do: mi: soi
COH A PISTONS. * -— L'invenUoD du cor à pistons est due à Jean Henri Stœlzel , qui était originaire de Scbeibenberg , en Saxe^ où il naquit le 17 septembre 1777. Cet artiste jouait avec une égale perfection notamment de la liarpe^ du violoncelle^ du cor et de la trompette ; mais ce fut particulièrement à son talent sur ces deux derniers instruments qu*il dut sa réputation.
En 1806 9 il conçut Vidée de perfectionner les instruments de cuivre 9 en augmentant leur échelle diatonique et chromatique; mais la guerre^ si funeste aux arts, qui dévastait alors toute TAUemagne , Tempêcha de poursuivre ses recherches et d'effectuer ses projets. Ce ne fut que sept ans plus tard qu'on put apprécier les heureux résultats de son invention ; il fit entendre à Breslaw, en Silésie , un cor sur lequel il avait appliqué son nouveau système. Sa découverte ayant été goûtée 5 il la publia en 1814 et joua dans plusieurs concerts.
Le roi de Prusse, protecteur des arts, comprit l'importance des perfectionnements que Stœlzel avait appliqués au cor, à la trompette et à la 6asse trompette^y et , en 1817, il accorda à l'inventeur un privilège de dix ans pour la fabrication de ces instruments dans tout le royaume. Pour ajouter à ce brevet une marque plus positive de sa protection , il admit Stoebsel au nombre des musiciens de la chapelle.
En 1827, le cor à pistons de Stœlzel a été sensiblement perfectionné en France par un habile facteur, M. Halary ( Antoine) , d'après le système de M. Meifred, professeur de cor à pistons au Conservatoire.
Voici, d'après M. Meifred, les bases sur lesquelles a été construit le cor h pistons.
Ne rien changer au caractère du cor ordinaire , conserver les bonnes notes, rectifier la justesse de celles qui sont
' Ajouté par ic Traducteur.
finisses^ rendre Téclat aux sourdes el remplir lontes les lacunes.
Gomme il y a toujours plusieurs manières de produire le même son 5 le cor à pistons offre des ressources enharmoniques que les instruments h cordes possèdent seuls ^ permet aux compositeurs des effets inconnus jusqu'à présent , puisque la même note peut être alternativement ouverte ou boucbée, et n'assigne aucune limite aux nombres d'accidents que Ton voudrait mettre à la clé.
L'effet général des pistons est de baisser à volonté le diapason de l'instrument ; voici quelles sont les fonctions de chaque piston.
Le piston supérieur le plus près de l'embouchure a la propriété, quand il.est poussé , de baisser rinstrument d'un ton; si donc le tor est en fa, le vc^à en mi h; si tôt que l'on quitte le doigt on revient au ton primitif: ceci exfdique comment une note bouchée peut se faire ouverte.
Le piston inférieur ne baisse l'instrument que d'un demiton, et, appuyant sur les deux pistons à la fois, on baisse le cor d'un ton et demi.
Le corniste qui est bon musicien pour transposer sur toutes les clés , pourra avec le seul ton de fa jouer toutes les parties d'orchestre qui se présenteront.
M. Jacques Strunz est le premier qui a écrit pour le cor à pistons, n n'y a pas long-temps, il a composé plusieurs quintettes pour trois cors en différents tons , une trompette et un cornet « tous ces instruments à pistons.
C'est sur le système de ce nouveau cor que la trompette et le cifrMt ( à pistons) ont été construits * ( Yoy. ces mots).
MM. Urbin et Jahn (novembre 18^8) viennent d'ajouter au cor (à pistons) un troisième piston qui complète l'étendue du diapason de cet instrument. Au moyen de ce perfectionnement
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certains sons bouchés qu'on ne pouvait obtenir que par le secours de la main^ s'obtiennent comme les autres sons, l'aide du troisième piston.
GORALE = ANTIPHONAIRE OU ANTIPHONIER» s. m.— Recueil des Antiennes et des Psaumes , notés en platn-cbant (Voy. Antifonariù).
CORALE = (cAom<) PLAIN-CHANï, s. m.; en latin « eantus charaiis, a chcro; en italien , canto ferme; en espagnol , cwnto ilano. — On appelle ainsi le simple cbant ecclésiastique , ou cette espèce de mélodie dont on fait usage dans les cérémonies du culte divin. Cette mélodie , d'un mouvement lent^ est entièrement composée de notes d'une égale valeur, sans aucun agrément
Dans l'antiquité la plus reculée on trouve cbez les Hébreux des traces de chants sacrés populaires qui , sans doute , n'étaient que de simples mélodies. La raison d'ailleurs en est naturelle : d'abord parce que si ces chants» dès leur origine, eussent été chargés d'ornements artificiels, ils n'eussent pas pu être exécutés par un peuple nombreux , dont la plus grande partie ignorait entièrement tout élément de musique; en second lieu , parce que (en lui supposant même des connaissances dans cet art) la musique était encore dans son enfance chez ce peuple grossier. Sous le règne de David et de Salomon, les chants sacrés prirent une forme plus parfaite et leur usage se conserva jusqu'à la captivité de Babylone.
Les anciens Grecs aimaient dans les hymnes que le peuple exécutait dans les temples, la mélodie la plus simple.
L'hbtobre de l'Église nous apprend aussi que les premiers chrétiens chantèrent des psaumes et des hymnes dans leurs réunions consacrées aux cérémonies du culte. Dans le IV* siècle de l'ère chrétienne , saint Ambroise, archevêque de Milan, donna au plain-chant sa forme primitive, en se servant pour cela de quelques anciennes mélodies grecques.
Boece fut le premier musicien de sa patrie qui , au com-