sa présence.

£n Flrance la contrebasse est montée de trois cordes, qu'on accorde à la quinte et dont la plus haute est ia, l'int^médiaire ré , et la plus basse sot.

En Italie elle est montée de trois cordes qu'on accorde par quartes; ia, ré, soi»

En Allemagne elle a quatre cordes qui sont accordées à la quarte l'une de l'autre, ce qui rend le doigté plus facile.

CONTREBASSO= CONTREBASSE. — Jeu d'orgue dont les tuyaux sont de 16 ou 32 pieds, ouverts ou fermés, selon la qualité de l'orgue (Voy. Organo).

CONTRADDANZA=CONTREDANSE, s. f. ~ (Voy. BcMi ingUsi). La contredanse est formée de diverses figures , résultant des positions des danseurs» En France on donne aujourd'hui à ces figures les noms dé pantalon, été, trénisse, pastoureUe, chassé-croisé, galop, etc.

CONTRAFAGOTTO=CONTREBASSON, «. m. —(Voy.

F€Lgottonô),

CONTRAPPUNTISTA = CONTREPOINTISTE , *. m. — Ce mot et celui de compositeur de musique sont employés quelquefois comme synonymes ; mais il existe ontre eux une

assez grande dlflérence. Le contrepointiste, dans la véritable acception du mot , est celui qui ^ d'après les règles scolastlques^ c'est-- à-dire d'après la grammaire de Tart de composer 9 combine l'union des sons, observe exactement l'orthographe lorsqu'il trace leurs signes sur le papier, et ne s'occupe enfln que de la partie scientifique de l'art Le vrai compositeur, au contraire, s'étudie surtout à donner à ses compositions un mérite esthétique, et des beautés d'art réelles, ce qui est l'œuvre du génie et n'a pas de règles. Il suit de là qu'on peut être un bon contrepofntiste sans posséder les facultés nécessaires pour produire de beaux ouvrages d'art, tandis qu'on ne peut pas être un vrai compositeur sans connaître et posséder en grande partie la sdeoce ducontrepoint Les comportions qui ne portent pas le cachet de cette science ne seront jamais regardées comme de véritables œuvres de l'art

CONTRAPPUNTO=CONTREPOINT, «. m. — Â l'époque où la musique à plusieurs voix reçut son premier perfectionnement, on marqua sur les lignes des points au lieu de notes. Quand on voulait ajouter à une mélodie une ou plusieurs voix, on ajoutait aux points qui existaient d^à d'autres points, l'on sur l'autre, ou l'un contre l'antre, et c'est ce qu'on appelait eontra/ppuntare. Cette expression a été conservée comme une expression technique, de sorte qu'à présent le mot contrepoint, dans le sens le plus étendu , désigne tout ce qui appartient à la partie harmonique de la composition musicale; et les expressions étudier ie contrepaitu, et étudier i'harmofiie, veulent dire la même chose.

Par le mot contrepoint, pris dans le sens le plus restreint , on entend la qualité particulière des voix , unies à un chant donné. Si ces voix sont disposées de manière à ce qu'on puisse les renverser, c*est-à-dire à ce que la voix supérieure devienne voix fondamentale, et vice versa, alors on l'appellera contrepgiiu double , dont il est parlé dans un article

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